Parachat Terumah
Inscrivez vous à la newsletter pour connaitre toutes les nouveautés de votre site!
captcha 

La puissance de la récitation du Chema

Paracha Vayigash

Nous récitons le Chema avant de dire le chapitre relatif aux sacrifices. Parce que l’essentiel de ceux-ci et du Ketoret / encens vient de leur force pour s’élever et monter là où se forment la lumière et la bénédiction. Tout ce qui peut se mériter au moyen de la récitation du Chema. C’est la Emounah / croyance, elle représente l’essentiel. Grâce à elle, il est rendu possible de s’inclure en Lui, béni soit-Il, dans les véritables Justes et dans la sainte Torah. Il est possible d’attirer la lumière, selon le principe de la ‘forme supérieure’, pour le bien et pour la bénédiction. Ainsi, on a par la suite le privilège de tout pouvoir réparer. Alors, on reçoit de judicieux conseils. Jusqu’à parvenir à un repentir entier. Tout ce qui constitue les sacrifices. Ils amènent le pardon, après avoir récité le Chema. Parce que les sacrifices sont relatifs à cette notion du repentir. Et l’essentiel obtenu au moyen des sacrifices réside dans le pardon pour les transgressions, cette notion de la réparation, de la Techouvah / retour. Cela se mérite seulement grâce à la Emounah, ce qui émerge de la récitation du Chema.

Il est écrit que la

récitation du Chema, avec des larmes, permet de dominer entièrement les instincts de concupiscence. C’est pourquoi celui qui ressent régulièrement de telles tentations, que nous en soyons protégés, doit s’efforcer de pleurer au moment où il récite le Chema. C’est le secret (Berechit 46,29) « il pleura longtemps à son cou ». Cela est dit à propos de Yossef lorsqu’il alla à la rencontre de Yaakov. Nos Sages ZL ont dit (Rachi là-bas) ‘Yaakov était en train de réciter le Chema’. Ainsi ces pleurs, au moment de la récitation du Chema, viennent pour annuler l’envie de débauche. Elle représente le mal général qui englobe tous les maux. Il ressort du Zohar (Vayichlah 176:) ‘Yaakov et Yossef sont comptés comme un’. Par conséquent, les pleurs de Yossef et la récitation du Chema de Yaakov forment un tout unique. Tout ce récit se passe au moment où Yaakov, avec les soixante-dix Nefashot / âmes d’Israël pénètrent dans l’exil égyptien. C’est-à-dire, l’essentiel de ce que représente l’exil se rapporte à cette notion. Pour quelle raison la maison de Yaakov devait-elle se retrouver en exil parmi les soixante-dix nations et être touchée par leurs instincts ? 

Dont l’essentiel se rapporte à ce mal général qui inclut tout ! C’est tout ce qui se réfère à cette notion appelée l’exil en Égypte. C’est pourquoi, au moment de leur arrivée là-bas, Yaakov a ressenti le besoin de réciter le Chema, pour rendre possible la domination de ces instincts. Alors Yossef a intensifié ses pleurs à son cou, de sorte à compléter la réparation qui s’opère, grâce aux pleurs, au moment où l’on récite le Chema. Yossef savait combien imposante se révèle l’impureté de l’Égypte. À tel point qu’il ne suffit pas d’annuler le venin de l’Égypte, le mal absolu, au moyen de la seule récitation du Chema. Mais, il est nécessaire également de pleurer au moment où l’on récite le Chema. L’essentiel des pleurs consiste à expulser les noirceurs de l’esprit, ce que représente la ‘servante’. Les notions de Nidah, Shifrah, Goyah, Zonah. D’où provient l’instinct de débauche. La réparation opérée précisément grâce à Yossef. Parce qu’il a su résister à l’épreuve de la tentation. Il a dominé ses instincts. Il s’ensuit que l’essentiel du combat contre cette notion de ‘prostituée’ doit être engagé grâce à Yossef le Juste. C’est précisément tout le sens de ses pleurs d’alors. Pour parvenir à éliminer tout ce que représente la populace, la rate ou la mauvaise bile, grâce aux larmes.

Alors Yaakov a pris sur lui le joug de la Royauté des cieux, lors du principe de la récitation du Chema. Par la force qu’elle renferme de Yossef le Juste pour parvenir à expulser tout ce que représente ‘la prostituée’ au moyen de ces larmes. Ainsi, l’essentiel de ce qui constitue la récitation du Chema est attiré par le principe représenté par Yaakov-Israël. Ce qu’est ‘écoute Israël’, c’est-à-dire s’inclure dans Son Unicité, béni soit-Il. La notion de ‘Hachem est notre Éternel, Hachem est Un’. Avec cette force, nous les enfants d’Israël, nous pouvons recevoir sur nous le joug de la Royauté des cieux et unifier Son Nom, béni soit-Il, chaque fois lors de la récitation du Chema. Parce que ‘Yaakov et Yossef doivent être considérés comme un tout unique’. Ainsi, l’essentiel de la réparation des Nefashot d’Israël, pour se maintenir dans l’épreuve de l’exil égyptien, tout ce qui représente l’échauffement des instincts, s’avère possible précisément grâce aux deux. Car (Berechit 45,5) « c’est pour notre existence que l’Éternel m’a envoyé avant vous ». En surmontant l’épreuve, ainsi a été dominé le venin de l’Égypte. Dorénavant, Israël possède une force pour se maintenir face à ces incitations (Vaykra Raba 32,5). 

