Parachat 'Hayei Sarah
Inscrivez vous à la newsletter pour connaitre toutes les nouveautés de votre site!
captcha 

Un nid avec de jeunes oiseaux

Paracha Ki Tetze


C’est le sujet (Devarim 22,6) « si tu rencontres sur ton chemin un nid avec de jeunes oiseaux sur quelque arbre ou à terre ». Il est connu et expliqué dans les Tikounim qu’il s’agit d’allusion à l’exil et aux tribulations de la Présence et de l’Assemblée d’Israël, en général et en particulier. À ce propos il est dit (Michlei 27,8) « comme l’oiseau qui erre loin de son nid ». C’est-à-dire lorsque des personnes d’Israël sont trimbalées d’ici et là dans l’exil du Nefesh / âme. Ce qui correspond à ‘être en chemin’, tout ce qui se réfère aux exils et aux déplacements. ‘Sur chaque arbre’, en référence à ‘l’arbre

de la connaissance du bien et du mal’, et il n’a pas encore été procédé à des clarifications à l’intérieur de ces enchevêtrements. Raison pour laquelle il est fait mention à l’arbre de la vie et également à l’arbre de la mort. Tout se trouve encore mélangé et inclus les uns dans les autres à l’intérieur de cet arbre. Selon cette notion (Berechit 2,10) « et depuis là-bas ils se divisaient ». 

Et (ibid. nombreux) « sur la terre », ce qui représente l’existence dans la matérialité. Malgré tout Hachem, béni soit-Il, dans Son extrême Miséricorde fait sortir également pour l’individu depuis là-bas des poussins et des œufs. Ils représentent les saintetés de la Torah et des commandements. Comme expliqué dans les Tikounei Zohar, ‘les oisillons font allusion à ceux qui étudient la Michnah, et les œufs font allusion à ceux qui étudient la Torah écrite’. Mais, jusque-là, tout reste dans la petitesse, et rien n’est complet. Comme il est écrit là-bas dans les Tikounei Zohar ‘dont les ailes ne sont pas entières’.

Et la mère couve encore les oisillons ou les œufs. Ce qui correspond à (Tikounim 3) ‘la mère qui materne sa progéniture’. C’est le principe (Michlei 2,3) « appelle la mère du discernement », il correspond à la Présence supérieure. Soit, ne pas rechercher des explications dans domaines qui dépassent notre entendement. Car il est évident que toute la miséricorde que Hachem, béni soit-Il, nous dispense constitue un privilège favorable pour nous. Pour que même lors de notre éloignement, nous saisissions quelques enseignements, quelques commandements, même si leurs niveaux n’atteignent pas encore la perfection, même s’ils sont incomplets. Il n’en reste pas moins que cela est extrêmement précieux, et représente pour la personne une importante réhabilitation. Ce qui correspond (ibid. 31,14) « elle ramène de loin ses provisions », le principe de (Devarim 22,6) « et la mère couve ses petits ». C’est l’attribut de Bonté qui est appelé la ‘Mère supérieure’. Ce sont les trois premiers Attributs qui sont un monde voilé. Elle couve sur les oisillons et les œufs, qui représentent les aspects positifs et favorables des enseignements et des commandements qui lui sont proposés de loin.

 Ce sont toutes les tribulations sur le chemin vers cet arbre ! Parce que Hachem conçoit depuis le lointain pour dispenser du bien à chacun, pour l’orienter et pour son existence. Comme il est écrit (Shmouel II, 14,14) « et Il combine ses desseins en vue de ne pas repousser à jamais ». Mais, nous sommes mis en garde (Devarim 22,6) « tu ne prendras pas la mère avec sa couvée », elle représente la pensée cachée et voilée, en même temps avec les oisillons. Ce sont toutes les faveurs et les délivrances proposées devant nous par Hachem. Bien qu’en vérité tout trouve son origine seulement à partir de là-bas. Parce que la mère elle-même couve ses petits et ses œufs. Ils ne possèdent pas encore suffisamment d’ailes pour voler et se suffire à eux-mêmes. La possibilité de survivre dans l’exil et à travers de telles tribulations. Malgré tout, pour l’instant, nous ne sommes pas encore autorisés à prendre la mère se trouvant sur les enfants. C’est-à-dire, lorsque tu réfléchis et tu voudrais aussitôt comprendre et saisir la finalité de la Délivrance. Alors que Hachem, béni soit-Il, nous vient déjà beaucoup en aide. Il arrange devant nous de tels biens, ils correspondent aux poussins et aux œufs. Mais, nous ne possédons pas encore des capacités suffisantes pour les appréhender totalement. Les enfants représentent les réflexions supérieures, la finalité de la Délivrance. Parce que ‘la mère du discernement’ symbolise le monde à venir. 

Raison pour laquelle il est indiqué (ibid. 7) « tu es tenu de laisser la mère s’envoler ». Car ce qui dépasse notre entendement, nous ne devons pas essayer de le comprendre. Nous devons avoir conscience que pour l’instant nous sommes encore très éloignés pour saisir la finalité du concept de la Délivrance. Tu peux prendre pour toi seulement les enfants. Ce sont les poussins et les œufs. Ils correspondent aux aspects compréhensibles de la Torah et aux commandements que Hachem, béni soit-Il, nous propose dans Sa Miséricorde. Nous devons les prendre et nous occuper d’eux, les encourager pour qu’ils grandissent à partir de leur petitesse. Cela constitue tout notre service divin. Mais l’essence même de la Délivrance, tout ce qui concerne les conceptions supérieures, cette notion de ‘la mère du discernement’, nous reste encore particulièrement éloignée. Parce que nous n’avons pas du tout atteint le niveau de savoir indispensable. Par conséquent (ibid.) « renvoie la mère ».

