Parachat 'Hayei Sarah
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Charité avec piété

Paracha Tzav

La Tefilah de l’après-midi, ‘Minhah’, est appelée ainsi en relation avec la notion de Tsedakah / charité, en se basant sur le verset (Malahi 3,3) « attachés au service de Hachem, ils présentent des offrandes / Minhah avec piété ». En effet, la réparation effectuée au moyen de la Tsedakah doit correspondre au sacrifice de ‘Minhah’. 

Il s’agit du sacrifice apporté par le pauvre avec tout son Nefesh / âme. Ainsi nous l’explique Rachi sur le verset (Vayikra 2,1) « quand une personne veut apporter le sacrifice d’une offrande / Minhah », le mot « âme » n’est employé à propos d’aucune des offrandes de Nedavah / volontaire, sauf à propos de la Minhah. Et qui est-ce celui dont la nature le pousse à présenter une Minhah ? Le pauvre ! Le Saint, béni soit-Il, a dit : Je lui en tiens compte comme s’il avait offert sa propre « âme » (Menahoth 104b). Effectivement, il arrive parfois que les

perturbations se renforcent tellement, au point de porter atteinte également contre de paisibles personnes. Ce qu’est l’état des personnes qui s’apprêtent à vouloir obtenir leur réparation au moyen de ce que représente la Tsedakah / charité. C’est la conséquence d’un manque de perfection relatif à l’outil de la Tsedakah. Quand il n’est pas à même de recevoir pleinement la splendeur de la lumière. Ce qui rend particulièrement difficile de réparer ces perturbations. Parfois, elles s’attaquent et parviennent à abîmer même ces gens paisibles.

Tout découle d’une imperfection dans l’accomplissement, comme il convient, du commandement de la Tsedakah. Parce que les avantages et les bénéfices à retirer de l’accomplissement de ce commandement sont au-delà du mesurable. Toute la Torah et toutes les réparations de tous les mondes dépendent de cela. Étant donné que tout a été créé pour Son Honneur. Et tout Son Honneur se dévoile précisément au moyen de la Tsedakah. Grâce à elle est attiré ‘un délice suprême’. Raison pour laquelle tous les commandements relatifs à la Tsedakah sont mis en relation avec la Torah entière (Chemot Rabah 31,3). Aussi, il importe de bien multiplier les actes de Tsedakah et de beaucoup demander à Hachem pour mériter d’accomplir ce commandement comme il convient. Pour donner vraiment avec un cœur entier, et effectivement en faveur de Son Nom. 


Pour qu’Il nous présente des pauvres dignes de foi. Car l’importance de la réparation effectuée par la Tsedakah consiste à dévoiler Son Honneur. Ainsi se répare et existe toute la Création. Raison pour laquelle il importe d’avoir l’intention, en donnant de la Tsedakah, que ce soit pour Son Honneur, et pas du tout pour son honneur personnel. D’où la nécessité de s’efforcer de la donner à de vrais nécessiteux, qui sont occupés précisément à dévoiler et démontrer Son Honneur. Il est regrettable que certains, à cause de nos fautes, donnent seulement à des personnes honorées. Ils se sentent, vis-à-vis de celles-ci, obliger de leur donner. Pour que leur propre honneur ne soit pas amoindri s’ils ne donnaient pas à de telles personnalités. Mais face à des pauvres intègres, occupés dans la Torah simplement et vraiment, ils ne prêtent absolument aucune attention. Il s’ensuit que la Tsedakah qu’ils distribuent s’avère n’être que pour leur propre honneur. Bien qu’il s’agisse évidemment, malgré tout, d’un don révélant de bons aspects du donateur. Mais par ce moyen, il s’avère difficile de réparer les perturbations au moyen d’une telle Tsedakah. Du fait qu’elle n’est pas elle-même pleinement et uniquement pour l’Honneur de Hachem. Car c’est ainsi que peut s’opérer l’essentiel de la réparation.

Par conséquent, l’essentiel de la réparation du la Tsedakah dépend du principe de Minhah. Il représente le sacrifice du pauvre. Car toute son intention, en amenant un sacrifice, est exclusivement pour les Cieux. En effet, il ne donne qu’un tout petit peu. Comme il ressort des paroles de nos Sages ZL (Menahot 110.) « à propos du sacrifice d’animaux, il est mentionné ‘d’odeur agréable’. Également pour le sacrifice de Minhah il est précisé ‘d’odeur agréable’. Pour nous apprendre à propos de celui qui à la possibilité de multiplier ses offrandes, et d’un autre qui les est restreint au minimum. À la condition que dans leur cœur ce soit uniquement pour les Cieux ». Il apparaît, comme une évidence, qu’assurément le pauvre à l’intention en donnant que ce soit uniquement pour les Cieux. Étant donné qu’il ne peut donner qu’un peu, il n’en arrive pas à retirer un honneur avec son offrande. De même, celui qui est riche, bien qu’il donne en abondance, il ne doit pas tirer de l’orgueil en donnant. Il ne doit pas penser à son propre honneur. Mais seulement, avec tout ce qu’il offre comme charité, bien que ce soit d’importantes sommes, il doit se considérer à ses propres yeux comme un pauvre. 

