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Se purifier soi-même

Paracha Vayikra

Durant les jours de la Supputation de l’Omer, il est nécessaire de se purifier soi-même de la souillure de l’Égypte (Zohar 3,97), cela correspond au repentir. Ainsi, chaque individu, dans chaque génération, à tout moment doit se repentir. Car l’essentiel du repentir constitue une préparation nécessaire en vue de recevoir la Torah. Selon les Pirkei Avot (1,17) « l’essentiel n’est pas dans l’exégèse, mais dans les actes ». Le repentir se rapporte à la prière de Minha, elle correspond (Ps. 102,1) « prière d’un malheureux qui se sent défaillir ». Car le sacrifice de Minha est celui du pauvre, de celui qui se sent démuni. Il est constitué avec seulement ‘un dixième de Eifah’ (Chemot 16,36). Car Hachem projette de grandes lumières dans le cœur de chacun, tous les jours, pour le réveiller au repentir. Ce sont les allusions qu’il est donné à chacun de saisir. Mais, il s’agit

d’un éclairage provenant du principe de la lumière du Sans Fin. Aussi, en général, lorsqu’une personne se réveille un peu, elle sort en dehors de la mesure. Et lorsqu’elle tente de contracter cette lumière, alors se renforcent contre elle de mauvaises pensées. Celles-ci s’alimentent à ces contractions, qui sont relatives au mauvais instinct. À cause de ce genre de situations, trop nombreux sont ceux qui s’éloignent du repentir.

Raison pour laquelle l’essentiel de la réparation du repentir devient possible au moyen du principe du sacrifice de Minha. Il se réfère au sacrifice d’un pauvre, de quelqu’un qui se considère lui-même comme étant vide, misérable (Horayot 9:). C’est lorsqu’il est parvenu à annuler totalement son orgueil. Et il connaît vraiment son niveau d’humilité. Il parvient à cerner sa conscience et ses sentiments de petitesse, ses défauts, ses nombreuses fautes, tous ses aspects négatifs, mais en vue du bien. Pour ne pas trop s’éloigner, à cause de sa reconnaissance de ses défauts et de ses sentiments d’infériorité. Il s’en remet uniquement à la Miséricorde de Hachem, à l’abondance de Ses Bontés. Il garde toujours l’espoir que lui également il peut mériter de se rapprocher de Hachem, depuis n’importe où il se situe, grâce à ce sacrifice du pauvre, ce qu’est le sacrifice de Minha. Étant donné que celui qui a transgressé n’a pas la possibilité d’amener comme sacrifice un taureau, un cerf ou un agneau. Même des oiseaux, des tourterelles ou de jeunes colombes, il ne possède pas les moyens de les acquérir. Malgré tout, Hachem, dans Sa grande Miséricorde, trouve pour lui une compensation. 


Qu’il apporte au moins une mesure ‘d’un dixième de farine’. Ainsi, il nous est dévoilé combien Sa Bonté en notre faveur ne connaît aucune limite. Même lorsqu’une personne ne parvient pas, comme il conviendrait, à un repentir relatif à ses actions, comme c’était le cas autrefois. Ceux qui se repentissaient s’adonnaient à des jeûnes et de nombreuses mortifications. Malgré tout, à notre époque, rien ne devrait empêcher quiconque de se repentir. Ne serait-ce qu’un tout petit point, en vue de sa remise en question, s’avère extrêmement précieux devant Hachem. C’est-à-dire lorsqu’une personne contracte un peu la lumière qui vient éclairer dans son cœur. Elle ne se laisse pas entraîner par des mouvements prodigieux que la dépassent. Mais, elle s’en remet à sa propre perception avec mesure et par étape. L’essentiel consiste à protéger ses pensées, et à les orienter à partir du négatif vers le positif, du mal vers le bien. Même si cela se présente dans une grande étroitesse d’esprit. Cela s’avère extrêmement précieux. Comme pour le sacrifice du pauvre avec seulement une mesure ‘d’un dixième de farine’. Comme l’ont dit nos Sages ZL (Mena’hot 100:) sur le verset (Vayikra 2,1) « si quelqu’un présente une offrande de Minha ». De même dans le Midrach (Vayikra Rabah 3,2) sur l’importance de la valeur du sacrifice de Minha apporté par un pauvre pour Hachem.

Aujourd’hui, l’essentiel du principe du sacrifice se situe dans la Tefilah / prière. Elle permet l’essentiel de repentir (Hochea 14,3) « prenez avec vous de paroles suppliantes et revenez vers Hachem ». Et comme l’ont dit nos Sages ZL (Chemot Rabah 38,4) ‘Je ne vous demande rien d’autre que des paroles’. D’où toute l’importance pour Lui des prières et des paroles, lorsqu’elles sont émises par ceux qui se considèrent comme des pauvres ou des misérables. Comme il ressort du saint Zohar (Balaq 195.) sur le verset ‘prière du pauvre qui s’enveloppe et devant Hachem il déverse ses paroles’. Combien est précieuse chez Hachem cette supplication du démuni. Même s’il demande pour ses besoins matériels, à cause de son manque de revenu. Donc, encore à bien plus forte raison, lorsqu’une personne ressent sa pauvreté et sa petitesse de ses actions. Tout ce qui se rapporte à la pauvreté dans le savoir et la connaissance, ce qui constitue l’essentiel de la pauvreté. Comme l’on dit nos Sages ZL (Nedarim 41.) ‘il n’y a de pauvreté que dans le savoir’. C’est-à-dire, lorsque sa conduite n’est pas correcte, lorsqu’elle est la conséquence de la pauvreté dans le savoir. Parce que (Sotah 3.) ‘personne en arrive à transgresser, mais seulement lorsque pénètre dans cette personne un esprit d’idiotie’. À bien plus forte raison quand on tombe dans ces deux sortes de pauvreté. Pauvre dans le savoir, à cause de la multiplication de ses errements, également pauvre comme conséquence de son grand manque de revenu. 

