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L’œuvre de vos mains

Paracha Vayelekh


« Car je sais qu’après ma mort vous irez dégénérant, et vous dévierez du chemin que je vous ai prescrit; mais il vous arrivera malheur dans la suite des temps, pour avoir fait ce qui déplaît au Seigneur, pour l’avoir offensé par l’œuvre de vos mains! »

Le prophète crie (Ochea 57,1) « le Juste périt et personne ne le prend à cœur, les hommes de bien sont enlevés, et nul ne s’avise que c’est à cause de la perversité régnante que le Juste disparaît ». En vérité, il nous incombe de rechercher inlassablement le vrai Juste. Cela concerne même ceux déjà proches de lui. Pour mériter de se rapprocher vers lui, d’importants efforts doivent être engagés. Et ainsi recevoir de plus en plus des conseils venant de lui. Car le Juste se cache constamment à la vue du monde. En raison des dommages provoqués, il s’éloigne beaucoup de nous. Au point où il devient difficile de saisir et de s’imprégner de sa puissante lumière. Il est exigé de nous de multiplier nos demandes et nos recherches pour le trouver. Cela est valable durant son existence. Donc, à bien plus forte raison après sa disparition vers des sommets élevés. Dorénavant, cela exige encore plus de demandes et de recherches en examinant dans ses saints enseignements, en suivant les chemins tracés pour nous. Et multiplier nos sollicitations et nos supplications devant Hachem, béni soit-Il.

Jusqu’à que coulent des larmes en déversant notre cœur comme un torrent d’eau devant Lui. Pour avoir le mérite de trouver et de saisir l’intériorité de ses saints enseignements, tout ce qui correspond au Juste lui-même. En effet, pour nous, l’essentiel de ce que représente le Juste se situe dans ses

saints livres. Là est cachée la sainteté de son esprit. Il est également nécessaire de croire qu’à l’évidence il se trouve un ou plusieurs de ses vrais élèves à avoir reçu de ses enseignements et de ses directions, des conseils et des allusions à même de donner de la vie à tout. Car il n’existe aucune génération orpheline. Assurément, le Juste ne disparaît pas tant que n’éclaire pas sa bénédiction après lui. Ce sont tous ses vrais élèves. Ils sont capables de révéler ses saints enseignements, comme s’il n’avait pas disparu. Lorsque ses élèves dévoilent sa pensée, c’est comme s’il était revêtu dans leurs paroles. Et cela doit être considéré comme s’il était effectivement vivant. Comme l’indiquent nos Sages ZL (Yevamot 96:) sur le verset (Ps. 61,5) « je voudrais séjourner à jamais sous ta tente ». Est-il possible à une personne de vivre dans deux mondes ?! 

Mais, chaque étudiant-savant qui mentionne quelques paroles au nom d’un Sage ZL (ibid. 97.) c’est ‘comme si ses lèvres bougeaient dans la tombe’, etc. Cela ressort particulièrement pour les éloges funèbres imprimés dans de nombreux livres de commentateurs. Dans la plupart de leurs introductions, ils mentionnent nos Sages ZL qui indiquent que les vrais érudits vivent pour toujours. Comme l’a dit Rav (Shabat 153) ‘le cœur des personnes pleure sur moi, alors je me trouve là-bas’. Mais, il est nécessaire de beaucoup rechercher et de demander après le véritable élève, celui qui a reçu comme il convient véritablement de son maître. Au point où leurs paroles correspondent à l’esprit dans la sainteté, lorsqu’ils dévoilent la lumière des enseignements de son Rav. Alors, se clarifie l’imagination de tous ceux qui lui sont proches. Et pour tout un chacun, en fonction de son rapprochement, de sa sainteté, de sa propre recherche, ainsi se clarifie pour lui d’autant plus son imagination.

