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L’essentiel dépend de la Emounah

Paracha Nasso

L’essentiel dépend de la Emounah / la confiance dans nos Sages ZL. Parce que l’essentiel se situe dans l’ultime finalité. Aussi, chaque individu doit s’inquiéter pour lui-même ! Il importe de constamment penser, chaque jour, à sa destination éternelle. Ce qui va être sa fin. Pour mériter vraiment une fin favorable, la confiance dans nos Sages ZL s’avère absolument indispensable. Parce qu’il n’est pas possible pour un individu de parvenir et d’atteindre la source de sa Nechamah / âme sans l’aide d’une compréhension de véritables Justes. Car même des personnes intègres, ayant la

crainte des cieux, s’occupant dans la Torah, elles ne peuvent pas atteindre leur plein épanouissement sans les conseils de véritables Justes. Donc, à bien plus forte raison, pour celui qui commet quelques transgressions, et encore plus pour celui qui faute beaucoup, que nous en soyons protégés. 

Comme malheureusement, à cause de nos nombreuses fautes, nous devons le constater actuellement. Et comme chacun peut s’en rendre compte au fond de lui-même. Assurément, il est possible d’être soigné dans son Nefesh / âme ou dans son corps, seulement au moyen de l’aide apportée par de véritables exceptionnels Justes. Ce sont ceux qui possèdent les qualités nécessaires pour interpréter la Torah, précisément et vraiment selon les Treize Attributs. Ils connaissent les racines profondes dans la Torah du Nefesh de tout un chacun d’Israël. Par conséquent, un homme ne peut pas envisager sa destinée éternelle sans la protection de nos Sages ZL. Et pour arriver à avoir confiance dans les Sages Zl, la formulation de vœux s’avère indiquée. Car au moyen des vœux, à leur source, c’est là où les Sages ZL se trouvent enracinés.

La raison pour laquelle tant de personnes se trouvent tellement éloignées de cette confiance dans nos Sages ZL découle principalement de toutes les différentes formes d’intelligence existantes dans ce monde-ci. Il s’agit surtout de vaines et futiles intelligences. De là vient que chacun s’estime, à ses propres yeux, comme étant une personne intelligente. Mais en vérité, qui veut bien se donner la peine de réfléchir, avec une droiture d’esprit, il pourra facilement saisir les apparences de toutes ces intelligences de ce monde-ci. Elles se révèlent inconsistantes et extrêmement éloignées de la véritable intelligence. Dans la mesure où elles ne permettent absolument pas de se rapprocher vers la vraie ultime finalité éternelle. Vers ce qui doit constituer l’essentiel. Comme il est écrit (Yermiyaouh 8,9) « ils ont traité avec dédain la parole de Hachem : en quoi consiste donc leur sagesse ? » Ou (ibid. 8) « comment pouvez-vous dire : " nous sommes des sages ! " ». Ou (ibid. 9,22-23) « que le sage ne se glorifie pas de sa sagesse… Mais celui qui veut se glorifier, se glorifie de ceci… »

L’essentiel de la véritable intelligence se trouve donc chez les vrais grands Justes. Ce sont ceux qui ont vraiment mérité de réfléchir absolument sur la finalité éternelle. Ils se sont préparé des ‘provisions’ pour leurs très longues pérégrinations. Ils sont parvenus à mériter pleinement cela. Car la base de la véritable compréhension correspond à (Tamid 32.) ‘qui est intelligent ? Celui qui voit l’origine !’ Pour nous faire saisir que ce qui importe consiste à examiner vers l’ultime finalité. C’est-à-dire ce qui va naître, ce qui va finir par advenir, ce qui se maintiendra éternellement de son occupation et de sa réflexion. Car il est nécessaire que tout un chacun examine comme il convient sa conduite. Chacun doit bien réfléchir à ce qui va naître de ses occupations, dans tout ce qu’il entreprend, quel va être sa fin ultime ! Personne ne peut mériter une telle intelligence, mais seulement grâce à l’aide de l’intelligence de vrais Justes, ceux qui représentent l’intelligence absolue de la Torah.

Cette véritable croyance peut être atteinte grâce à la formulation de Neder / vœux. Parce que l’essentiel de l’intelligence des Justes, ce que sont les véritables compréhensions, vient de ce qu’ils se sont toujours efforcés de se séparer eux-mêmes entièrement de ce monde-ci. Jusqu’à ce qu’ils méritent d’atteindre cela pleinement. Ils ont brisé au maximum toutes les sortes d’envies, jusqu’à parvenir à réparer tout ce monde et à ramener vers le bien tous ceux qui voudront bien s’attacher à eux. Parce que chaque personne devrait aspirer à atteindre cet objectif d’une véritable séparation dans la sainteté. Il s’agit de l’essentiel de sa finalité éternelle, heureux celui qui mérite cela, cette ultime extrémité possible. Ils se sont coupés de ce monde au point que, chez eux, il ne reste plus aucune inclination ou odeur d’un quelconque instinct ou désir venant de ce monde. Seuls de tels Justes parviennent à réparer tout ce monde et à ramener vers le bien tous ceux qui aspirent à s’attacher à eux. Parce que chaque personne devrait vouloir à atteindre cet objectif d’une véritable séparation dans la sainteté. Il s’agit de l’essentiel de sa finalité éternelle, heureux celui qui mérite cela.

