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Le
pouvoir de la Tsedaka
« Quand tu feras le compte des enfants dIsraël, chacun deux
paiera à lEternel le rachat de sa personne
et il ny
aura pas de peste, parmi eux, lors du dénombrement » (Chemot 30
: 12).
Rachi affirme : « Lorsque les gens sont comptés, le mauvais oeil prédomine ».
Il apparaît ainsi que le principal objectif de la collecte des demi-Chekel
nétait pas, malgré lapparence, de remplir «
des bas de laine ». Le sens véritable de cette quête tendait
à ce que chacun des Enfants dIsraël remplisse la Mitsva de
la Tsedaka, dont la vertu était de repousser les forces malfaisantes
« Et il ny aura pas de peste parmi eux
».
En donnant ce demi Chekel, chacun deux repoussait avec succès les
effets négatifs du dénombrement, et ainsi que le dit le Roi Salomon
: « La fortune ne sert à rien au jour du courroux, mais la charité
sauve de la mort » (Proverbes 11 : 4).
La Guemara relate quune année, au lendemain de Roch Hachana, Rabbi
Yohanan Ben Zakkaï, rêva quil avait été décrété
dans le ciel que ses neveux allaient perdre 700 dinars au cours de lannée;
le Rabbi prit sur lui dinciter ses neveux à donner cette somme
au titre de Tsedaka.
Cependant, et malgré linsistance du Rabbi, ses neveux navaient
donné que 683 dinars
Puis Ils reçurent, un vrai coup du
hasard, un avis dimposition de 17 dinars !
« Ne craignez rien, leur dit R. Yohanan Ben Zakkaï, on ne vous en
demandera pas plus ».
- Comment le sais-tu ? demandèrent-ils.
R. Yohanan Ben Zakkaï leur fit part de son rêve et leur expliqua
pourquoi il les avait incité tellement à donner cette somme, précisément
pour la Tsedaka.
- Pourquoi ne nous as-tu pas dit cela au début de lannée
? demandèrent-ils.
- Parce que je souhaitais que vous donniez uniquement pour le respect de la
mitsva de la Tsedaka, répondit le Rabbi.
Et pourtant, la Guemara nous apprend que celui qui dit : « Ce Sela est
pour la Tsedaka afin que mon fils vive » ou « Pour que je mérite
le Olam Haba » est un Tsadik Gamour (Pessahim 8a). Ainsi, même si
une personne donne la Tsedaka pour « des raisons strictement personnelles
», elle ne perd pas la récompense qui est attachée à
la mitsva.
Le donateur nest pas considéré comme « un serviteur
qui sert son Maître pour recevoir un salaire » (Pirkei Avot 1 :
3) mais plutôt comme celui qui utilise la récompense uniquement
comme une motivation.
« Une personne ne deviendra jamais pauvre pour avoir donné de la
Tsedaka » écrit le Tour « et ne subira aucun tort pour sêtre
consacrée à cette Mitsva ».
On relève dans Yoré Déa (p. 247) : « Ceux qui auront
pitié des pauvres susciteront à leur égard la miséricorde
de lEternel. Chacun doit se convaincre de lidée que, de même
quil sadresse constamment à lEternel pour demander
santé, bonheur
et souhaite que le Maître du Monde entende
ses plaintes, de même il doit prêter attention aux plaintes des
pauvres ».
Par deux fois, dans les Proverbes, le Roi Salomon souligne le pouvoir primordial
de la Tsedaka. La première « Les trésors de liniquité
ne profitent pas, tandis que la charité sauve de la mort » (Prov.
10 : 2) est interprétée par nos Sages comme étant le pouvoir
de la Tsedaka déviter à lhomme une mort horrible et
le second (11 : 4 voir plus haut) se rapporte au Jour du Jugement devant lEternel,
où le pouvoir de la Tsedaka le sauve de lenfer (Baba Batra 10 :
3).
Le Roi Salomon nous enseigne également « Sur le chemin de la Charité
se trouve la Vie et son sentier aboutit à limmortalité »
(Prov. 12 : 28).
Le Gaon de Vilna précise : « Même si quelquun décide,
de choisir une conduite contraire aux principes du judaïsme, mais quil
pratique la vertu de la Tsedaka, il méritera léternité
parce que la Tsedaka sauve de la mort ».
Source: cyber-contact.com
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