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Les forces de la sainteté

Paracha Vayeshev

« Et ils le haïrent encore plus, pour ses songes et pour ses propos »

Et c’est (Berechit 27,1) « II arriva, comme Yitshak était devenu vieux, que sa vue s’obscurcit ». Yaakov préparait alors un repas pour son père Yitshak. Il s’est lui-même revêtu avec les précieux vêtements de Esaw. Jusqu’à obtenir, au moyen de ces artifices, les bénédictions de son père. Yaakov incarne les forces de la sainteté. Elles correspondent à l’ensemble des soixante-dix facettes de la Torah. Ce qui correspond (Ps. 24,6) « ceux qui recherchent Ta Face ». La personnalité de Yaakov symbolise toute la Torah. Comme il est écrit (Devarim 33,4) « doctrine qui nous a été ordonnée par

Moshe, comme héritage de l’assemblée de Yaakov ». Le fait qu’il se soit revêtu avec les habits de Esaw, cela fait référence à se revêtir, selon les soixante-dix aspects contenus dans la Torah, des récits étonnants. Car ces récits qui nous sont racontés font référence aux actions, la notion représentée par Esaw. 

Comme l’indique le sens même de son nom : l’action. Rachi nous explique (Berechit 25,25) ‘tout le monde l’a appelé ainsi parce qu’il était « fait », c’est-à-dire qu’il était venu au monde tout velu, comme un homme d’âge mûr’. Mais les récits extraordinaires concernant les véritables Justes, avec lesquels sont revêtues les soixante-dix facettes de la Torah, se rapportent à la façon dont Yaakov a dû se revêtir. Comme l’on retrouve dans l’ensemble de la Torah cette notion de vêtements relatifs à l’action. Ils se retrouvent dans les différents récits extraordinaires relatant des actions propres à ce monde de l’action. Et là on retrouve cette idée des vêtements dans toutes les différentes facettes de la Torah.

Parce que les habits de Esaw revêtus par Yaakov étaient ceux du premier Homme (Berechit Rabah 97,6) comme l’ont dit nos Sages ZL. Il s’agissait de la tunique en peau avec laquelle Hachem, béni soit-Il, les a habillés. Comme il est écrit (ibid. 3,21) « Hachem l’Éternel fit pour Adam et pour sa femme des tuniques de peau, et les en vêtit ». Cette tunique en peau se rapporte aux récits extraordinaires. Ils sont les revêtements dans lesquels s’habille la Torah, tout ce qui se réfère à l’homme. Parce qu’après la faute commise par Adam et Havah, Hachem, béni soit-Il, a voulu les ramener à la Techouvah / repentir. Et les réveiller de leur sommeil, correspondant à la mort, qu’ils ont attirée sur eux. Alors, Il leur a confectionné cette tunique en peau. Ce sont toutes les allusions contenues dans les récits extraordinaires. Parce que dorénavant, après la faute, il est obligatoire de revêtir toute la Torah dans des récits sortant de l’ordinaire. Par conséquent, la Torah elle-même se trouve remplie sous la forme de très nombreux remarquables récits. Ils se retrouvent partout dans la Torah, selon cette notion du revêtement selon les soixante-dix facettes de la Torah. 

Tous ces récits relatés se révèlent être encore plus élevés que le reste de la Torah. Comme cela est mentionné dans les livres, et plus particulièrement dans le saint Zohar (Baaloteha 19:). Ils renferment d’impressionnants grands secrets, dans chaque expression, dans chaque lettre, même dans l’extrémité de la lettre Youd, etc., etc. Contrairement à ceux qui prétendent appréhender la Torah uniquement selon son sens simple, que nous en soyons protégés. Tout ce qui découle de la faute du premier Homme. À cause d’elle, la Torah a été obligée de se revêtir avec ces récits exceptionnels, de sorte à nous réveiller de notre sommeil, et de la mort, tous ceux vivant dans ce monde. Pour qu’ils reviennent vers Hachem, béni soit-Il. Leur faute découle de ce qui a été mangé. C’est-à-dire à cause de la consommation du fruit de l’arbre de la connaissance. Comme conséquence, ils ont perdu la face, et ils ont attiré sur eux le sommeil. Il s’agit d’une notion en relation avec la mort qui a été alors décrétée sur eux. Car l’essentiel de la perte de la face pour les intègres est consécutif à une consommation ne correspondant pas à la sainteté. C’est pourquoi il a été obligatoire, si l’on peut s’exprimer ainsi, que Hachem, béni soit-Il, revête la Torah également dans des récits sortant de l’ordinaire. Ce qui correspond aux tuniques de peau, pour les réveiller et nous aussi du sommeil.

Et ces habits de Esaw, avec lesquels Yaakov s’est habillé, c’est-à-dire cette tunique en peau, font donc référence aux soixante-dix facettes de la Torah. Par ce moyen il a reçu, en apportant de la nourriture à son père, ses bénédictions. Celles-ci se rapportent à l’abondance et à de grandes richesses. Comme il est écrit (Berechit 27,28) « puisse l’Éternel t’enrichir de la rosée des cieux et des sucs de la terre, d’une abondance de moissons et de vendanges ! » Ainsi, grâce à ces fantastiques récits, on se réveille du sommeil, et l’on mérite de grandes richesses. Et c’est précisément de son père Yitshak qu’il a reçu cette bénédiction relative à la richesse. Parce que Yitshak représente l’attribut de crainte. Selon le principe (Zohar Toldot 135) ‘la crainte de Yitshak’. Grâce à elle on peut mériter la prolongation des jours, cette notion de l’Ancien dans la sainteté, grâce à laquelle est attirée la richesse. Esaw avait induit en erreur son père en mettant dans sa bouche de la viande qu’il avait chassée. Il voulait ainsi l’entraîner à fauter au moyen de la nourriture. Ce que sont les aliments qui n’ont pas été purifiés. Et à cause de cela se perd la face, que nous en soyons protégés. C’est-à-dire les soixante-dix facettes de la Torah. Et l’on tombe dans cette notion mentionnée du sommeil.