Parce qu’en définitive tout vient de Lui. Comme il est écrit (Chroniques I, 29,14) « et voici que dans ma détresse j’ai préparé pour la maison de Hachem, de l’or, de l’argent ». À chacune de ses donations, le roi David s’est considéré comme étant un pauvre. C’était sa conduite constante de s’appeler lui-même un pauvre. Comme il est écrit (Ps. 40,18) « moi, je suis un pauvre et un nécessiteux », et ainsi à de nombreuses reprises. Donner de cette manière la Tsedakah s’avère extrêmement précieux. En se considérant soi-même comme un pauvre, et ne pas du tout agir pour son propre honneur, mais seulement pour l’Honneur de Hachem. Le principe de Minhah représente le sacrifice du pauvre dont son intention réside seulement pour les Cieux. Il s’agit donc de l’essentiel de la plénitude de la Tsedakah, la notion (Malahi 3,3) « présentant l’offrande avec justice ». Grâce à cela est reçue pleinement la splendeur de la lumière, jusqu’à parvenir à réparer également les perturbateurs. Cette réparation s’avère particulièrement nécessaire au moment de la prière de Minhah. Parce qu’alors commence l’essentiel de la réparation des perturbations. Raison pour laquelle cette prière porte le nom de Minhah.

Il est écrit (Ps. 36,8) « combien précieuse est Ta Grâce » ! De ce verset nos Sages ZL ont appris qu’il n’est pas donné à tous ceux qui sont appelés à ‘sauter’ de le réaliser. La bonté et la charité sont très précieuses et renferment de grands mérites. En soi, cela représente un grand mérite de pouvoir donner de la Tsedakah à des pauvres intègres, seulement pour l’Honneur de Hachem. Et comme l’indique la suite de ce verset (ibid.) « à l’ombre de Tes Ailes les fils de l’homme sont à l’abri ». Il s’agit de ceux qui se placent sous Son Ombre, ceux qui sont véritablement démunis. En leur donnant se forme un ‘outil’ entier permettant de recevoir la lumière resplendissante des sphères supérieures. Ce qui correspond à l’Éden supérieur qu’aucun œil n’a jamais vu (Yechiyahou 64,3). Et c’est (Ps. 36,9) « ils sont rassasiés de l’abondance de Ta Maison ; Tu les abreuves du fleuve de Tes Délices ». Car lorsqu’on arrive à pratiquer une charité intègre, on mérite le ‘fleuve de l’Éden’, ce qui correspond à ‘la splendeur de la lumière’.

La prière du soir a été instituée par notre Père Yaakov (Berahot 26:). Il est notre Patriarche par excellence (Zohar 1,119). Il représente l’essentiel de la réparation de la faute du premier Homme. Celui-ci avait porté atteinte contre cette notion mentionnée des ‘perturbateurs’. Notre Père Avraham avait commencé à attirer cette notion de ‘splendeur’ grâce à la multiplication de la charité qu’il a distribuée. Il a été le premier à être tellement généreux du cœur (Sotah 49:). Raison pour laquelle il a institué la prière du matin, le commencement de la journée. Notre Père Yitshak a été occupé à adoucir ce principe des ‘perturbateurs’, pour qu’ils ne portent pas atteinte contre ceux attirés par le principe de la ‘bienveillance’. Ce qui correspond à la prière du milieu de la journée, Minhah. Et notre Père Yaakov a effectué l’essentiel de cette réparation, raison pour laquelle c’est lui qui a institué la prière de la conclusion de la journée, Arvit. Il s’agit d’une réparation extraordinaire. Car durant la nuit, au moment du renforcement de l’obscurité, les ‘perturbateurs’ dominent et portent le plus atteinte. Parce que (Ps. 104,20) « la nuit où circulent tous les hôtes de la forêt ». 

Ce qui se réfère aux ‘perturbateurs’ en général. Leur force vient à cause de nos transgressions. Elles sont appelées d’après l’expression ‘perturbation, destruction’. Comme il est écrit (Nehemiah 1,7) « nous T’avons gravement offensé, et nous n’avons pas observé les lois, etc. ». Principalement lorsqu’il est porté atteinte contre le principe de l’Alliance. Ce qui constitue l’essentiel de la faute contre la ‘splendeur’. Car leur domination s’exerce principalement durant la nuit, au moment de l’emprise de la faute contre l’Alliance. Il s’agit de la perte de la semence durant la nuit. Comme il est écrit (Ps. 17,3) « Tu sondes mon cœur, tu m’examines pendant la nuit, tu me mets à l’épreuve », et comme l’explique Rachi sur ce verset.

Raison pour laquelle, selon le strict jugement, la nuit ne devrait pas être un moment de Tefilah / prière. Car alors disparaît l’esprit qui correspond à l’absolue splendeur. Comme il est ramené dans le saint Zohar (3,22 : et 107:) « durant la nuit se déploient les ailes au-dessus du monde, ce qui obscurcit toutes les portes du Jardin d’Éden ». Le Jardin d’Éden représente l’essentiel de l’attirance de la ‘splendeur qu’aucun œil n’a jamais vue’. Durant la nuit ces portes sont fermées. Parce qu’alors l’esprit disparaît entièrement (Pri Ets Haim 17,1). Aussi, il n’était pas concevable que soit instituée une prière durant la nuit. 

Mais Yaakov, du fait de sa grande force, a institué la prière de Arvit. Parce que Yaakov représente le principe de la Vérité. Comme il est écrit (Mihah 7,20) « Tu donnes la vérité à Yaakov ». Grâce à la Vérité, il devient possible de réparer toutes les ‘perturbations’ dans le monde, tout ce qui correspond à la discorde. Ce que Yitshak a commencé à réparer en instituant la prière de Minhah. C’est au moment où commence seulement à pointer le soir, quand débute l’emprise des ‘perturbateurs’. Mais Yaakov, avec la prière de Arvit, il nous permet de prier même durant l’obscurité profonde de la nuit, au moment où ils atteignent le paroxysme de leur renforcement. Il a mérité de procéder à cette réparation du fait de son engagement total pour la Vérité. Grâce à cela est rendue possible l’annulation des toutes les ‘perturbations’ dans le monde.

Chabat Chalom et Pourim Sameah
Source: Elhanan Lepek