Il est écrit (ibid.) « lorsqu’il se présente », car à l’évidence cette mise en garde de renvoyer la mère s’adresse seulement à celui situé au niveau où cela peut se présenter ‘devant lui’ en cheminement. Lorsqu’il se trouve encore dans une situation d’exil et il est trimbalé de-ci de-là. Malgré tout, il est saisi par un appel en fonction de sa progression. Mais il y a celui devant lequel se présente déjà le principe du ‘nid d’oiseau’. C’est celui qui a déjà fourni beaucoup d’efforts dans son service divin. Au point où il a mérité d’attirer vers lui la Sainteté. En effet, tout ce qui touche à la sainteté nécessite un engagement et une invitation, comme cela est expliqué dans le saint Zohar. À l’évidence, il lui est donné la possibilité de prendre la mère avec les petits, bien sûr en fonction de son niveau. Pour les grands et importants Justes, ce principe du ‘nid d’oiseau’ se présente sous la forme d’une invitation. Assurément, il leur est donné d’appréhender des secrets de la Torah. Ce qui se rapporte au principe des oisillons.

C’est (Cant. 6,5) « détourne tes yeux de moi, car ils m’égarent ». Rachi explique que tout est en fonction de l’importance de l’appréciation par Hachem du bien et des commandements accomplis par les plus simples parmi Israël. Évidemment, toi aussi tu es particulièrement cher à Ses Yeux. Durant le premier Sanctuaire, il leur a été montré un supplément exagéré d’attention, avec toutes ses conséquences. Aussi, dorénavant, tu es obligé de tourner tes yeux dans Sa Direction, sans attendre Sa Réaction, jusqu’au moment où interviendra l’ultime Finalité. Ceci est valable et se rapporte à chaque personne et dans toutes les époques. Et plus particulièrement maintenant, dans toute la rigueur de cette fin d’exil, dans les talons du Mashiah. Il est très important de biens appréhender ces notions, d’en tirer des recommandations et se renforcer à chaque instant. Il en va de ta vie éternelle. Comme il est écrit à propos (Devarim 22,7) « de la sorte, tu seras heureux et tu verras se prolonger tes jours ». Cela représente l’essentiel de l’existence, quand on mérite de réfléchir et d’examiner chaque jour la multiplication de Ses Miséricordes et de Ses Bontés, même si, malgré tout, nous sommes encore tellement éloignés. Cela doit engendrer la plénitude du savoir et de l’intelligence. Il s’agit de l’essence même de l’existence. Grâce à cela, il devient possible de se renouveler chaque jour selon le principe (Eiha 3,23) « elles se renouvellent chaque matin, infinie est ta bienveillance ».

Il est écrit (Shabat 21:) ‘il est interdit d’utiliser la flamme de Hanoukah pour s’éclairer’. Il s’agit essentiellement d’attirer et d’illuminer en direction de ce qui se situe à des niveaux particulièrement bas, plus bas que dix Tefahim. Là où s’exercent toutes les rigueurs de l’action. Ainsi, la flamme de Hanoukah représente une nouveauté extraordinaire. Il s’agit de l’impressionnant miracle dont ils ont bénéficié, grâce aux Justes de cette génération, Mattitiyahou et ses fils. Ils se sont opposés à la mauvaise royauté. Elle voulait leur faire oublier la Torah, etc. Alors, la main des Justes de la royauté des Hachmonaïm s’est renforcée et ils ont vaincu. Ils ont mérité une délivrance exceptionnelle. Ainsi, les mauvaises conceptions de l’autre tendance n’ont pas pu se concrétiser. La Torah n’a pas été oubliée. Bien au contraire, tout s’est transformé et s’est renversé. Ils ont mérité cet étonnant miracle, la lumière de la flamme de la Menorah a brûlé de façon extraordinaire durant huit jours.

 Grâce à cela, ils ont fixé pour les générations l’allumage de la sainte flamme de Hanoukah. Elle représente une lumière vraiment particulière. La force de son essence, chacun d’entre nous peut l’attirer particulièrement bas, au milieu même de l’action, au-dessous de dix Tefahim. Et elle illumine également là-bas d’une lumière étincelante. Comme il est écrit (Michlei 6,23) « la flamme du commandement et la lumière de la Torah ». Raison pour laquelle, ils nous avaient interdits d’utiliser cette lumière. Du fait qu’elle atteint des niveaux inférieures, là où se manifeste l’emprise de l’autre tendance et des écorces. Là-bas, nous ne pouvons pas l’utiliser, pour que des éléments étrangers ne viennent pas s’en saisir. Par contre, avec la flamme de Shabat, nous élevons tous les mondes de plus en plus haut. Le monde de l’action est élevé vers celui de la Création. Alors, nous allumons ces flammes à partir d’un emplacement élevé. Là où l’autre tendance n’a aucune emprise en raison de la sainteté du Shabat. Par conséquent, nous sommes autorisés à utiliser cette lumière.

Chabat Chalom
Elhanan