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La Présence de son exil

Paracha Tzav

L’accomplissement des commandements dans la joie s’avère être primordial. Car ainsi il est possible de mériter d’élever la Présence de son exil. Jusqu’à ce que d’élévation en élévation on puisse appréhender la lumière du Sans-Fin. Cela correspond (Zohar Berechit 15.) ‘atteindre et ne pas atteindre’. Il s’agit d’une lumière située au-dessus des notions de Nefesh / esprit, Rouah / souffle et Nechamah / âme, etc. Ce qui peut se mériter grâce à la réalisation des commandements dans la joie. Au moyen de ces élévations successives, il est possible de clarifier, d’arranger et d’établir l’esprit jusqu’à parvenir à atteindre le niveau de Keter / Couronne.

Il est donné à chacun d’Israël de se renforcer pour accomplir les commandements dans la joie. Pour cela, il convient de bien examiner, de connaître et de croire dans ces enseignements. Parce que (Devarim 30,12) « ils ne sont pas dans les cieux ». La Torah n’a pas été donnée

pour ceux qui veulent s’élever dans le ciel. Mais (ibid. 14) « car la chose est très près de toi ».

Cela se rapporte à l’obligation pour tous ceux qui sortent d’une ‘épreuve’ de ‘remercier’. Ce sont qui traversent le désert, ceux qui sortent de prison, le malade qui guérit ou ceux s’engageant sur la mer et en sortent. Toutes les épreuves, que nous en soyons protégés, découlent de l’exil de la Présence (Zohar Vayeira 120:). Parce que (Yeshayahou 63,9) « dans toutes leurs souffrances, Il a souffert avec eux ». L’essentiel de l’exil de la Présence vient de ce que la tristesse se renforce dans le cœur d’Israël. Selon (Berechit 6,6) « et il en fut profondément affecté dans son cœur ». De là découlent tous les instincts, et plus particulièrement celui de concupiscence de la chair ou la cupidité des richesses. Ils émanent seulement du sentiment de tristesse. De là l’origine de toutes les épreuves, que nous en soyons protégés. Raison pour laquelle lorsque Hachem, béni soit-Il, nous vient en aide et Il nous tire en dehors d’une épreuve, il convient d’apporter un sacrifice de remerciement. Mais maintenant, nous n’avons plus la possibilité d’offrir de tels sacrifices. Aussi, il convient d’exprimer avec notre bouche et avec tout notre cœur nos remerciements. Cela correspond à la joie.

 Parce que l’essentiel de la joie réside dans la capacité de prononcer des remerciements vers Hachem, béni soit-Il. C’est l’essentiel de la finalité de la joie qui sera instaurée à l’avenir. Alors, nous serons occupés, dans une immense joie, à seulement remercier et à reconnaître Hachem, béni soit-Il. Cela correspond (Ps. 33,2) « rendez hommage à Hachem avec la harpe, célébrez-Le par le luth à dix cordes », ce qui se rapporte aux dix différentes sortes de mélodies. Comme il est écrit dans le Psaume des remerciements (ibid. 100,1-2) « psaume d’actions de grâce. Entonnez des chants à Hachem, vous tous habitants de la terre. Servez Hachem avec joie, venez devant lui avec des chants ». C’est l’essentiel de la réparation des remerciements et de l’expression de notre reconnaissance que nous avons l’obligation de manifester lorsqu’on sort d’une épreuve. Ainsi se réparent les dommages provoqués par la tristesse, qui sont à l’origine des épreuves. Pour mériter dorénavant d’être sauvé de toutes sortes d’épreuves, grâce à la réparation effectuée par la joie. Jusqu’à mériter toutes les réparations. Ainsi peut apparaître l’essentiel de cette lumière constituant la finalité. Raison pour laquelle à l’avenir tous les sacrifices seront annulés, à l’exception du sacrifice de remerciement (Midrach Rabah, Vayikra 9,7).

