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L’absence de savoir

Paracha Wayaqhel

On amène ‘une mesure d’orge’, qui est une nourriture de Behemah / animal. Elle évoque l’absence de savoir. La diminution de la lune a été causée par une atteinte contre le principe de la Royauté, ce qui est la source même de la Ksilout / stupidité. Ainsi, la lune représente toutes les contractions et toutes les limitations de l’intelligence. Seulement par ces moyens il devient possible de la recevoir. Il s’ensuit que l’essentiel de la réparation de l’intelligence s’obtient au moyen du principe de la Royauté. C’est l’ensemble des contractions et de mesures. Celles-ci sont relatives à l’attribut de jugement. Raison pour laquelle parfois s’enchaîne là l’emprise de l’idiotie, l’absence absolue de savoir. C’est pourquoi il s’avère nécessaire de commencer par adoucir et réparer ce principe de la Royauté. Cela s’effectue en procédant au balancement de la ‘mesure d’orge’. Il s’agit d’un sacrifice composé avec de la nourriture destinée aux animaux. Ce qui correspond à l’absence de savoir, à la contraction de l’esprit. Grâce à cela est rendu possible l’essentiel de la réception de l’esprit. Car dans la sainteté, cette notion s’avère

extrêmement importante. Ce qui revient à se considérer et à se faire soi-même comme si l’on était un animal, comme si nous n’avions aucune connaissance. Comme l’exprime le roi David (Ps. 73,22) « j’étais insensé, je ne connaissais rien ; j’étais envers Toi comme les bêtes ! », ou selon le verset (Chemot 36,1) « Hachem avait donné de la sagesse et de la raison en eux (le mot désignant l’animal) ». Il ressort de ces versets que se considérer parfois soi-même comme un animal peut être considéré comme une grande intelligence ! 

Car ainsi est rendu possible l’essentiel de l’acquisition du savoir et d’une connaissance véritable. Ce qui se rapporte au principe de cette contraction de l’esprit, cette notion de la Royauté relative à la mesure et aux contractions. C’est-à-dire qu’il n’est pas possible de recevoir une quelconque connaissance ou savoir, mais seulement en se faisant soi-même comme un animal, comme si l’on ne possédait aucun savoir. Ainsi disent nos Sages ZL (Sotah 21:) ‘la Torah n’a d’existence que pour celui qui se considère comme n’ayant aucun savoir’. Alors, précisément grâce à cela, il mérite de recevoir de la compréhension et de l’esprit par étape et avec mesure. Mais même lorsque est reçue quelque intelligence et savoir, à chaque fois il convient de se remémorer qu’en définitive il n’a pas encore été acquis quoi que ce soit. Cela permet de mériter d’acquérir une compréhension et un savoir à chaque fois renouvelés et supplémentaires.

Mais existe aussi ce principe, pour chaque notion on retrouve également son contraire. L’Éternel a tout conçu avec du bien et du mal mélangé. Ce qui rend possible, à tout instant, le réveil de ‘l’autre tendance’, et l’expansion du paradigme de la contraction. Parce que l’essentiel de leur emprise dépend du principe de l’absence de savoir, des contractions, tout ce qui se rapporte aux jugements (Ets Haim 32,2). Et lorsqu’ils s’immiscent dans ces notions, cela correspond au principe de la diminution de la lune. Alors, chaque chose se transforme dans son contraire. Comme il est écrit (Michlei 2, 13-15) « ceux qui abandonnent les droits chemins…, dont les voies sont tortueuses et les sentiers pleins de détours ». En vérité, il importe d’utiliser toutes les choses, tous les attributs, comme il convient, en fonction de la sainteté et de la pureté de l’endroit et du moment. C’est-à-dire que chacun doit être particulièrement attentif et prudent pour ne pas agir comme une bête. Car la frontière définissant l’homme doit absolument l’éloigner de toute action bestiale, ce qui se rapporte à tous les mauvais instincts. Ils représentent des idioties, des imbécillités ou des folies effectivement spécifiques à ce principe de bestialité. C’est pourquoi Hachem prodigue à l’homme du savoir. Pour qu’il s’éloigne d’actions animales. Car la conscience doit définir l’être humain. Elle doit se situer à l’opposé de tous les instincts et envies. Et, lorsqu’on mérite d’expulser ses instincts bestiaux, alors se renforce et s’élève sa compréhension, en proportion de sa domination sur ces pulsions. Ce qui correspond à ce principe que ‘quand l’un tombe, l’autre s’élève’. Ainsi, il devient possible de reconnaître cette vérité : on se trouve encore éloigné de la véritable intelligence ! Selon (Kohelet 7,23) « je disais : « je voudrais me rendre maître de la sagesse ! " Mais elle s’est tenue loin de moi ». Alors précisément, il convient de se considérer soi-même comme un animal. Comme s’est exprimé le roi David.

 Il est évident qu’il possédait une véritable et très grande intelligence. Pourtant, il a dit (Ps. 73,22) « j’étais un sot, ne sachant rien ; j’étais comme une brute à Ton Égard ». Cela correspond à l’animalité dans la sainteté. Ce principe (Ps. 36,7) « aux hommes et aux bêtes, Tu es secourable, Éternel ! » Comme l’ont également dit nos Sages ZL (Houlin 5:) ‘des personnes nues de savoir comme le premier Homme, qui se considèrent comme des bêtes ». Il s’ensuit qu’il importe de ne pas se conduire comme un animal, alors son intelligence peut être entière. Mais précisément alors, il doit savoir qu’il se trouve encore éloigné du savoir. Par conséquent, il doit se considérer à ses propres yeux comme étant un animal qui n’a pas de connaissance. Ce qui se rapporte à la Royauté dans la sainteté, ce qui est relatif aux mesures et aux contractions du savoir. Ce qui correspond à l’animalité dans la sainteté. Parce qu’il contracte son savoir, comme s’il n’avait pas encore de connaissance. Ainsi, grâce à cela, il est rendu possible d’acquérir l’essentiel du savoir et de la compréhension. Mais, concernant le sujet des envies, il n’a absolument plus aucune action animale.

