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Les femmes et le Hallel pendant H’anouka

Halakhot Quotidiennes

Question: Si les femmes sont soumises à l’obligation de l’allumage des Nérott de ‘Hanouka, sont-elles aussi soumises au devoir de réciter le Hallel chaque matin de H’anouka?

Réponse: Les femmes sont exemptes de toute obligation positive liée au temps (« Mitsvatt ‘Assé Chéhazémann Guérama »).

Qu’appelle-t-on une obligation positive liée au temps?
Dès lors où il s’agit d’une obligation qui s’accomplie de manière « active » (« Koum ‘Assé »), comme l’obligation du Loulav, ou l’obligation de séjourner et de manger dans la Souka, ou autre, elle est qualifiée « d’obligation positive ». Elle est liée au temps dès lors où son accomplissement dépend d’un temps défini, et que ce temps

est la cause de son accomplissement, comme l’obligation du Loulav qui dépend du temps puisqu’elle ne s’accomplie que lors de la fête de Soukott. Les femmes sont donc exemptes de l’obligation du Loulav, puisqu’il s’agit d’une obligation positive liée au temps. il existe différentes nuances sur ce point pour des obligations diverses, mais ceci est la règle de façon globale.

Selon cela, il semblerait juste d’exempter les femmes également de l’obligation d’allumer les Nérott de H’anouka puisqu’il s’agit d’une obligation positive accomplie de manière active, et qu’elle dépend aussi du temps puisqu’elle n’est appropriée qu’à la fête de H’anouka.

Cependant, nos maitres disent que les femmes sont soumises à l’obligation d’allumer les Nérott de H’anouka, car lorsqu’ils instaurèrent à Israël d’allumer chaque année les Nérott de H’anouka, ils le firent dans le but de diffuser le miracle qui fut accompli à nos ancêtres à l’époque de H’anouka. Or, puisque les femmes ont-elles-aussi bénéficiées de ce miracle, nos maitres ne les ont pas exclues de l’institution, et les ont obligées elles-aussi à allumer les Nérott de H’anouka.

A la lueur de tout cela, il semble que nous devons débattre également au sujet du Hallel pendant H’anouka, car le Hallel de H’anouka a été institué par nos maitres, afin de diffuser le miracle de H’anouka, et afin de remercier Hachem. Or, puisque les femmes ont elles-aussi bénéficiées de ce miracle, il y aurait matière à les obliger selon le Din de réciter le Hallel chaque jour de H’anouka avec « bénédiction ».

Cependant, notre maitre le RAMBAM écrit que les femmes sont exemptes de la récitation du Hallel pendant H’anouka. De même, les décisionnaires se sont longuement étendus sur ce sujet. Notre maitre le Rav Ovadia YOSSEF z.ts.l explique correctement les choses en disant que même si les femmes ont elles-aussi bénéficiées de ce miracle de H’anouka, malgré tout, nos maitres n’ont pas trouvé juste de les obliger à dire le Hallel de H’anouka, car il y a une grande différence entre l’obligation de l’allumage des Nérott de H’anouka et l’obligation de dire le Hallel.
En effet, l’obligation des Nérott est un grand moyen de diffusion du miracle aux yeux des passants qui vont voir les Nérott H’anouka, ainsi, ils sauront et se souviendront du miracle qui fut accompli à nos ancêtres. C’est pourquoi, il est juste d’obliger les femmes à ce devoir précieux.

Ce qui n’est pas le cas pour l’obligation du Hallel de H’anouka, qui est un moyen de diffusion entre l’homme et son Créateur, et qui n’est pas une si grande diffusion du miracle. C’est pourquoi, nos maitres n’ont pas voulus modifier la règle du Hallel de H’anouka vis-à-vis de la règle du Hallel pendant les autres fêtes, et ils ont donc exempté les femmes de ce devoir. (H’azon Ovadia-H’anouka page 214).

En conclusion: Selon le Din, les femmes sont exemptes du Hallel pendant H’anouka. Les femmes pieuses qui s’imposent de dire le Hallel après la prière du matin pendant H’anouka, méritent la bénédiction, mais il leur est interdit de le dire avec bénédiction (initiale et finale) car elles ne sont pas soumises à sa récitation.

Source: Halakha Yomit