Quatre sortes de pain, et chacune avec dix Halot sont apportés comme sacrifice de remerciement. Parce que l’essentiel de l’emprise de la tristesse se trouve attaché dans le pain. Selon le principe (Berechit 3,17-19) « tu t’en nourriras dans la tristesse durant toute ta vie… Tu mangeras ton pain à la sueur de ton front ». Et le contraire, l’essentiel de la réparation de la consommation se réalise au moyen de la joie. Comme il est écrit (Kohelet 9,7) « mange dans la joie ton pain ». Ce qui correspond (ibid. 8,15) « J’ai donc loué la joie : qu’il n’y a rien de mieux pour l’homme sous le soleil que de manger, de boire, de se réjouir ». C’est pourquoi il y a dix Halot de toutes sortes, en référence aux dix sortes de mélodies. Elles sont la source et l’ensemble de toutes les joies.

Nous trouvons également des allusions dans le détail des quatre sortes de pain amenées comme sacrifice de remerciements. Ils sont relatifs aux réparations opérées grâce à la joie lors de la réalisation des commandements. Ce qui se rapporte au principe du sacrifice de remerciement. Car grâce à la joie dans l’accomplissement des commandements s’élève l’attribut de ‘Royauté’ d’entre les écorces. Lorsque l’homme réalise un quelconque commandement, se révèle dans celui-ci une force pour progresser et réveiller tous les différents mondes en vue de servir Hachem, béni soit-Il. Ainsi, l’attribut de Royauté se trouve revêtu dans les trois attributs (Netsar, Hod, Yessod). Ils sont les outils nécessaires pour progresser. Et grâce à la progression est attirée la bénédiction vers tous les mondes. Ce que sont ces trois attributs (Netsah, Hod, Yessod) revêtus dans les attributs de miséricorde, la rigueur et la splendeur. Ils correspondent aux mains d’où émanent toutes les bénédictions. Et l’essentiel de la bénédiction se dégageant des mains, c’est l’intelligence, la compréhension. Ce sont ces trois attributs dans le discernement, la distinction et le savoir. Ainsi s’ordonne et s’arrange l’attribut représenté par la Couronne.

Cela correspond aux quatre sortes de pain qui sont amenées comme sacrifice de remerciements. Il correspond à la joie revêtue dans les commandements. Ce qu’est l’attribut de Royauté. Selon le principe (Vayikra 26,44) « et pourtant, même alors, quand ils se trouveront relégués dans le pays de leurs ennemis ». C’est l’essentiel se rapportant à la tristesse. Aussi, lorsqu’on accomplit un commandement dans la joie, alors on l’élève de son exil. C’est la notion de la Royauté extraite d’entre les écorces. Cela est rendu possible grâce au commandement des Halot qui sont amenées comme sacrifice de remerciements. Ce principe de la joie dans l’accomplissement d’un commandement.

Il convient de réparer et de soumettre le principe relatif aux ‘pieds’. Là-bas se situe l’emprise des écorces, selon (Ps. 49,6) « par le péché qui s’attache à mes talons ». Ces écorces tentent de se renforcer, selon (Daniel 7,7) « brisant et foulant le reste avec ses pieds ». Mais les Justes, ceux qui correspondent au Machiah, ils accomplissent les commandements dans la joie. Ainsi, ils amènent des purifications pour Israël. Ils font pénétrer et ils nous attachent au principe (ibid. 2,44) « Il écrasera et anéantira tous les autres empires ». Comme il est fait allusion (Shmuel II 22,43) « Je les écrase comme la poussière de la terre ; comme la fange des rues, Je les broie et pulvérise ». C’est pourquoi il est écrit (Vayikra 7,12) « des galettes azymes Meshouhim / ointes d’huile », une allusion au Mashiah. C’est l’allusion au principe du Mashiah qui ‘agrafe’ les écorces qui tentent de tout attacher par leur emprise dans le principe des pieds. Parce que l’essentiel du combat engagé par le Mashiah, comme cela est connu, se situe par rapport au principe des pieds. Comme il est écrit (Zahariah 14,4) « ses pieds se poseront en ce jour sur la montagne des Oliviers ».

