Parachat 'Hayei Sarah
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Extraordinaires réparations

Paracha Terouma

Le Tabernacle édifié par Moshe Rabenou dans le désert représente l’essentiel de la réparation qui s’opère dans le Sanctuaire. Car là-bas se trouve l’essentiel de la sainteté de l’emplacement permettant le dévoilement de Sa Royauté pour le monde tout entier. Raison pour laquelle Moshe Rabenou a tellement désiré venir dans le pays d’Israël. Si la populace n’avait pas fauté avec ‘le veau d’or’ et avec ‘les explorateurs’, ils auraient pu arriver dans le pays d’Israël, et aussitôt construire le Sanctuaire. Mais l’importance du dommage causé par leurs agissements a provoqué un retard dans cette réalisation. Aussi, dans Sa Miséricorde pour eux, Hachem a ordonné de construire le Tabernacle dans le désert. Il a été construit avec une telle sainteté, qu’ils ont pu attirer la sainteté du Sanctuaire également dans le désert. Pour dominer le principe (Devarim 8,15) « un vaste et redoutable désert, avec des serpents venimeux, des scorpions, etc. ».

La caractéristique

principale du Tabernacle correspond au Sanctuaire et à ses ustensiles. Tout ce qui permet d’extraordinaires réparations. Ainsi, celui qui prend une part dans son édification, par la générosité de son cœur, avec son argent, sa bonne volonté, son désir, au moyen de la réalisation d’un commandement dans la sainteté, selon chaque aspect positif, avec tout ce qu’il parvient à ‘attraper’, parmi toutes les perturbations, tous les obstacles ou empêchements, à l’intérieur de l’embrasement des instincts naturels, etc. Tout peut être dominé à l’intérieur de ce saint emplacement. Tout ce qui constitue le Tabernacle ou le Sanctuaire, ce qu’est la Tente d’Assignation. Là-bas, tout Israël s’assemble, et là-bas se réunissent tous les bons points de toutes les saintetés qu’Israël réussit à attraper. Pour chacun, chaque jour, quel qu’il soit, là où il se trouve. Jusqu’à ce que chacun ait la force de se maintenir sur ses acquis dans la sainteté d’Israël. Et à se renforcer constamment pour revenir de ses mauvaises pensées, en maîtrisant son emportement. Cela représente la réparation du repentir. Alors, même s’il se passe ce qui peut lui arriver, à chaque renforcement des oppositions contre lui. Malgré tout, le bien qu’il aura réussi auparavant à saisir, celui-ci pénétrera et sera sauvegardé dans ce très impressionnant emplacement qu’est le Tabernacle ou le Sanctuaire. Et ce bien s’inclut et s’ajoute à tous les bons points de tout Israël qui se trouve thésaurisé là-bas. 

Grâce à cela, l’autre tendance n’a plus la force pour provoquer des dommages contre ces réparations. Car elles ont déjà été effectuées grâce à ces bons points qui se trouvent inclus dans la sainteté de tout Israël, à l’intérieur du Sanctuaire. C’est (Yehoshoua 6,24) « le trésor de la Maison de Hachem ». Là-bas, les ‘étrangers’ n’ont absolument aucune emprise. Et tout s’élève vers Hachem, jusque vers sa destination ultime. Et grâce à cette force, il devient possible de recommencer à chaque fois, tous les jours de son existence, jusqu’à revenir vers Hachem. C’est (Ps. 90,1) « Tu as été un refuge pour nous de génération en génération ». Ce qui se rapporte au principe du Tabernacle et du Sanctuaire. Grâce à cela (ibid. 3) « Tu réduis le mortel jusqu’à la contrition, et Tu dis : ‘Fils de l'homme, revenez !’ ». En effet, chacun peut revenir vers Hachem, depuis la contrition du Nefesh, matériellement comme spirituellement.

Même maintenant, dans notre amer et prolongé exil, toute notre existence et notre maintien sont possibles grâce aux maisons d’assemblée et aux maisons d’étude. Elles correspondent aux saintetés du Tabernacle et du Sanctuaire. C’est le principe (Yehezkiel 11,16) « comme un petit sanctuaire ». Comme l’ont dit nos Sages ZL (Meguilah 29.) là réside l’essentiel du secret de l’édification du Tabernacle. Parce que Moshe Rabenou a constaté l’extrême renforcement de l’autre tendance. Car, après le Don de la Torah, après de tels dévoilements de l’Éternel, ils en sont venus à tellement endommager. Aussi, il a établi une réparation pour toutes les générations, grâce à la construction du Tabernacle au beau milieu du désert. Ainsi, il a attiré une telle réparation que même lorsque, à deux reprises, le Sanctuaire sera détruit, malgré cela nous aurons encore la force pour attirer la sainteté du Sanctuaire même en dehors du pays, même dans des lieux éloignés. Également là-bas, nous parviendrons à attirer la sainteté du Sanctuaire grâce aux maisons d’assemblée et aux maisons d’étude. Du fait que là-bas nous nous réunissons pour nous occuper dans la Torah et la Tefilah / prière.

