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Oppositions et contradictions

Paracha Kora'h

Korah et tous ses adeptes étaient de très prestigieuses personnal2ités. Ils avaient atteint de très hauts niveaux de compréhension et avaient un esprit dans la sainteté. Comme il est écrit (Bamidbar 16,2) « des princes de la communauté ». Ils faisaient partie des principaux membres du Sanhédrin, etc. Plus particulièrement Korah lui-même, qui était parmi les plus grands des Leviim. Comme cela ressort dans tous les livres. D’où provient cette opposition tellement forte contre Moshe Rabenou et son frère Aharon ? Il s’avère que même de grands et impressionnants Justes possèdent également un mauvais instinct. Seulement, il correspond effectivement à un saint ange. C’est-à-dire cette notion des rigueurs et des jugements supérieurs positifs. Il s’impose à eux de fournir les efforts nécessaires en vue de les adoucir. Il s’agit de tout leur grand combat par rapport à leurs conceptions. Parvenir à saisir et à dominer le ‘mauvais instinct’.

 Malgré la sainteté et la pureté, celui qui touche à cela, s’il n’arrive pas à adoucir le jugement comme il convient, alors il tombe dans de très graves erreurs et de très nombreux pièges de ce fait. On trouve en relation avec ces notions d’innombrables différents niveaux. Il se trouve quelques

Justes qui ont été concernés par cela, ils étaient très grands malgré leurs errements. Mais en définitive, ils ont réussi à se maintenir sur leurs acquis et ils ont quitté ce monde en préservant leur probité. Par contre, certains ont été emportés par ‘le mauvais penchant’. Il s’est tellement renforcé contre eux, au point où il a réussi à les faire chuter très bas. À un tel point qu’ils ont porté atteinte contre l’essentiel, que nous en soyons protégés.

Comme nous pouvons le constater pour les quatre qui ont pénétré dans le Pardes. Assurément, tous les quatre avaient atteint des niveaux des plus élevés, et ainsi ils ont eu le mérite de pénétrer là-bas. Mais un seul d’entre eux a été entièrement sauvé. Rabbi Akiba, il est entré là-bas intègre, et il est ressorti de là-bas intègre. Mais les fils de Azay et de Zoma ont scruté à l’intérieur. L’un a été perturbé mentalement et l’autre est décédé. Malgré tout, ils sont restés en tant que Justes et ils sont sortis en tant que Justes. Ils ont seulement fauté un peu, là où ils se sont leurrés. Par contre Aher, il a ‘coupé les branches’, il est totalement sorti de son monde, que nous en soyons protégés. L’essentiel de sa faute est consécutif au principe de ‘l’ange’. C’est-à-dire à cause de l’ange appelé Matat. Ce dernier a été autorisé à instiller sa vision concernant les mérites d’Israël. 

Il s’ensuit que la faute de Aher découle de la rigueur dans le jugement. Elle s’est révélée alors sous la forme que représente cet ange. Ce qui l’a induit à se tromper. Il n’a pas réussi à surmonter l’épreuve. Il a laissé son esprit et son intelligence réfléchir selon leur entendement, jusqu’à en arriver à ‘couper les branches’, que nous en soyons protégés. Raison pour laquelle nos Sages ZL ont expliqué que l’ange Matat a été amené et il lui a été asséné soixante coups de feu, pour le fait de s’être interposé devant lui. Nous pouvons comprendre qu’alors se sont manifestés quelques jugements contre l’ange Matat. Ils se sont renforcés contre lui et ils l’ont soumis à l’épreuve. Ce qui correspond au mauvais instinct supérieur qui prend la forme d’un ange dans la sainteté. Et ce qui se rapporte aux rigueurs des jugements.

Il s’agit de la discorde provoquée par Korah et ses acolytes. Pourtant, Korah était une grande personnalité parmi les Leviim. Mais il est connu que le Levi, à la racine de son attribut, correspondent au principe de la rigueur du jugement en fonction d’une extrême sainteté. Là où le Cohen représente l’attribut de miséricorde. Raison pour laquelle Hachem a imposé aux Leviim qu’ils accompagnent et aident les Cohanim dans leur service. De sorte que Levi soit inclus dans le principe de Cohen, et ainsi parvenir à adoucir la rigueur du jugement à sa racine. Alors l’essentiel de la réparation s’obtient grâce au Levi, à ce qui correspond au jugement. Il accompagne le Cohen et il le sert dans son service. Grâce à cela s’adoucissent tous les jugements à leur racine, se réparent tous les mondes et sont pardonnés et absous toutes les transgressions. Parce que toutes les fautes sont provoquées à cause du mauvais instinct. Les fautes sont toutes attirées à partir de la rigueur des jugements. Et le jugement ne peut être adouci seulement à sa racine. Raison pour laquelle il était possible d’obtenir le pardon et la réparation au moyen du Service dans le Sanctuaire seulement par l’intermédiaire du Cohen, l’homme de miséricorde. Comme il s’avère nécessaire d’adoucir le jugement à sa racine, aussi il était indispensable que le Levi accompagne le Cohen. Il devait s’annuler devant ce dernier en le servant et en l’aidant dans tous ses besoins pour le service. 