Mais, ‘l’autre tendance’ et les écorces incitent l’homme à se conduire à l’opposé. Ainsi, nous trouvons nombre de personnes investies dans toutes sortes d’envies ou d’instincts. Tout en sachant bien elles-mêmes qu’elles se conduisent effectivement comme des bêtes. Tout en se considérant eux-mêmes comme étant intelligents. Ils soulèvent des questions et prétendent trouver des manques chez les Justes ou les personnes intègres. Comme si chacun devait apprendre d’eux. Ce qui se trouve chez les chercheurs et les connaisseurs dans les sciences extérieures. Bien qu’investis dans leurs bas instincts, ils qualifient de personnes primitives et stupides ceux qui craignent vraiment selon la Torah. À leur propos, il est dit (Yeshayah 5,21) « malheur à ceux qui sont sages à leurs propres yeux et intelligents suivant leur opinion ! » Il est également écrit (Yermiyah 8,9) « ils ont traité avec dédain la parole de l’Éternel : en quoi consiste donc leur sagesse ? » Ces conceptions déplacées découlent de l’atteinte contre les contractions et les mesures mentionnées plus haut. En fonction des atteintes contre ce principe de Royauté, ainsi s’amplifie l’obscurité qui est le contraire de la vérité. Ces conceptions se répandent au point que même quelques-uns parmi les gens un peu intègres les prennent en considération. Bien qu’au fond, ils développent des idées contraires aux voies de la Torah. Car ces incitateurs tentent de se présenter eux-mêmes comme des observants des commandements. Alors qu’il s’agit de combines du mauvais penchant. Il cherche à corrompre les cœurs avec des apparences trompeuses, comme s’ils étaient des personnes exigeantes. Il apparaît souvent dommageable, une stupidité ou une tentative du mauvais instinct, de perdre son précieux temps avec des exigences exagérées. Elles ne sont pas, en général, conforment avec le Choulhan Arouh et les décisionnaires. Et pour la plupart des notions, ils facilitent, avec légèreté, l’application de la Loi.

En de très nombreuses occasions, il est possible de découvrir combien l’autre tendance se déguise sous l’aspect d’une extrême rigueur dans la conduite à suivre dans l’application des commandements. Tout dans le but de détourner la vérité, et en venir à agir comme un animal / Behemah. En réalité, cela dépend de cela. Parce que toute l’influence de l’autre tendance porte atteinte contre la Royauté. Ce qui correspond à la diminution de la lune (Chaar HaKavanot 30). Et à cause des envies et des transgressions, on provoque des dommages contre le principe des contractions. Et lorsque celles-ci sont abîmées, alors il devient impossible de contracter comme il convient l’esprit de sorte à recevoir le savoir véritable avec mesure et par étapes. Comme conséquence, son esprit sort en dehors des limites. À cause de cela, il se trompe, dérive et dévie dans ses connaissances vers des vanités et des aberrations. Il n’est plus capable de se concentrer pour recevoir vraiment du savoir. Ce qui n’est possible seulement en corrigeant sa manière d’appréhender et d’approfondir au moyen des contractions, selon le principe de la Royauté. Ainsi, la compréhension peut s’acquérir progressivement, selon un processus progressif d’étapes et selon des qualités requises.

Donc, au moment où l’on veut quitter tout ce que représente l’Égypte, il importe d’amener ce principe de la ‘mesure d’orge’, cette nourriture animale / Behemah. Ce qui correspond à l’ensemble des contractions (comme cela est mentionné dans les intentions du Pri Ets Haim, Sfirat Haomer 84). De sorte à adoucir et à réparer cette notion des contractions, en fonction de ses propres capacités d’apprentissage et d’acquisition, en relation avec la source de son esprit. Et ainsi mériter ce principe d’animalité dans la sainteté. C’est-à-dire, précisément ne pas agir comme un animal, tout en sachant pertinemment combien il se trouve encore éloigné de la véritable compréhension. En se considérant, à ses propres yeux, comme s’il était un animal, selon le principe (Vayikra 23,11) « il balancera cet Omer devant Hachem ». Ce balancement de cette mesure d’orge correspond à l’ensemble des attributs et des contractions relatives à l’animalité dans la sainteté. En balançant tout devant Hachem, ainsi on en vient à se conduire selon Sa Volonté, et que nous en soyons préservés, pas selon le contraire. Ce balancement favorise l’annulation de l’esprit d’imbécillité. Pour ne subir aucune influence provenant des contractions propres au principe de la bestialité. Parce que ce balancement est pour Hachem. C’est l’essentiel du commencement de la soumission en vue de recevoir la Torah, ce qu’est le savoir véritable. Parce qu’il est possible de le recevoir seulement après avoir réparé ses attributs, ses qualités. À partir du moment de ce balancement de la ‘mesure d’orge’ commence la Supputation de Noun / cinquante jours. Ce nombre correspond aux contractions, à la Royauté. C’est la notion de (Ps. 72,17) « devant le soleil repose / Noun Son Nom ». Grâce à cela nous pouvons sortir de l’impureté vers la pureté, la sainteté.

Chabat Chalom
Kupath Rabbi Meir Baal Haness
Elhanan