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Alors, Israël a crié vers Hachem

Paracha Vayelekh

La notion (Chemot 1,1) « et voici les noms... » se rapporte essentiellement à tous les exils, et plus particulièrement à l’exil d’Égypte. Ils sont la conséquence de l’atteinte contre l’intégrité du savoir, de la conscience. Raison pour laquelle précisément l’Égypte a décrété de jeter tous les garçons dans les eaux du Nil. Alors, Israël a crié vers Hachem. Cela correspond aux cris de l’enfantement. Grâce à cela né l’esprit et s’est dévoilé Moshe Rabenou. Il représente le savoir. Et sa sœur Myriam est venue et elle l’a sauvé. Les Égyptiens ont voulu faire disparaître l’esprit, d’où leur décret contre les garçons. Parce qu’à travers eux se transmet l’esprit de génération en génération. De là la nécessité de laisser après soi des garçons dans le monde. Ils représentent un savoir établi. C’est pourquoi les Égyptiens ont dit (ibid. 1,10) « Eh bien ! rusons à son égard », ils ont voulu les tuer en les jetant dans les eaux (Sotah 11).

Car, dans celles-ci disparaît l’esprit, et aussi de là-bas on tire l’esprit grâce aux cris. Ce qui correspond aux sept voix mentionnées par le roi David à propos des eaux. Parce qu’elles sont relatives au savoir, comme il est écrit (Yeshayou 11,9) « le pays est rempli de la connaissance de Hachem, comme les eaux couvrent le fond de la mer ». Mais Israël a réagi et ils se sont accrochés à la Emounah / confiance dans leurs Pères. Les enfants d’Israël ont crié vers Hachem. Ce qui constitue l’essentiel de la réparation de l’exil, de toutes les souffrances et des douleurs. Elles découlent toutes d’une absence dans le savoir. Lorsque l’esprit a disparu. Raison pour laquelle il s’impose de crier !

Et notre long et amer exil, il découle entièrement du manque d’esprit et de savoir dans la sainteté. C’est pourquoi Hachem envoie toutes sortes de pénibles épreuves, que nous en soyons protégés, en général et en particulier, pour tout en chacun. Tout pour que l’homme crie vers Hachem ! Pour que chacun, en fonction de sa situation, enfante et dévoile le saint savoir grâce auquel se réalisera la Délivrance. Selon (ibid. 66,8) « qui a entendu cela ? qui a vu rien de semblable ? la terre est-elle produite en un jour, une nation naît-elle en une fois ? Tsione a éprouvé des douleurs et enfanté ses enfants ». Parce que maintenant, à la fin de l’exil, nous sommes dans la situation (ibid. 37,3) « car les enfants sont près de sortir du sein maternel, mais il n’y a point de force pour enfanter ». Pour cela, chacun doit crier selon sa prise de conscience du manque de savoir dans son esprit, de son éloignement de Hachem et de la Torah. Chaque cri émis par quiconque d’Israël, depuis là où il se situe, enfante de l’esprit. Et de cela dépend la Délivrance.

L’essentiel de la première délivrance de l’Égypte, de même pour la dernière délivrance que nous souhaitons et espérons qu’elle intervienne à chaque instant, elle interviendra essentiellement grâce à ce que représente Moshe Rabenou. Il représente le savoir. Parce que ce qui s’est passé, c’est ce qui interviendra (Tikounei Yohar 18,36:). C’est le Juste qui se retrouve dans toutes les générations. Grâce à lui vient principalement l’attirance du savoir propre à chaque génération. Mais, en raison des dommages provoqués durant chacune d’elles, disparaît l’esprit. Et à cause de cela est voilé et caché le savoir du vrai Juste à l’intérieur de nombreux voilements dans des voilements. Il s’ensuit qu’il ne nous est pas possible de le distinguer au moyen de la vision avec nos yeux, en raison de l’intensité des voilements. Cela est essentiellement provoqué à cause des extrêmes discordes et accusations entre les étudiants-savants eux-mêmes, durant toutes les générations. Et encore plus intensément maintenant vers la fin des jours. Ce qui correspond (Devarim 31,18) « alors même, Moi Je persisterai à dérober ma Face, à cause de tout le mal ». Cela est mentionné en relation avec ces derniers jours. Ce sont toutes les interrogations, les troubles et les perplexités qui assaillent chacun à propos des vrais et intègres Justes de la génération. Tout découle des voilements et des obstructions dans l’esprit, tout ce qu’on ne mérite pas d’appréhender parfaitement. 