Essentiellement, la capacité pour affronter ces tentations nous vient grâce à Yaakov. Comme l’ont dit nos Sages ZL (Sotah 36:) ‘l’image de son père Yaakov lui est apparue’. Ce qui se rapporte à ce que les deux, Yaakov et Yossef, sont considérés comme un. Il n’en reste pas moins que principalement le combat s’est révélé être celui de Yossef. Grâce à l’acceptation du joug de la Royauté des cieux, ainsi l’on possède la force de combattre, en référence au principe de Yaakov. Ainsi, les deux sont unis au moment de la récitation du Chema. En pleurant alors, Yossef a expulsé le mal général. Ce qui revient aux pleurs au moment de la récitation du Chema dit par Yaakov. Tout ce qu’ils ont accompli alors pour parvenir à l’annulation du mal, tout l’a été en faveur d’Israël. Pour que nous puissions surmonter cette épreuve des tentations. Pour ainsi mériter les soixante-dix faces de la Torah. Tout ce que représente la réception de la Torah après la Sortie d’Égypte.

La première phrase de la récitation du Chema et celle qui suit ‘béni soit le Nom’ sont composées avec douze mots. En référence avec les douze saintes Tribus. Ainsi, l’essentiel de la récitation du Chema se dévoile grâce aux douze Tribus, avec Yaakov leur père qui les inclut tous ensemble. Comme l’ont dit nos Sages ZL (Pessahim 56.) sur le verset (Berechit 49,1) « Yaakov fit venir ses fils et il leur dit… » Il a voulu leur dévoiler la fin finale. Il a dit ‘écoutez-moi !’, ils lui ont répondu ‘écoute Israël, Hachem est notre Éternel, Hachem est Un ! De la même façon qu’il n’existe dans ton cœur seulement Un, de même dans nos cœurs il n’y a qu’Un’. Yaakov a continué en disant ‘béni soit le Nom d’Honneur, Sa Royauté pour toujours’. Il s’ensuit que l’essentiel de la récitation du Chema est dévoilé grâce à Yaakov ensemble avec ses fils. Ce qui est représenté par les douze Tribus, comme ces douze mots composant le début de la récitation du Chema. Ainsi, il devient possible de surmonter en paix ces épreuves. Et alors, à Shavouot l’on reçoit la Torah, selon ce principe des ‘soixante-dix faces de la Torah !’

Donc, l’essentiel de ce que représente la récitation du Chema se réfère à l’ensemble et au fondement de la Torah tout entière. Tout dépend de la Emounah. Nous devons attirer sur nous chaque jour la sainte Emounah. C’est un commandement quotidien de nous préparer et de nous efforcer, avec toutes nos capacités et toutes nos intentions, de prendre sur nous à nouveau, de façon renouvelée, la sainte Emounah. Selon (Eiha 3,23) « elle se renouvelle chaque matin, infinie est Ta Bienveillance ». Et comme nous l’expliquent nos Sages ZL sur le verset (Devarim 6,6) « ces devoirs que Je t’impose aujourd’hui seront gravés dans ton cœur ». Que ce soit, chaque jour, à tes yeux comme une nouveauté. Et non pas comme quelque chose de vieux, qui n’a pas à être pris en considération. Cette notion se rapporte principalement à la récitation du Chema. C’est la nécessité de bien s’examiner, au fond de soi-même, pour voir et recevoir sur soi la Emounah comme une nouveauté absolue.

Tout cela se rapporte au principe de ‘écoute Israël’. On introduit avec ces deux mots la Emounah concernant Son Unicité. À première vue, il aurait suffi de recevoir la Emounah en disant simplement ‘Hachem est notre Éternel, Hachem est Un’, qui constitue l’essentiel. Pourquoi donc commencer avec ces deux mots ? Il s’agit de la plénitude de la Emounah ! Parce que lorsqu’on veut annoncer quelque chose d’exceptionnelle et de nouveau, il convient de dire : ‘je vous en prie écoutez ce que j’ai à dire, ce que je veux vous raconter comme impressionnante nouveauté’. C’est ce que représentent ces deux mots ‘écoute Israël’. Nous les prononçons avant de proclamer l’essentiel de Son Unité. Ainsi, nous réveillons notre cœur, et les cœurs de tout Israël. Pour qu’ils tendent leurs oreilles, et qu’ils entendent bien ces importantes et extraordinaires nouvelles que nous leur annonçons. 

C’est ce que nous expliquent nos Sages ZL (Berahot 15.) à propos du mot ‘Chema / écoute’ : 'que tes oreilles entendent ce qui sort de ta bouche’. C’est-à-dire être attentif à l’écoute pour que ton cœur saisisse bien ce que tu dis. C’est : ‘Hachem est notre Éternel, Hachem est Un’. Même si depuis des années nous nous renforçons dans la Emounah, parce qu’il s’agit de notre héritage venant de nos saints Pères. Malgré cela, ce n’est pas du tout un sujet ancien. En vérité, c’est une nouveauté chaque jour renouvelée, qui ne ressemble pas du tout avec celle de la veille. Il n’est même pas possible de se raconter à soi-même d’un jour par rapport au suivant. Parce que (Ps. 14,3) « Sa Grandeur est sans bornes ». Aussi, chacun en fonction de ce qu’il ressent dans son cœur, il doit bien écouter chaque jour ce qu’il se dit. Pour que ce ne soit pas à ses yeux quelque chose d’ancien. Selon le verset (ibid. 12) « pour faire connaître aux fils de l’homme Sa Puissance ». C’est faire rayonner chaque jour et à chaque instant (ibid.) « la majesté glorieuse de Son Règne ». Comme il est écrit (Yeshayahou 38,19) « comme je le fais aujourd’hui ; le père enseigne à ses enfants Ta Fidélité ». Précisément ‘faire savoir’, parce que la Emounah se renouvelle prodigieusement chaque jour.

Chabat Chalom
Kupath Rabbi Meir Baal Haness
Source: Elhanan Lepek