Ainsi se renforce encore plus la croyance dans le renouvellement du monde. Cela représente l’essentiel de l’existence du monde. Ce qui correspond au six du mois de Sivan, quand la Torah a été reçue. Le monde entier dépend de cela. Tant que se trouvent de telles personnes intègres, occupées dans ses notions, elles sont appelées des justes. Ce qui correspond à Moshe Rabeinou ‘vivant’. Mais, dès le moment où s’affaiblissent ces conceptions, cela doit être considéré comme après son décès. À ce propos, il est dit (Devarim 31,29) « car je sais qu’après ma mort ». C’est-à-dire à chaque instant, dans chaque génération, lorsqu’il y a affaiblissement. Aussi, après la disparition du Yehoshoua et des Anciens, ils ont été perturbés et contrariés dans leur conduite et ils se sont fourvoyés dans l’idolâtrie. Tout le contraire d’une sainte croyance et conduite. En fonction de leur conception, cela doit être considéré comme si Moshe Rabenou était mort. Il est dit (ibid.) « alors vous irez dégénérant, et vous dévierez du chemin ». Mais quand Hachem, béni soit-Il, a suscité pour eux une délivrance. Par exemple avec Atniel fils de Kenaz, il a été le premier des Juges. Alors, aussitôt cela est considéré comme si Moshe Rabenou était vivant (Shoftim 3,9). Ainsi, de Juge en Juge, de génération en génération, jusqu’à la fin finale. Et malgré le fait que la Torah va en s’amoindrissant, et elle s’oublie d’Israël, que nous en soyons protégés, comme ils ont déjà alors prophétisé. Malgré tout, il se trouvera toujours des individus très précieux. Ils se renforceront pour rechercher et demander après les Paroles de Hachem. Ce sont tous les renouvellements transmis par ces vrais Justes sur la Torah. Ils ont supplié jusqu’à trouver des élèves sincères correspondant à Yehoshoua. Grâce à cela se renforce la Emounah / confiance. Ainsi se présentent des nouveautés dans ce monde, et tout peut être réparé.

Et d’autant plus les Justes disparaissent du monde, il devient nécessaire de rechercher et de demander encore plus après eux. Parce que chaque vrai Juste et ses élèves représentent Moshe Rabenou et Yehoshoua. Car ce Juste doit être considéré comme le Maître, le Rav d’Israël. Et ses élèves, qui transmettent son enseignement, sont comme Yehoshoua. Selon le principe (B.B : 75) ‘la face du soleil et la face de la lune’ mentionnée par nos Sages ZL. C’est la face de Moshe, par rapport à celle du soleil, et celle de Yehoshoua par rapport à la lune. Raison pour laquelle après la disparition du vrai Juste, le Maître, s’impose une recherche d’autant plus intense. Parce qu’après sa disparition, ce principe du soleil, alors la lune domine, le principe de l’élève. Cette notion de la face de Yehoshoua, comme celle de la lune. Et la lune se diminue et elle se complète constamment. 

Tout dépend du service des enfants d’Israël. Car il est connu, tout notre service, notre travail, consiste à compléter ‘l’atteinte’ la lune. L’essentiel pour réparer et remplir les manques de la lune s’opère grâce à la demande et à la recherche après de vrais Justes. D’où la nécessité après la disparition du Juste, au moment où commence la domination de ce que représente la lune, d’augmenter la recherche et les demandes pour savoir où se situe l’esprit de sainteté du vrai Juste, correspondant à Moshe Rabenou. Et même si durant l’existence du Juste, il était nécessaire de beaucoup demander. Bien que par rapport au soleil, il n’existe pas cette notion de diminution. Malgré tout, parfois, il est caché derrière des nuages. Ceux qui obscurcissent la vue du soleil à nos yeux. Cela se rapporte aux ‘écorces’ représentées par Essaw et Ishmael (Zohar Pinhas 252). D’elles sont attirés toutes sortes d’opposition et de voilement du vrai Juste.

À cause de cela, il est tellement difficile de le connaître. Même celui qui a le mérite d’aller vers lui, il doit fournir des efforts pour recevoir de lui ce dont il a besoin. Aussi, assurément après sa disparition, il devient nécessaire de demander bien plus pour recevoir de sa sainte lumière qui subsiste encore. Car règne alors avec plus de rigueur la domination du principe de la lune. Elle amoindrit et fait tout disparaître en fonction des réparations ou de dommages provoqués par les hommes. Raison pour laquelle s’imposent d’autant plus cette recherche et ces supplications pour trouver la lumière de ce vrai Juste. 