Là se situe l’essentiel de son libre arbitre. Lorsqu’on ne parvient pas à comprendre immédiatement ces questions qui nous troublent. Certaines sont impossibles à résoudre durant tous les jours de notre existence dans ce monde. Par exemple : le savoir déterminé par rapport au libre arbitre. Parce que celui capable de les saisir sortirait de la définition de l’homme. Et le libre arbitre qui le caractérise serait supprimé. Mais également pour les difficiles questions qu’une personne parvient à saisir. C’est-à-dire les interrogations que l’homme parvient à appréhender dans l’intériorité de son intelligence. Il est également impossible de les appréhender et de les comprendre facilement et intégralement. Il est nécessaire de fournir de grands efforts dans le service de Hachem. Principalement au moyen de ces deux principes : tant dans l’étude de la Torah ou lors de la Tefilah / prière, crier beaucoup vers Hachem. Pour ainsi sanctifier les « sept flammes ».

 Pour chacun en fonction de son éloignement de ces notions. Comme chacun est censé le savoir pour lui-même, combien il se trouve éloigné du véritable savoir ! Raison pour laquelle, il est confronté à des questionnements et à de nombreuses interrogations au sujet de la véritable connaissance des vrais Justes, et de ceux qui leur sont attachés. Ils représentent les bases mêmes du savoir et de la pensée. Aussi, de cela dépend tout notre libre arbitre. Celui qui recherche sincèrement la véritable vérité, il crie beaucoup vers Hachem, il examine en profondeur ses actions. Plus particulièrement tout ce qui se rapporte à la sainteté des « sept flammes ». Comment il se comporte avec elles ? Alors, il parvient à vraiment comprendre et au moins à se sauver en cessant de se renforcer et de s’opposer à la véritable vérité. Il parvient à saisir ses propres manques et combien il se trouve encore éloigné du savoir véritable. Combien, pour l’instant, il n’est pas encore parvenu à sanctifier comme il conviendrait les « sept flammes » ! Ce que sont les yeux, la bouche, etc.

La libération de l’exil égyptien a été possible grâce aux cris et aux supplications adressées vers Hachem. De même maintenant ceux-ci sont indispensables. C’est (Yermiyah 3,14) « revenez, enfants rebelles ». Car l’essentiel de toutes les souffrances et des exils sont la conséquence d’un manque dans le savoir. Ce qui se rapporte aux enfants rebelles. Parce que tous évoluent dans ce monde effectivement comme quelqu’un de perturbé et d’excité. Comme il est écrit (Yeshiyaha 57,17) « le dévoyé marche selon le chemin de son cœur ». Mais, lorsqu’un homme procède à son introspection, et il admet combien il est perturbé et excité lorsqu’il poursuit les inclinaisons de son cœur, et lorsqu’il n’examine pas et ne prend pas en considération sa finalité éternelle. Alors de toute évidence, il voudra se sauver et il criera très fort vers Hachem. Grâce à cela il méritera, en fonction de sa situation, d’enfanter de l’esprit, des pensées et du savoir. Essentiellement ainsi interviendra la Délivrance, générale et particulière, pour chaque personne et en tout temps.

Il s’ensuit de tout ce qui précède que l’essentiel de tous les exils, de toutes les souffrances, du corps et de l’esprit, tout découle d’un manque de conscience et de savoir. C’est la conséquence de l’absence de sanctification des « sept flammes » comme il conviendrait. Également, parce qu’on ne crie pas comme il faudrait vers Hachem. À cause de cela disparaissent l’esprit et le savoir. De là tous les éloignements de Hachem et des véritables Justes. D’où découlent toutes les différentes formes d’exil. Et l’homme se définit par la possibilité de choisir, du libre arbitre. C’est le propre de tout un chacun. Même s’il ne comprend pas immédiatement la solution aux profondes questions qu’il ressent dans son cœur à propos des vrais Justes et de leurs élèves. Parce que s’il parvenait à saisir aussitôt l’essence de la vérité et la grandeur des qualités et leur sainteté, et comment il pourrait mériter tout le vrai et éternel bien grâce à eux, assurément il irait en courant se rapprocher d’eux. Il s’attacherait à la poussière de leurs pieds. Mais la vérité est cachée et voilée par tellement d’oppositions et de différends. Ils mettent des obstacles en instillant des perplexités qui s’élèvent dans le cœur de ceux qui pensaient se rapprocher. Là se situe tout le libre arbitre. Par conséquent, il s’avère extrêmement difficile de résoudre intellectuellement les graves questions que l’on ressent au fond de soi au sujet de la véritable intégrité des Justes. Mais...

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