Comme il est écrit (Bamidbar18,4) « mais ils te seront attachés pour veiller à la garde de la tente d'assignation ». Ainsi s’inclut le jugement, représenté par le Levi, dans le Cohen qui représente la miséricorde. Ainsi s’obtiennent tous les pardons et les rémissions pour les transgressions. Parce que s’annule la force du mauvais instinct à sa racine. Assurément Korah, vu son importance, était à sa racine plus particulièrement concerné par ce principe de suppressions des rigueurs du jugement. Cela vient encore souligner tout le côté de son élévation. Car à leurs racines, tous les jugements se révèlent être extrêmement purs et saints. Ils complètent et permettent la réparation des mondes. Seulement à la condition qu’ils puissent être adoucis et qu’ils s’incluent dans le principe de miséricorde. Comme cela est connu, ceci constitue tout notre ‘service’. En fonction de l’élévation et de la place supérieure de Korah parmi les Leviim s’attachaient à lui de nombreux jugements très élevés. Tout son service dépendait de sa capacité à parvenir à leur adoucissement. Et l’essentiel pour obtenir cela exigeait sa propre entière annulation face à Aharon le Cohen.

 Celui qui représente la miséricorde à son paroxysme. Mais en raison de sa vulgarité s’est renforcée contre lui la rigueur du jugement, et il n’a pas réussi à surmonter l’épreuve à laquelle il était soumis. Il a été jaloux de Aharon et il n’a pas voulu s’inclure en lui. Dès qu’il a ressenti dans son cœur une séparation avec Aharon, immédiatement la force du jugement s’est imposée en lui d’autant plus. Ce qui a provoqué une encore plus grande distanciation. Et d’autant plus il s’est séparé, ainsi se sont renforcés ses mauvais instincts contre lui encore plus. Parce qu’à sa racine se trouvaient beaucoup de rigueurs et de forces. Elles se sont tellement imposés en lui qu’elles l’ont entraîné à s’élever contre Hachem, contre Son Envoyé Moshe Rabenou, contre Aharon, et contre la Torah toute entière.

Le mauvais instinct possède une telle puissance qu’il induit en erreur, il trompe et il fait dévier même de grands Justes, des personnalités possédant l’esprit de sainteté. Ce sont les deux cent cinquante responsables du Sanhédrin, des princes de communautés. Parce que l’essence même du mauvais instinct, chez des personnages importants, leur rend particulièrement difficile de mériter d’arriver à adoucir les rigueurs des jugements. C’est tout ce que représente Korah. Il était Levi et sa racine se situait dans les rigueurs du jugement. Il n’a pas eu le mérite de les adoucir. De là venait sa grande force pour induire tellement d’importantes personnalités d’Israël dans l’erreur.

Il s’est trompé en se laissant emporter par l’impétueusité de son caractère. Tous lui paraissaient comme étant égaux ! Il n’a pas voulu accepter l’idée qu’également même parmi les Justes existe un très grand combat contre le mauvais instinct. Même si à un niveau supérieur il peut prendre la forme des rigueurs dans le jugement. Il estimait que celui qui a déjà mérité d’atteindre un très haut niveau, il n’a plus du tout besoin de s’engager dans ce combat. En suivant ses conceptions, si tous sont égaux, alors il ne se trouve plus de différence significative entre Moshe Rabenou et Aharon ou avec les autres grandes personnalités. Particulièrement parce qu’à ce moment précis tout Israël se situait à un très haut niveau. Ils avaient tous mérité cette haute compréhension de ‘face à face’. C’est ce qu’il a prétendu (Bamidbar 16,3) « c’en est trop de votre part! 

Toute la communauté, oui, tous sont des saints, et au milieu d'eux est le Seigneur; pourquoi donc vous érigez-vous en chefs de l’assemblée du Seigneur? ». Il a démagogiquement soulevé la question ‘ pourquoi vous érigez-vous en chefs ?’ En argumentant qu’ils sont tous des saints et qu’ils ont tous entendu « la Voix déclarant ‘Je suis, et vous n’aurez pas d’autres» venant du Sinaï. Prétendant ainsi qu’ils ont tous un niveau tellement élevé que le ‘mauvais instinct’ ne les touche plus. Étant donné que le venin du mauvais instinct avait cessé, et qu’ils ont mérité cette prophétie de ‘face à face’. Puisqu’il en va ainsi, en quoi l’élévation de Moshe Rabenou et de Aharon pourrait-elle être considérée comme supérieure, comme plus importante que celle des autres ? Car une élévation encore plus élevée que celle à laquelle ils sont parvenus est-elle concevable ? En vérité, toutes ses prétentions découlaient de sa vulgarité. Bien que le venin avait momentanément cessé ses ravages, malgré tout chacun reste engagé dans un grand combat contre le mauvais instinct. Raison pour laquelle par la suite nombreux sont ceux qui ont échoué avec la ‘faute du veau d’or’ et des explorateurs. Et même ceux qui n’ont pas échoué, ils leur restent encore, chacun à son propre niveau, à combattre contre ces rigueurs.

Chabat Chalom
Kupath Rabbi Meir Baal Haness
Elhanan