Ces manques le perturbent énormément. Mais, lorsqu’il examine sa conduite, comment il détourne son cœur des avertissements et des allusions avec lesquels Hachem l’interpelle à chaque moment. Il pourrait en arriver à la conclusion qu’il n’y a plus d’espoir. Il n’a plus sur qui s’appuyer. Ses actions sont loin d’être parfaites, son revenu n’apporte même pas le minimum, sa femme et ses enfants crient pour leur faim, pour leurs vêtements et les autres besoins nécessaires. Lorsqu’il parvient à se renforcer contre tout cela, alors il déverse ses paroles devant Hachem, depuis les profondeurs de toutes ces pressions, de tous ses manques. Cela correspond à (Ps. 102,1) « prière du malheureux qui se sent défaillir et répand sa plainte ». Il s’agit là du sacrifice du pauvre, la ‘mesure d’un dixième de farine’, qui est amené par l’indigent et le démuni. Il s’avère extrêmement précieux dans les sphères supérieures. Comme il est écrit (Ps. 22,25) « car Il n’a point dédaigné, Il n’a pas méprisé la misère du malheureux, etc. » Alors que normalement (ibid.) il aurait été admis de lui faire honte, de lui cacher Sa Face, de ne pas l’entendre quand il implorait… Mais, innombrables sont Ses Miséricordes, en aucune façon il ne lui sera fait honte ou il sera rejeté, etc. Comme il est écrit (Yeshayah 57,15) « Il est aussi dans les cœurs contrits et humbles, pour vivifier l’esprit des humbles, pour ranimer le cœur des affligés ». Également (Yeroushalmi Haguiga 2.) ‘jusque dans les recoins du Nefesh/âme’.

Il est écrit (Vayikra Rabah 3,3 et Berechit Rabah 44,14) que Hachem a dévoilé toutes les sortes de sacrifice à notre Père Avraham, à l’exception du ‘dixième de farine’. Car le secret de ce sacrifice de Minha, le sacrifice du pauvre, il est impossible de l’appréhender. Parce que la dernière Délivrance dépend de lui. Il est relatif à l’essentiel de la réparation du repentir, sans en arriver à désespérer de soi-même. Même dans les plus profondes misères ou pauvretés, selon tous leurs aspects envisageables. Malgré tout, il s’impose de se renforcer lui-même, ne serait-ce qu’avaec le moindre des éléments présents. Ce qui correspond à cet ‘insignifiant’ dixième de farine. C’est-à-dire, même lorsque son repentir se situe à un niveau de petitesse et au minimum. Comme nous l’enseignent nos Sages ZL (Menahot 110.) ‘même un tout petit pas dans le service ou la prière venant de personnes démunies ou inférieures’, le principe du pauvre ou du misérable, s’avèrent extrêmement précieux devant Hachem. Comme il ressort de cette expression (Vayikra 1,9) « une combustion d’une odeur agréable » qui nous apprend que certains peuvent multiplier là où d’autres sont contraints de se contenter d’apporter un tout petit peu. Raison pour laquelle ce secret n’a pas été dévoilé, même à notre Père Avraham. Il s’agit d’un secret impossible à dévoiler. Seulement, chacun doit savoir et admettre dans son esprit combien Ses Miséricordes sont infinies. C’est ce que tentent de nous faire saisir les Justes dans nos générations.

L’essentiel de ce sujet s’avère particulièrement difficile à dévoiler. Seuls les Justes de ces dernières générations s’efforcent de s’opposer au déploiement, dans tous les domaines, des influences de ‘l’autre tendance’. Aussi, pour finir, Hachem nous envoie des Justes correspondant aux étincelles du Mashiah. Comme il est souvent expliqué dans les écrits du Ari ZL (Pri Ets Haim, porte Haamidah 19,34). Car l’essentiel consiste à dévoiler et à reconnaître l’essence de cette miséricorde. Pour parvenir à réparer, même au moyen de ce principe ‘d’un dixième de farine’. Ces Justes correspondent au roi David, il s’est toujours lui-même considéré comme étant un pauvre, un démuni. Comme il est écrit (Ps. 40,18) « quant à moi, pauvre et malheureux ». À propos du Mashiah, il est écrit (Zahariah 9,9) « ton roi vient à toi juste et victorieux, humble, monté sur un âne, sur le petit de l’ânesse ». Et (Tsephaniah 3,12) « parmi des gens humbles et modestes, qui chercheront un abri dans le Nom de Hachem ». Ou (Ps. 72,13) « Il prend en compassion l’humble et le malheureux, Il protège la vie des faibles ». Ou (Yeshayah 14,32) « les humbles de son peuple y trouvent un abri ». Ou (Shmuel II 22,2) « Tu viens en aide à un peuple humilié ».

Il existe aussi un point de vue dans le Midrach (Vayikra Rabah 3,3) qu’également à notre Père Avraham ce secret, ‘du dixième de farine’, a été dévoilé. Mais seulement par allusion. Parce qu’en vérité seulement par allusion il est possible de dévoiler ce secret. De sorte que chacun puisse par lui-même, suivant à quel point il s’impose à lui, se renforcer. Raison pour laquelle, il n’est absolument pas possible de lui donner une explication claire et limpide. Parce qu’alors le libre arbitre disparaîtrait. En effet, il est obligatoire que le libre arbitre existe pour chacun d’entre nous !

Chabat Chalom
Source: Elhanan Lepek