Tous ces lieux d’assemblée ou d’étude en dehors du pays attirent leur sainteté à partir du Tabernacle et du Sanctuaire. Raison pour laquelle le Tabernacle s’appelle selon l’expression ‘d’attirer’ / Michkan, (Cant. 1,4) « attire-moi vers Toi ; nous courrons après Toi ». C’est-à-dire qu’à partir de la sainteté du Tabernacle construit dans le désert, il nous est donné de lire ces Parachiot / chapitres de la Torah. Ce qui nous donne la force d’attirer la sainteté du Sanctuaire également en exil, en dehors du pays. Comme Moshe Rabenou a attiré la sainteté du Sanctuaire au moyen du Tabernacle dans le désert. En réalité, l’essentiel de cette force vient de ce que représente Moshe Rabenou : le principe des véritables Justes. D’où la nécessité d’aller vers eux, de nous lier et de nous unir avec eux dans les maisons d’étude établies en leur nom. Du fait de leur grande force, ils sont constamment occupés, même dans nos générations, à mettre en place le principe du Tabernacle. Tout le monde a la possibilité d’attraper là-bas quelques bons points pour lui. Il peut s’associer à la sainteté propre à chacun. Alors, aucun perturbateur ne peut les lui dérober. Ce qui correspond (Yermiyahou 30,21) « Je le ferai approcher, et il viendra vers Moi ; car qui risquerait sa vie en s’approchant de Moi ? »

Cela se rapporte aux chapitres relatifs aux Shekalim que nous lisons maintenant. Pour mettre en garde le peuple sur les Shekalim nécessaires à la construction du Tabernacle. Ainsi est attirée sa sainteté sur nous dans nos maisons d’étude. Ce qui permet l’essentiel de la réparation au moyen du repentir.

Le premier mot de la Torah, dans la langue sainte, ‘au commencement’ peut se décomposer en ‘tête de maison’ (Tikounei Zohar 3,18:). Parce que le commencement fait allusion au repentir. Il existe une autre possibilité de décomposer ce premier mot par ‘crainte de Shabat’ (ibid. p. 5:), qui se rapporte également au repentir. Parce que l’essentiel de celui-ci dépend de la ‘tête de la maison’, le principe de construire pour soi une maison d’étude qui doit correspondre au Tabernacle. Et grâce à cela, on mérite de saisir les profondeurs cachées de la Torah, tout ce qui se rapporte aux délices du Shabat.

Les Shekalim représentent la notion de Tsedakah / charité, la générosité du cœur. Plus particulièrement lorsqu’elle est donnée en vue d’établir des maisons d’étude. Il s’agit d’une générosité qui renferme plus spécifiquement des prolongements. Comme nous l’explique Rachi sur le verset (Kohelet 5,9) « celui qui aime l’argent ne sera jamais rassasié d’argent ». Parce que la Tsedakah correspond à une notion de réparation en revenant vers Hachem. Elle consiste essentiellement à attirer la justice / Tsedek vers la Tsedakah (Zohar 3,113). Car toutes les misères, relatives à la pauvreté, découlent d’une rigueur dans le jugement, une contraction de la justice. Par conséquent, lorsqu’on donne à quelqu’un de l’influence de sa richesse avec la Tsedakah, ainsi on attire le Youd à l’intérieur du Hé. Par ce moyen, on extrait le pauvre de sa misère / Dalout et on l’élève. Ce qui représente (Bamidbar 28,5) « un dixième d’épha de fine farine pour offrande en don ». 

Parce qu’est attirée de la sainteté grâce à de pures pensées, de l’abondance et de la richesse dans la sainteté à l’intérieur de la misère. Ainsi se forme le Hé, avec le Dalet et le Youd. Et toute cette notion de Tsedakah en faveur du pauvre intègre se rapporte à la Présence. Le principe (Ps.74,21) « que le malheureux ne soit pas acculé à la honte ». Car, grâce à l’abondance que l’on déverse sur lui, on élève, si l’on peut s’exprimer ainsi, la Présence depuis le niveau de misère et de pauvreté, et on la ramène au niveau du Hé. Il s’ensuit que la Tsedakah correspond à la réparation du Hé. Ce qui se rapporte à la réparation opérée par le repentir.

C’est (Chemot 30,12) « quand tu feras le dénombrement des enfants d’Israël ». Il leur a été ordonné de donner des Shekalim au moment de leur recensement. De sorte qu’il n’y ait pas parmi eux d’épidémie. La question qui se pose, pourquoi un décompte de personnes devrait-il constituer un danger d’épidémie ? Serait-il préférable de ne pas du tout procéder à ce dénombrement ? Mais ce décompte s’avère nécessaire en tant qu’il représente une contraction. Grâce à elle la lumière de l’embrasement du cœur de tout un chacun d’Israël peut être maîtrisé. De sorte que l’enthousiasme ne dépasse pas les limites. Car en fonction de l’intensité de la lumière qui brille dans son cœur, au-delà des limites, là-bas il ne peut pas du tout être question de nombre ou de décompte. Selon l’idée qu’avant le chiffre un, qu’est-il possible de compter ?! En effet, l’essentiel du comptage commence seulement après la contraction. D’où précisément l’ordre qui leur a été donné du recensement. De sorte que chacun, individuellement et distinctement, soit compté. C’est cela la contraction de la lumière, ce qui peut correspondre au nombre. Et ainsi, ne pas en arriver à se mélanger et à dépasser les limites propres à son prochain. Pour respecter les limites des autres. Ce qui correspond aux contractions des embrasements du cœur.

Chabat Chalom
Source : Elhanan LEPEK