Il est nécessaire d’amener comme remerciement deux Halot. Comme il est écrit (Michnah Manahot 7,2) « sur deux Halot de pain faites avec du Hamets ». Ce qui est prodigieusement étonnant avec le sacrifice de remerciement ! Il est différent de tous les autres sacrifices, pour lesquels il est interdit de trouver du levain. Comme il est écrit (Vayikra 2,11) « car nulle espèce de levain ni de miel ne doit fumer, comme combustion ». Seulement dans le sacrifice de remerciement il est demandé de l’amener avec du levain. Celui-ci, dans sa racine au niveau de la sainteté, est attiré à partir du principe de la force d’ordonnancement. Il apaise l’esprit, qui correspond à la Couronne, qui est une notion de patience, d’attendre. Ainsi, lorsqu’on interroge une personne concernant un sujet intellectuel, elle nous demande de patienter durant sa réflexion. C’est l’essentiel de la réparation grâce à l’ordonnancement et à la réflexion. Alors, on mérite de saisir cette notion des limites relatives aux neuf Palais. C’est ce que représente le principe du Hamets / du levain à sa racine dans la sainteté. En effet, le Hamets apparaît quand on laisse durant un certain temps la pâte lever. L’esprit et le savoir sont attirés en fonction de la nourriture. Elle permet à l’homme de vivre. Mais l’essentiel de l’existence doit reposer sur l’intelligence et la réflexion. Selon (Kohelet 7,12) « la sagesse fait vivre ceux qui la possèdent ». Mais lorsque ces notions, correspondant à la Couronne, ne sont pas réparées, alors le Hamets est absolument interdit. Selon l’interdiction du Hamets durant Pessah. Durant cette période où ils sont sortis de l’exil égyptien. Et comme il est expliqué en d’autres endroits, la spécificité de l’exil, c’est l’exil de la Présence. 

Lorsque la tristesse se renforce dans le cœur d’une personne d’Israël. Aussi, lorsqu’on renforce la joie, cela représente l’essentiel de la délivrance de l’exil. Cette notion (Yeshayahou 55,12) « Certes ! vous sortirez dans la joie ». Alors on mérite toutes ces réparations mentionnées. Jusqu’à réparer également ‘l’ordonnancement et l’apaisement’. Grâce à cela, il devient possible de saisir de la lumière provenant du Sans-Fin. Ainsi, il est donné de pénétrer dans les palais des contraires, vers les endroits des écorces, et d’élever depuis là-bas les écorces de sainteté s’y trouvant. Ce que représente le principe de l’encens. C’est-à-dire au moyen du renforcement de la joie. Alors on parvient à élever la Présence, le principe de la Royauté, de son exil entre les écorces. Et l’on mérite toutes ces réparations mentionnées. Mais en Égypte, là où l’emprise des écorces s’est avérée particulièrement forte, il était extrêmement difficile de mériter cela. Raison pour laquelle la Délivrance s’est produite avec Ses grandes Miséricordes et Ses Bontés, béni soit-Il. Parce qu’Il a projeté sur eux un éclairage dans leur esprit. Il s’agissait d’une illumination d’une ampleur inconnue, sans limites, au-delà de tous les niveaux. 

Elle provenait d’un effort venant d’en haut. Parce qu’ils n’avaient pas investi des efforts venant à partir d’en bas. Comme il aurait convenu pour leur délivrance. C’est pourquoi ce principe de ‘l’ordonnancement et l’apaisement’, qui correspond à celui de la Couronne, n’avait pas pu être réparé. Car ce principe ne peut être réparé seulement grâce au mérite provoqué par un réveil venant d’en bas de façon complète. C’est lorsqu’on réussit à pénétrer à l’intérieur des palais des contraires. Et à élever à partir de là-bas les saintetés s’y trouvant encore. Alors, ils ont été obligés de sortir de là-bas dans la précipitation.

Par conséquent, le Hamets durant Pessah représente un très grave interdit. Parce qu’il est absolument interdit de laisser alors l’esprit fermenter. Tant que n’est pas effectuée la réparation de ‘l’ordonnancement et l’apaisement’ dans l’esprit. Étant donné que l’esprit dépend de la nourriture.

Chabat Chalom
Kupath Rabbi Meir Baal Haness
Elhanan