Parachat 'Hayei Sarah
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Chasse-moi du gibier

Paracha Toledot

Dans son désir de parvenir à bénir Esaw, Yitshak envoie celui-ci dans le champ, pour qu’il lui amène de la chasse. Comme il est écrit (Berechit 27,3-4) « sort dans les champs, et chasse-moi du gibier etc., apprête-moi un plat etc., afin que j’en mange, et que mon âme te bénisse ». Mais Esaw réussissait à tromper son père, à tel point que celui-ci pensait qu’il n’était pas mauvais. Raison pour laquelle, précisément, Yitshak l’a envoyé dans le champ pour qu’il lui ramène à manger. Et ainsi attirer l’abondance depuis l’extérieur vers l’intérieur. Alors, il sera à même de recevoir la bénédiction. Lorsqu’une personne est intègre et elle a confiance dans les Justes, comme Yitshak, et elle les prend sérieusement en considération. Parfois, c’est une grande qualité quand elle sort à l’extérieur, pour s’occuper des besoins de la subsistance. Parce que toute son intention ne réside pas dans le souhait de devenir une personne des champs. 

Elle veut seulement répondre à des besoins du moment, par l’intermédiaire de son commerce amener de l’abondance et des moyens de subsistance depuis l’extérieur vers l’intérieur. Et grâce à cela donner de la nourriture au Juste. Elle aspire ainsi à devenir apte à recevoir, comme il convient, la bénédiction. À l’évidence

, il n’est pas possible d’amener depuis l’extérieur vers l’intérieur vraiment un revenu, mais seulement en gardant le principe de l’Alliance et du Shabat. Ce qui correspond à la foi et à la croyance qui sont la source des bénédictions. Ces concepts viennent compléter les bénédictions. Yitshak pensait que Esaw admettait ces notions. Alors, il lui a dit de sortir vers les champs. Qu’il sortirait seulement pour répondre aux besoins du moment, en lui ramenant du gibier ! Que toute son intention serait seulement pour satisfaire son père. Afin de donner à manger au Juste. Parce que la consommation de ce dernier correspond au principe de la ‘Face du pain’. Aussi celui qui sort vers l’extérieur et il est occupé dans le négoce en vue d’apporter sa subsistance au Juste, assurément il a de quoi se réjouir et il lui revient toutes les bénédictions. Car précisément en amenant depuis l’extérieur l’abondance vers l’intérieur, pour la subsistance du Juste, cela correspond à la ‘Face du pain’. Et ainsi il amène l’abondance à l’intérieur.

C’est ce qu’a dit Yitshak à Esaw (ibid. 27,3) « et maintenant, je t’en prie, prends tes armes, ton carquois et ton arc ; sors aux champs et prends-moi du gibier ». Il exprime par allusion la réparation de l’Alliance et de la Emounah / croyance. Grâce à cela on permet à l’abondance venant de l’extérieur de pénétrer vers l’intérieur. Les mots en relation avec « tes armes » se rapportent à la Emounah. Elle correspond au récipient à même de recevoir toutes les bénédictions, toute l’abondance, toutes les lumières et les concepts relatifs à l’Éternel. Parce qu’il est impossible de recevoir quoi que ce soit, comme compréhension, bénédiction ou abondance, aussi bien matérielle que spirituelle, si ce n’est grâce à la Emounah. Elle est représentée par le principe de Royauté, il est le dernier de la liste des attributs. Elle se rapporte à l’ustensile qui reçoit tout. Par ce chemin passe toute l’abondance et les bénédictions. 

Parce que la Emounah vient effectivement compléter toutes les bénédictions. Elle devient l’ustensile qui permet de saisir la bénédiction. Elle correspond à cette notion que le Saint, béni soit-Il, n’a pas trouvé d’autre ustensile à même d’obtenir la bénédiction, si ce n’est celui du Shalom / la paix. Il s’agit d’un principe relatif à la Emounah. Et cela correspond au Shabat Shalom. Et c’est « prends tes armes » ! À ce propos nos Sages ZL, cités par Rachi, ont expliqué (Berechith Raba 65, 13) « aiguise ton couteau et égorge bien la bête, afin de ne pas me faire manger une viande défendue ». Parce que l’abattage est destiné à permettre l’élévation des Nefashot / âmes depuis le vivant jusque vers le parlant. Car il existe de nombreuses âmes incarnées dans des bêtes ou des animaux. Il est nécessaire de les élever et de les clarifier au moyen du commandement de l’abattage rituel.

Toutes les Nefashot réincarnées proviennent d’un souffle planant au-dessus de la terre. De lui découlent les mauvaises envies. Elles forment de mauvaises Nefashot et de mauvaises réincarnations. Elles possèdent la force d’entraîner dans les fautes, que nous soyons protégés. Et lorsqu’on ne parvient pas au repentir, alors elles sont contraintes de se réincarner dans des bêtes ou des animaux, en fonction de la faute contre le Nefesh. D’où la nécessité de parvenir à les réparer et à les clarifier au moyen de l’abattage rituel. Raison pour laquelle Yitshak pensait qu’ainsi Esaw pourrait faire pénétrer l’abondance depuis l’extérieur jusque vers l’intériorité, depuis les champs jusque vers la maison. Ce qui n’est possible seulement au moyen de la réparation de l’Alliance et de la Emounah. C’est quand on possède la maîtrise de son esprit, et on parvient à réparer comme il se doit le Nefesh. Et grâce à cela, il fera pénétrer vers l’intériorité l’abondance. C’est pourquoi il lui a rappelé toutes ces notions de « prends tes armes…, aiguise bien ton couteau ». Tout ce qui se réfère à l’abattage rituel, pour la réparation des Nefashot. Également, parce que le couteau doit être parfaitement entier, sans aucun défaut. Ce qui n’est possible qu’au moyen de la Emounah, car elle constitue la plénitude de toutes les choses. Il s’ensuit que « prends tes armes... » fait allusion à la plénitude de la Emounah. 

