Parachat 'Hayei Sarah
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L'essence des Voies de Hachem

Paracha Vayera

En référence au verset (Berechit 18,19) « Je l’ai distingué, pour qu’il prescrive à ses fils et à sa maison après lui d’observer la voie de Hachem, en pratiquant la bienfaisance et la justice ». Il s’agit de l’essence des Voies de Hachem, de réaliser et parfaire ensemble la charité avec le jugement. Et cela se rapporte à (Chemot 24,7) « accomplir et à écouter », à la Torah et à la Tefilah, l’étude et la prière. Ce sont tous les ordres transmis aux fils et aux filles à venir après lui. L’idée principale de ce commandement se rapporte à inclure la compréhension dans l’action.

D’où la relation avec le sujet traité dans la Parachah concernant Sodome. Hachem dit (Berechit 18,17) « cacherai-Je à Abraham ce que Je vais faire ?... » avec Sodome. Pour quelle raison (suite 18) « puisque Avraham deviendra une nation grande et puissante, et que toutes les nations de la terre seront bénies en lui ! » Pour nous faire saisir combien Hachem apprécie les supplications des Justes (Yevamot 64.). Il souhaitait qu’Avraham s’engage à exprimer ses prières en faveur de Sodome devant Lui. Comme il est ramené dans le Midrash (Berechit Rabah 49,12) l’allégorie que Hachem se conduit selon les prières d’Avraham. Car, bien que les évènements ne se sont pas déroulés en fonction des demandes d’Avraham de sauver Sodome des décrets, malgré tout ses prières n’ont pas été perdues. En vérité, elles ont eu une très grande influence. Par le mérite de ses prières en faveur de Sodome,

grâce à elles Lot, et sa descendance, ont été sauvés. D’elles s’enracinent et viennent l’étincelle de David, du Mashiah, comme nous l’ont expliqué nos Sages ZL. Et bien qu’avait déjà été envoyé l’ange pour sauver Lot, malgré tout était encore nécessaire un réveil d’en bas, la multiplication des prières et des supplications, pour parvenir à la délivrance et sauver Lot depuis l’intérieur du chaos. Et ainsi sauver David et le Mashiah qui descendent de lui. D’où le lien dans le verset avec (Berechit 18,19) « parce que Je sais » où il est mentionné les notions de la charité avec le jugement.

Parce que toute la puissance de la prière, pour annuler un décret, vient seulement grâce aux demandes devant Hachem. Bien qu’il soit décidé et voulu quelques décrets et rigueurs, que nous en soyons protégés, et même s’ils s’avèrent être mérités en fonction d’un véritable jugement, malgré tout il existe chez Lui ce principe de la magnanimité à l’intérieur de la rigueur du jugement. Lorsque les Justes prient, ils peuvent réveiller et attirer la charité et la mansuétude à l’intérieur du jugement à tel point, qu’ils parviennent à complètement annuler le décret. Parce que Hachem, même dans le jugement, exerce Sa Bonté. Ce sont des notions exceptionnelles et extraordinaires, elles dépassent absolument tout notre entendement et notre compréhension. Raison pour laquelle Hachem mentionne ce principe de la charité avec le jugement précisément avant de dévoiler à Avraham le décret contre Sodome. Pour qu’il comprenne la nécessité de prier en leur faveur. De là ressort la compréhension de l’essence de la puissance de la prière.

En référence avec le verset mentionné en introduction, il ressort à l’évidence que « les voies » de Hachem consistent à la réalisation de la charité avec la justice. Et, comme expliqué, qu’à l’intérieur du jugement s’exerce la mansuétude. Cela, il ne nous est pas du tout donné de l’appréhender. Ce sont les conduites de Hachem qui ne nous sont pas compréhensibles. À ce sujet Moshe Rabenou a demandé (Chemot 33,13) « fais-moi connaître Tes Voies ! ». C’est-à-dire Sa Conduite dans Ses Jugements et dans Sa Bonté. Comment Il conduit Son Monde avec ces deux attributs qui nous apparaissent comme étant contradictoires ! Il voulait savoir comment il convient de prier en faveur d’Israël. Rachi là-bas nous explique : « fais-moi connaître le paiement de ma récompense pour se peuple ! » Pour saisir comment il peut annuler toutes sortes de décrets qui sont défavorables à Israël. Jusqu’à ce que par la suite Hachem lui ait répondu (Chemot 33,19) « Ma Bonté tout entière Je veux la dérouler devant ta face », Rachi nous explique « le moment est venu pour toi de contempler de Ma Gloire ce que Je te permettrai d’en voir. Car Je veux et Je dois t’enseigner la manière de prier ».

