Parachat Vayetse
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Accomplir nos mitsvot avec fidélité

Paracha Ekev


«Et ce sera pour finir (Ekev), lorsque vous entendrez ces jugements, et vous serez fidèles pour les accomplir, etc.» (Dev. 7,12). Dans toutes les précédentes Parachiot du dernier livre de la Torah, Moshe Rabenou a exprimé beaucoup de remontrances aux enfants d’Israël. Il a éclairé en eux le saint savoir de la Torah, pour qu’ils gardent soigneusement ces enseignements, pour qu’ils sachent combien ils sont aimés et précieux pour le Saint, béni soit-Il. Il veut qu’ils Le reconnaissent précisément dans ce monde matériel. Seulement, en raison de la multiplication de leurs transgressions, en particulier leurs nombreuses plaintes et disputes contre Moshe et Aharon, ils suscitèrent des empêchements. 

Tout cela ressort dès le début du livre Devarim jusqu’à cette Paracha. Les principaux reproches formulés par Moshe Rabenou sont relatifs à la faute des explorateurs. Ils ont provoqué des pleurs pour des générations (Dev. 1,45). Et à cause de cela, les saints Sanctuaires ont été détruits. Cela représente l’ensemble de toutes les transgressions, soit le contraire du savoir dans la sainteté. Malgré tout cela, ils restent choyés par Hachem. Il a fait vivre leurs enfants et Il les a conduits dans le pays d’Israël. C’est Lui qui les soutient dans leur conquête.

C’est une allusion à la grande et dure guerre dans ce monde-ci de chaque être humain contre ses instincts. Il ne faut avoir ni peur ni crainte, car Hachem est avec nous! Il remplit toute la terre de Son Honneur. L’homme doit savoir, il traverse ce monde comme sur un pont étroit, le plus important consiste à ne pas avoir peur. Même ceux qui reposent au niveau de la poussière, dans les endroits les plus bas, doivent se réveiller, se secouer. Bien qu’ils n’aient pas encore de vraie connaissance de Hachem, mais Il est présent partout, donc évidemment, Il se trouve aussi avec eux.

Nous avons lu dans toute la section de Devarim l’occupation de Moche Rabenou pour éclairer en chacun ce saint savoir. Ils doivent avoir la connaissance de la grande et constante miséricorde de Hachem pour Israël, malgré leurs agissements. Il est toujours avec eux. Également dans la Paracha Vaethanan, Moshe Rabenou parle beaucoup de ces notions: des supérieurs placés en bas et des inférieurs en haut. Cela représente la base du savoir, reconnaître la Grandeur de Hachem précisément par l’homme dans ce monde-ci. 

L’essentiel de la force transmise par Moshe Rabenou à son élève Yehoshoua réside dans l’éclairage de cette connaissance: Il remplit toute la terre de Son Honneur. Grâce à cette force, Yehoshoua parviendra à faire pénétrer les Hébreux dans le pays d’Israël. Parce qu’avec sa propre force, il ne lui aurait pas été possible de réaliser cette mission. Cela représente les impressionnants prodiges de ce savoir. Hachem, par de nombreuses grandes miséricordes, veut que les hommes prennent conscience que Lui domine le monde tout entier.

Se poursuivent tous les événements relatifs au Don de la Torah. Tout fut pour éclairer ce saint savoir dans le monde. Comme il est écrit (Dev. 4,35) «Tu as exposé cette connaissance: Hachem est l’Éternel. Il n’y a point d’autre». Et aussi (Dev. 4,32) «interroge donc les premiers jours, s’est-il passé d’aussi grandes choses etc., depuis les cieux tu as entendu Sa Voix, etc.» Ou (Dev. 5,4) «et Sa Parole tu l’as entendue à l’intérieur du feu etc., face à face Hachem vous parla, etc.». 

Ensuite, au début de notre Paracha Ekev: «ce sera pour finir (Ekev), lorsque vous entendrez ces jugements» vient éclairer ceux se trouvant à des niveaux inférieurs, que malgré tout «ils ont vus!» L’évidence du principe que toute la terre est remplie par Son Honneur. Pour ainsi les réveiller à la connaissance que Hachem est avec nous. Ces mots traduits par «pour finir» correspondent au mot «talon», c’est l’extrémité la plus basse, là où l’homme peut tomber dans les situations les plus basses. Et cela aussi bien pour l’homme en particulier qu’au niveau de l’ensemble des générations. La notion de la fin de l’exil avant la venue du Mashiah/le Libérateur. 

À l’approche de ces moments, les forces négatives se renforcent beaucoup. Alors, si tu entends ces jugements relatifs à cette connaissance, si tu as conscience que Hachem se trouve avec nous, en conséquence tu ne seras pas saisi par la peur, etc. Car ainsi Hachem maintiendra pour toi l’Alliance et les miséricordes promises à nos Pères. Il a donné l’assurance à leur descendance qu’ils hériteront du pays d’Israël, et d’être Notre Éternel. Tout cela correspond à ce savoir, dont l’essentiel est de voir le pays d’Israël. Parce que là-bas s’établit le lien avec l’ensemble des mondes. Et grâce à cela (Dev. 7,13) «Il t’aimera, te bénira, te multipliera. Il bénira le fruit de tes entrailles et le fruit de ton sol, etc.» Car toute la richesse et le revenu découlent de l’unification des mondes. C’est l’éclairage de la Volonté, elle représente l’essentiel de la bénédiction. Comme il ressort du verset (Dev. 33,13) «la bénédiction de Hachem est sur Sa Terre». Et comme il est écrit (Ps. 145,16) «Tu ouvres Tes Mains et rassasies tous les vivants de Volonté».