Jusqu’à parvenir à extraire ce principe du voilement de la lune, tant elle est diminuée et atteinte. Comme il est écrit dans le saint Zohar sur le verset (Ps. 81,4) « sonnez le Chofar à la nouvelle lune, au jour fixé pour notre solennité ». Lorsque la lune se cache à cause des transgressions d’Israël, alors elle s’exclame ‘ne me regardez pas !’. Et comme se sont interrogés nos Sages ZL (R.H. 8) ‘quelles sont la fête et la néoménie durant laquelle la lune se cache ? Ils ont répondu : c’est durant Roch Hachanah’. Par conséquent, ils ont institué tous ces suppléments lors de Roch Hachanah. Mais, à chaque Roch Hachanah nous devons intensifier nos recherches, jusqu’à mériter durant ces saints jours de nous rapprocher vers un tel Juste véritable. Jusqu’à recevoir de lui un éclairage correspondant à la sainteté de l’esprit. Et ainsi parfaire notre Emounah. Ce principe se retrouve également durant Shavouot. Ces deux fêtes ont en commun le rappel du Don de la Torah. Comme nous le mentionnons à Roch Hachanah, durant les bénédictions pour les sonneries du Shofar, la réception de la Torah, en disant ‘Tu nous as dévoilés, etc.’

Et c’est (Yeshayah 57,1) « le juste périt et personne ne le prend à coeur ». Car en vérité le Juste ne ment pas ! Seulement, il est perdu pour ceux qui l’abandonnent. C’est-à-dire les Nefashot d’Israël qui n’ont pas eu le mérite d’engager des poursuites, comme il convient, pour le trouver jusqu’à sa disparition. Alors, ils sont perdus. Selon (Ps.31,13) « mon souvenir disparaît des cœurs comme celui d’un mort, je suis tel un vase perdu ». Rachi nous explique ‘la perte est appelée d’après celui qui l’abandonne’. Parce que celui qui perd quelque chose, il n’a pas conscience de sa perte. Seul le Juste est conscient et ressent une douleur pour ce qui est perdu, du fait de sa miséricorde pour eux. Mais personne ne prend à cœur et est capable de ressentir la perte du Juste, il est perdu à cause de l’abandon des Nefashot. Car effectivement, l’essentiel de la souffrance découle de l’abandon des Nefashot. 

Elles ne se réveillent pas pour saisir cette amère douleur. Mais ceux qui restent attachés au Juste sont appelés des personnes de miséricorde, d’après le nom de leur Maître. Celui qui est vraiment un homme de miséricorde. Parce qu’il est occupé à attirer (Meguilah 13,1) le ‘fil de miséricorde’, le principe (Ps. 89,3) « tu as rendu immuable ta fidélité ». Le Prophète crie également à propos de ces personnes de miséricorde, elles disparaissent là où il ne nous est pas donné de comprendre. Parce que le Juste disparaît seulement à cause du mal. Ce mal correspondant à la faute du veau d’or, la faute contre la Emounah. Elle a été causée par l’affaiblissement dans la recherche après Moshe Rabenou. C’était au moment où il s’est élevé vers les hauteurs supérieures. Alors, ils ont dit (Chemot 32,12) « faut-il que les Égyptiens disent ‘c’est pour leur malheur qu’il les a emmenés ». Et il est écrit (ibid. 14) « et Hachem révoqua le malheur qu’il avait voulu infliger à son peuple ». Lorsqu’Israël ne s’engage pas comme il convient dans sa recherche pour trouver le vrai Juste, celui qui correspond à Moshe Rabenou. Alors se réveillent, que nous en soyons protégés, les graves menaces proférées par l’accusateur. Alors le Juste est considéré comme s’il était mort. C’est au moment où de mauvaises actions sont accomplies. Et lorsque ne sont pas engagées correctement des recherches pour rechercher le Juste que nous avons perdu. Alors, le Juste disparaît. Mais, dès le moment où il y a prise de conscience et réveil pour s’engager dans de réelles recherches pour le trouver, alors effectivement il est considéré comme étant vivant. Parce que les vrais Justes sont toujours considérés et appelés des vivants.

Chabat Chalom
Elhanan