 Il lui a dévoilé tous les treize Attributs de miséricorde. Ils correspondent à la prière de Hachem. Il s’ensuit que cette notion de la charité avec la justice est relative aux voies de Hachem. Ce qui se rapporte à (Berechit 18,19) « pratiquer selon la voie de Hachem la vertu et la justice », qui constituent effectivement les conduites de Hachem. Aussi, chacun d’Israël, qui vient de la descendance d’Avraham, doit obligatoirement emprunter ce cheminement. Parce qu’il nous est imposé de nous attacher aux Attributs de Hachem, comme nous l’enseignent nos Sages ZL. De là tout l’amour de Hachem pour Avraham (Berechit 18,19) « pour qu’il prescrive... d’observer... la bienfaisance et la justice ». Pour que tous ses enfants et sa descendance, dans les générations à venir, soient attentifs à garder ces indications de Hachem. Pour emprunter les chemins de Hachem, ce qui correspond à la charité avec la justice. En ayant constamment la croyance qu’il existe des conduites de Hachem qui nous restent extrêmement voilées. Tout ce qui se rapporte à la charité avec la justice mentionnée. Tout ce qui représente l’essentiel de l’existence de la Torah, pour tout un chacun parmi Israël, en fonction de ce qu’il est. Dans toute la rigueur de notre exil, aussi bien général que particulier. Cela constitue la base de notre rapprochement vers Hachem, pour chacun, n’importe où il se trouve et se situe à ce moment.

En se basant uniquement sur cette notion du jugement, il s’avérerait difficile de se rapprocher de Lui. En raison de l’impressionnante grandeur de Hachem, en se basant sur une atteinte contre la Torah, ne serait-ce que de l’épaisseur d’un cheveu, il aurait convenu selon la stricte rigueur du jugement qu’il revienne à l’individu ce qu’il devrait endurer. Mais nous devons nous en remettre seulement à l’assurance de Sa Bonté, de Sa Charité dans Sa Conduite avec nous, par tous Ses Cadeaux gratuits. Pourtant, s’il en allait ainsi, nous n’aurions rien à faire ! Si nous ne recevons que sur la base de la charité et des dons gratuits. Aussi nous devons annuler nos conceptions face à celles des véritables Justes. Et nous devons croire que dans Ses Chemins, Hachem désire la charité et la justice. C’est-à-dire que dans le jugement lui-même, Il pratique la charité. Ce qui dépassent notre entendement.

Par conséquent, chacun doit s’efforcer de garder les chemins de Hachem, et emprunter ces voies. En se renforçant lui-même de façon constante dans son attachement à Hachem et Sa Torah. En pratiquant la charité, pour ne pas tomber de ses convictions à cause de quoi que ce soit. Du fait qu’existe ce principe des voies de Hachem qu’il ne nous est pas donné de comprendre. Tout ce qui se rapporte à la charité et à la miséricorde gratuite. Aussi, et malgré tout, chaque possibilité qui se présente de dispenser le moindre bien, en s’éloignant du mal, je me trouve dans l’obligation d’attraper et de saisir, chaque jour de mon existence, tout ce qu’il m’est donné pour pratiquer et exercer les jugements de la sainte Torah, autant que possible. Et si j’applique ne serait-ce qu’une infime partie, malgré mes innombrables fautes, malgré tout, là existe le principe de cette charité. Aussi, il convient de réaliser chaque jour, à chaque instant, tout ce qu’il m’est donné d’accomplir. Et cela correspond au principe de la justice. C’est-à-dire les commandements et les décrets de la Torah. Par conséquent, chaque individu doit suivre ces chemins, s’engager et garder les voies de Hachem. Tout ce qui correspond à la charité et au jugement. Ces actions, relatives aux conduites de Hachem, qu’il ne nous est pas donné de saisir. Mais grâce à elles, tout un chacun peut parvenir à se maintenir et à vivre le service divin tous les jours de son existence.

Toute cette conduite a commencé avec Avraham. Mais, l’essentiel a été attiré grâce à Yaakov. Parce que sa couche a été intègre. Comme le souligne étonnamment le Midrash (Vayikra Rabah 36,4) « nos Sages ont dit : Avraham a existé seulement par le mérite de Yaakov ! Selon ce qui est écrit (Berechit 18,19) « Si Je l'ai distingué, c’est pour qu’il prescrive à ses fils et à sa maison après lui d'observer la voie de Hachem, en pratiquant la vertu et la justice ». Seulement chez Yaakov nous trouvons « la charité et la justice », comme il est écrit (Ps. 99,4) « Tu exerces en Jacob la justice et l’équité ». De même chez les grands et véritables Justes dans chaque génération, ils attirent sur nous ces voies. Pour supprimer toutes sortes de décrets négatifs qui nous seraient destinés. Pour nous renforcer dans l’accomplissement de la Torah. Même depuis les profondeurs de nos chutes dans cet amer exil.

 Car l’essentiel de notre renforcement et de notre existence dépend de cela. L’essentiel de la conclusion de ces notions s’effectuera grâce à notre saint Mashiah, qu’il vienne rapidement et de nos jours ! Comme il est écrit à son sujet (Ps. 72,1) « donne Tes Jugements au roi et Ta Justice au fils du roi ». Ainsi, pour David, qui correspond au Mashiah, il est dit (Chroniques I 18,14) « il régna sur tout Israël, faisant droit et justice pour tout son peuple ». Parce que l’essentiel de la délivrance d’Israël, par David le Mashiah, vient grâce à ce principe de charité avec la justice. Ainsi s’annulent tous les mauvais décrets. Et dans le monde s’adoucissent toutes sortes de jugements. Alors se diffusent des conseils, des conduites et des renforcements pour chacun parmi Israël. Pour qu’ils se réveillent chaque fois à nouveau pour se rapprocher de Lui, béni soit-Il. Tout cela représente l’essentiel de la base de la délivrance.

Source: Eliran Mepek