Mais ce n’est pas chaque individu qui peut atteindre ce niveau. Aussi, nous sommes invités, pour tenter de parvenir à atteindre pleinement cette vérité, l’essentiel dépend de notre rapprochement vers de tels Justes ou vers ceux qui suivent leurs enseignements. Parce que les vrais Justes peuvent réparer et soigner chaque personne, même si elle est gravement malade dans son Nefesh ou son corps. Par contre, celui qui fait honte à un étudiant-savant, il ne peut pas être soigné, comme l’ont dit nos Sages ZL (Sotah 11.). De même pour le contraire (ibid. 1,9) ‘une valeur positive est préférable’ pour celui qui met sa confiance dans les Justes ou leurs disciples, ceux qui sont considérés comme de véritables étudiants-savants. Il n’existe pas de blessures, dans le Nefesh ou le corps, qui ne peut pas être guéries par leur intermédiaire. Selon (Michlei 4,22) « pour tout leur corps une guérison » ce qui est dit à propos de la Torah. Et celle-ci est vraiment connue par de vrais Justes qui sont parvenus à se détacher totalement de toutes les tentations de ce monde. Ce sont de vrais Sages, ils savent donner des explications au sujet de la Torah. 

Ils savent interpréter et éclaircir tous les chemins et les conseils en se basant sur celle-ci. Ils trouvent tous les moyens nécessaires, adaptés à chaque personne, pour celui qui désire se rapprocher vers la sainteté. Pour que chacun puisse recevoir les soins appropriés à toutes sortes de maladies du Nefesh ou du corps. Le problème réside dans le fait que tout un chacun ne sait pas où trouver de tels Justes. Et comment en vient-on à mériter d’avoir confiance en eux ? Comment effectivement et véritablement se rapprocher d’eux ? Un conseil proposé pour parvenir à cette réalisation réside dans la formulation de vœux.

Parce que chaque vœu repose sur le principe de la séparation. Comme l’ont dit nos Sages ZL (Avot 3,13) « les vœux préservent l’abstinence ». Et comme il est écrit (Bamidbar 6,2) « lorsqu’il est fait expressément vœu d’être abstème, voulant s’abstenir en l’honneur de Hachem ». Chaque vœu formulé par une personne intègre, lorsqu’elle désire se rapprocher vers la vérité, l’aide à se séparer volontairement de quelques envies, pour lui faciliter une proximité avec Hachem. Également, lorsqu’on formule un vœu ou en vue de donner de la Tsedakah, cela doit être considéré comme établissant une séparation. Parce qu’avec cet argent, qu’il s’apprête à donner comme Tsedakah / charité, il aurait pu acheter quelques objets pour lui-même, satisfaire quelques envies de nourriture, de boisson, etc. En brisant son envie, il provoque une séparation entre lui-même et l’objet de son désir. De ce qu’il aurait pu acquérir au moyen de son argent qu’il veut maintenant consacrer à Hachem. Désormais, grâce à ces vœux, il s’élève et il se rattache lui-même vers de vrais Justes. Ceux qui ont mérité de réaliser une complète séparation. Aussi, il mérite une Emounah dans les Sages et dans ceux qui sont attachés à eux. Par conséquent, comme il est constaté qu’il a pris sur lui ce principe de séparation, grâce au vœu, alors son engagement prend une dimension considérée comme merveilleuse. Ce qui l’amène à mériter d’avoir confiance dans les prodiges des Justes. Ceux qui précisément ont mérité une formidable intelligence qui leur permet de se séparer totalement de ce monde-ci.

C’est (Cant. 1,7) « indique-moi, toi que chérit mon âme, où mènes-tu paître ton troupeau, où tu le fais reposer à l’heure de midi ? ». Car Israël demande à Hachem qu’Il leur dise où se trouve ce vrai Berger ? Il leur répond (ibid. 1,8) « si tu ne le sais pas, ô la plus belle des femmes, suis donc les traces des brebis ! », quand vous suivez les chemins des premiers Patriarches, comme l’explique Rachi là-bas. Lorsque vous vous efforcez et prêtez attention à ne pas vous tromper vous-mêmes. Lorsque vous ne voulez pas demander un berger ou un dirigeant pour vos propres satisfactions. Pour obtenir quelques honneurs, revenus ou nominations. Comme malheureusement c’est trop souvent le cas actuellement à cause de nos nombreuses fautes. Seulement, tous ceux qui languissent et désirent vraiment en vue de trouver le Berger ou le dirigeant qui aspirent uniquement à nous conduire vers l’objectif final, vers notre ultime finalité.

Raison pour laquelle (ibid.) « si tu ne sais pas » vers qui te rapprocher, « suis donc les traces des brebis ! » C’est tout ce que représente Yaakov. Il correspond au principe des vœux. Il était effectivement un berger. Aussi, le troupeau représente une allusion à Yaakov, ainsi l’explique Rachi dans plusieurs endroits à propos des bovins, des béliers, des agneaux mentionnés en relation avec Yaakov. Selon le sens du mot ‘Yaakov’ (l’idée de force, d’entêtement) qui se rapporte au nom de Yaakov. Pour nous enseigner d’aller avec constance dans les voies de nos Patriarches. Le principal d’entre eux était Yaakov, selon ce principe des vœux. C’est-à-dire que nous prenions sur nous quelques vœux, des engagements, quelques concepts de séparation ou de sainteté. Et ainsi montrer à Hachem que nous désirons vraiment, que nous voulons nous rapprocher vers de tels Bergers, seulement pour la vérité. Grâce à cela Hachem éclairera nos yeux et nous mériterons d’atteindre une confiance véritable dans nos Sages ZL. Et nous nous rapprocherons d’eux, selon le principe (ibid.) « fais paître tes chevreaux près des huttes des Bergers ».

Chabat Chalom
Kupath Rabbi Meir Baal Haness
Elhanan