C’est pourquoi le début de notre Paracha (7,12) est écrit au pluriel «vous entendrez…, vous les garderez…, vous les accomplirez…, etc.» Mais la suite du verset (7,13), lorsque est communiqué la promesse de la protection de Hachem Ton Éternel, l’écrit passe au singulier: «Il t’aimera, te bénira, te multipliera». Parce que l’essentiel, pour attirer ce savoir, est possible grâce à la communauté, comme mentionné plus haut, au sujet de l’ensemble des mondes. Lorsque tous, dans Israël, s’unifient et s’attachent ensemble, au minimum avec un groupe de dix personnes. Alors il est donné d’exprimer des paroles de sainteté. Mais, par la suite, la bénédiction, le revenu ou la richesse sont attirés vers chacun en particulier. Tout arrive en fonction de ce qui convient à chacun. Comme il est écrit (Ps. 104,26) «là est le cheminement des navires… pour s’y ébattre». Cela correspond à l’abondance provenant des cieux diffusée vers tout un chacun selon ses besoins. 

Ce qui a été écrit sur la répartition, vers tous les vivants, de la volonté. Il en va ainsi selon le mérite de chacun, pour recevoir la bénédiction. Et il est satisfait de sa part, et il croit que cela représente Sa Volonté, et que tout est pour son bien. Car précisément avec ce revenu, il recevra l’éclairage prodigieux de la Volonté. C’est (Ps. 31,20) «combien est grande Ta Bonté tenue en réserve pour ceux qui Te craignent». Seulement cela peut s’appeler la richesse et le revenu. Il est évident, certains possèdent de grandes richesses, toutes sortes de biens, mais ils n’en retirent aucune véritable satisfaction. Au contraire, tous leurs jours sont remplis de soucis, et ils envient les autres possédant plus qu’eux. Cela ne peut pas être considéré comme une vraie richesse. Comme il est écrit (Prov. 6,2) «on ne le laisse pas maître de jouir de ces avantages». Ou encore (Prov. 5,12) «la richesse amassée est un malheur pour celui qui la possède».

Aussi, l’essentiel de la richesse et du revenu, c’est lorsque se trouve en eux la bénédiction de Hachem. Nous lisons (Ps. 10,22) «la bénédiction de Hachem enrichit, et nos efforts n’y ajoutent rien». Cela se rapporte à ceux méritant d’être joyeux avec ce qu’ils ont, et ils sont surs d’avoir ce dont ils ont besoin pour subvenir à leur famille. Assurément, Hachem donnera en son temps ce qui convient le mieux pour eux. Et grâce à cette connaissance, alors (Ps. 104,27) «tous mettent en Toi leur attente, assurés que Tu leur donneras leur nourriture en temps voulu».

On comprend pourquoi toutes ces promesses sont écrites au singulier (mentionné plus haut Dev. 7,13). Parce que l’essentiel pour tout un chacun consiste à recevoir son revenu avec amour et appréciation. En ayant confiance que sa part lui est procurée grâce à cette connaissance. Seulement grâce à cela on peut mériter ce principe de l’éclairage de la Volonté, lorsqu’on se renforce constamment pour se rappeler qu’Il remplit tout de Son Honneur.

Israël interroge: quand recevrons-nous la récompense pour les commandements que nous accomplissons? Le Saint, béni soit-Il, leur répond: pour les commandements que vous accomplissez, maintenant vous consommez sur la base du dividende! Mais le capital vous est réservé pour la suite. Cela se base sur notre verset: et ce sera pour finir, lorsque vous entendrez. Tout cela se rapporte à la nécessité de placer sa confiance en Hachem. Et de se réjouir avec sa part. Car assurément cette part lui revient. Mais l’essentiel de tout le bien est gardé pour le monde à venir. Alors on méritera, grâce à ce savoir, de recevoir depuis là-bas notre revenu. Jusqu’à mériter l’éclairage de la Volonté également dans ce monde-ci au moment où l’on se nourrit. 

Cela représente l’essence de la bénédiction. Grâce à cela on méritera à l’avenir cette récompense dont l’essentiel nous est caché. Car en fonction de l’attachement de l’homme vers Hachem ici-bas, dans ce monde-ci, ainsi on se conduit avec lui depuis en haut. Ainsi, l’abondance du revenu est correspondante à la bénédiction. Cela revient à la nécessité d’être satisfait avec sa part, et à recevoir son salaire avec amour et une bonne conscience. On mérite cela grâce à ce savoir. Il correspond à ce qui viendra à la fin si l'on écoute ces jugements.

Il convient donc de les garder et de les réaliser en se basant sur ce qu’ont dit nos Sages ZL (Sanhedrin 99:) «tous ceux qui enseignent la Torah au fils de son prochain, c’est comme si lui-même édictait le jugement de la Torah». Ils ont expliqué cela d’après le verset (Dev. 7,12) «et vous les accomplirez». Cela correspond à ce saint savoir. L’essentiel de sa plénitude c’est lorsque la plupart d’Israël, et chacun en particulier, sont occupés à parler avec son prochain de la crainte des cieux. Et à éclairer en lui cette connaissance. C’est cela le principe de «et vous les accomplirez, etc.».

Source: Elhanan Lepek

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