Et c’est (Berechit 27,1) « iI arriva, comme Yitshak était devenu vieux, que sa vue s’obscurcit ». Cela correspond au sommeil, lorsque disparaît la lumière des yeux. Comme nous le disons (Berahot 60:) ‘qui entraîne le sommeil sur mes yeux’. Parce que les ‘yeux’ font référence aux soixante-dix (même mot que l’œil) faces de la Torah. Ainsi, toute la Torah s’inclut dans cette notion des yeux. Les yeux sont mentionnés par rapport à l’intelligence. Comme il est écrit (ibid. 3,7) « leurs yeux à tous deux se dessillèrent, et ils connurent… » Ainsi, les yeux des vrais Justes correspondent à l’ensemble des soixante-dix facettes de la Torah. Car de là-bas est attirée la lumière des yeux. Mais, à cause de Esaw le mécréant, il a été porté atteinte à cela. Et les soixante-dix facettes de la Torah peuvent devenir voilées pour le Juste. Selon le principe mentionné « sa vue s’obscurcit ». Précisément cette notion de la vieillesse, ce que représente Yitshak. Celui qui évoque la crainte attirée grâce au réveil du sommeil. Grâce à cette crainte se réparent les soixante-dix facettes de la Torah et l’on mérite la prolongation des jours. Comme mentionné « Yitshak était devenu vieux ».

Mais l’autre tendance, lorsque l’homme doit parfaire sa réparation, elle se renforce encore plus. Elle s’en prend et elle perturbe précisément ce qui devrait être réparé. Elle empêche d’atteindre l’élévation attendue. C’est pourquoi Yitshak, qui représente la crainte dans la sainteté, a atteint la vieillesse, le mérite de la prolongation des jours dans la sainteté. Selon (Micheli 10,27) « la crainte de Hachem augmente les jours ». Alors est intervenu Esaw. Il a voulu profiter de lui lorsque (ibid.) « sa vue s’obscurcit ». Ainsi, il a porté atteinte à cette notion de « Yitshak était devenu vieux ».

Comme Yitshak avait été induit en erreur par les turpitudes de Esaw, il n’avait pas pu saisir son degré de malignité. C’est pourquoi il lui avait ordonné de lui ramener des délices. Mais, il l’avait mis en garde que ces mets soient dans la sainteté. Comme l’ont dit nos Sages ZL (Berechit Rabah 65,13) ‘vérifie bien ton couteau et effectue une belle Chehitah, pour ne pas en venir à manger un cadavre’. De même il lui a également dit de lui préparer des mets comme il les apprécie, sous la forme de commandement positif (Tikounei Zoha 28,58). Pour qu’au moyen de cette consommation il puisse retrouver ce que sont (Chemot 35,13) « les pains de proposition ». Rivkah entendit tout cela. Elle savait parfaitement que Esaw était un scélérat. Au moyen des mets qu’il s’apprêtait à donner disparaîtrait encore plus les soixante-dix facettes de la Torah. Et la bénédiction pour le revenu allait être encore plus dissimulée. Raison pour laquelle elle ordonna à Yaakov d’aller dérober ces bénédictions. Il devait donc lui-même se revêtir avec les habits de Esaw. Ce qui revient à revêtir la Torah dans des récits extraordinaires. Grâce à eux on provoque le réveil du sommeil. Jusqu’à mériter de réparer et de compléter le principe de la crainte de Yitshak. Ainsi est attiré le principe de la prolongation des jours. Et l’on mérite de recevoir une grande richesse, ce que sont les bénédictions.

Tout cela s’est passé durant la nuit de Pessah, comme l’ont dit nos Sages ZL (Rachi Berechit 27,9). Durant cette nuit Yaakov a amené à son père ces mets, et il a reçu les bénédictions. C’est durant cette même nuit que nos Pères sont sortis d’Égypte. La Sortie d’Égypte correspond au réveil du sommeil, quand l’exil est symbolisé par le sommeil (Zohar Berechit 28.). L’essentiel de la Sortie d’Égypte s’est produit grâce à ce que représente Yossef (Zohar Bechalah 46). Comme il est écrit (Chemot 13,19) « Moshe prit avec lui les ossements de Yossef ». Yossef avait été ‘volé’ de la maison de son père. Comme il est écrit (Berechit 40,15) « j’ai été volé du pays des Hébreux ». Raison pour laquelle par la suite, lorsque ses frères se sont trouvés face à lui, tout s’est déroulé selon des dissimulations, des artifices. Comme il est écrit (ibid. 42,7) « mais il se dissimula vis-à-vis d’eux ». 

Et même pour finir, lorsqu’il voulut leur dévoiler sa face, leur faire connaître la vérité, ce fut lors de l’intrigue de l’accusation du vol de la coupe qu’il avait fait placer dans le sac de Binyamin. C’est une allusion que lorsque le Juste, correspondant à Yossef, veut se faire reconnaître par Israël, pour leur montrer son véritable visage, il procède avec eux au moyen de nombreuses circonvolutions, différents subterfuges. Jusqu’à ce qu’ils finissent par vraiment le reconnaître. Tout ce qui se rapporte aux récits extraordinaires mentionnés, dans lesquels sont revêtus différents aspects de la Torah. Ce sont toutes les dissimulations et les arrangements déployés par les Justes dans le but de réveiller le monde de son sommeil. Car il n’existe aucun autre moyen de nous sortir de notre sommeil.

Source: Elhanan Mepek