Elle est l’essentiel de l’ustensile qui peut contenir la bénédiction. Et « ton carquois, ton arc » correspondent à la réparation du principe de l’Alliance supérieure et de l’Alliance inférieure, ce qui est autorisé ou ce qui est interdit. Ces deux notions se rapportent aux armes de la chasse « le glaive et l’arc ». La protection de l’Alliance se réfère à l’expression de « l’arc », le principe (Tikounei Zoha 11,71) « l’arc de l’Alliance ». De même pour la mention du « glaive », comme il est écrit (Ps. 45,4) « ceins ton glaive sur ta hanche ». Là où se situe le combat, pour devenir un héros dominant ses instincts. Également celui qui s’adonne à l’étude de la Torah, il est appelé selon l’expression de celui qui saisit « le glaive », l’arme pour combattre la guerre de la Torah. Comme il est écrit (Cant. 3,8) « ils sont tous armés du glaive, experts dans les combats ; chacun porte le glaive au flanc ». C’est pourquoi l’expression utilisée (Berechit 27,3) fait allusion à l’étudiant qui doit parvenir à la clarification de toutes les lois de la Torah, juger et rétablir tous les doutes et problèmes. Ce qui correspond à « progresser » par rapport aux doutes et aux points obscurs. Tout ce qui doit constituer l’essentiel des efforts à investir dans l’étude. Pour parvenir à rendre limpide ce qui apparaît comme trouble. Et établir clairement les lois de ce qui est permis ou ce qui est interdit.

Et « l’arc » se rapporte à la réparation des comportements. Cela nous enseigne qu’Ytshak lui transmet par une allusion les adaptations nécessaires pour favoriser l’importation de l’abondance située à l’extérieur vers l’intérieur, depuis les champs jusque vers la maison. En relation, pour réparer la Emounah, avec deux principes : le Juste et l’étudiant, et ainsi parvenir à la plénitude des bénédictions. De la sorte se réparent les bonnes Nefashot et l’on mérite, grâce à cela, d’amener l’abondance et le revenu chez soi depuis l’extérieur. Il l’envoie là-bas en utilisant l’expression « sort » chasser dans le champ, pour amener le revenu et alors nourrir le Juste. Alors, assurément, il pourra recevoir les bénédictions. Elles seront toutes attirées grâce à la Emounah, elle dépend de l’amélioration des comportements. Mais dans la réalité, Esaw était vraiment éloigné de toutes ces conceptions. Il représente effectivement « l’homme des champs », celui qui aspire seulement à se trouver à l’extérieur. Il ne veut amener aucune sainteté depuis là-bas vers l’intérieur. Comme il est écrit (Berechit 27,5) « Esaw s’en alla aux champs chasser du gibier pour le rapporter ». 

L’expression utilisée ici est « aller », dans le sens de marcher là-bas. Il ne considérait pas du tout cela comme une « sortie ». Mais simplement un déplacement. Car là-bas se trouve sa place. Parce qu’il est concentré exclusivement sur l’extérieur. C’est pourquoi il n’a pas reçu les bénédictions. Car il ne les désirait pas vraiment, aussi il s’est éloigné d’elles. Seul Yaakov a reçu les bénédictions, parce qu’il était (idib. 25,27) « un homme intègre / sincère, vivant sous la tente ». Il mérita une Emounah entière. Car la plénitude dans toutes les choses et pour toutes les bénédictions réside dans le Emounah. Aussi, il est dit pour Yaakov, au moment où il reçut les bénédictions (ibid. 27,27) « vois, l’odeur de mon fils est comme l’odeur d’un champ que Hachem a béni ». L’odeur du champ correspond précisément au champ dans la sainteté, au principe de la sainteté du Shabat. Lorsqu’on élève depuis le champ jusque vers la maison. 

Tout ce qui est le contraire du champ de Esaw. Il était un homme des champs, là où Yaakov a mérité de garder l’Alliance, la Emounah et le principe du Shabat. Pour cela il a mérité de recevoir les bénédictions. Parce qu’il a mérité de faire pénétrer l’abondance extérieure vers l’intérieur. Raison pour laquelle le récit poursuit immédiatement après (ibid. 27,28) « et l’Éternel te donnera de la rosée du ciel ». Ce sont les bénédictions qu’il a reçues précisément grâce à la réparation des champs. Car lorsqu’on mérite de réparer le principe des champs, d’élever à partir des champs jusque vers la maison, cela correspond à recevoir le Shabat. C’est (Cant. 7,12) « viens, mon bien-aimé, sortons dans les champs ». Alors on mérite grâce à cela de recevoir toutes les bénédictions, elles sont attirées depuis le Shabat, de la Emounah, la source des bénédictions.

Source: Elhanan Lepek