Parachat 'Hayei Sarah
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La valeur des jours

Paracha Ki Tavo

L’homme doit être conscient que ses jours sont comptés et dénombrés, cela constitue l’essentiel des simples intentions de la Supputation. Pour chacun de ses jours, l’homme devra rendre des comptes. Car aucun jour, ni même un instant, ne s’écoulent en vain. Selon le principe (Vayikra 23,15) « sept semaines entières ». Ces jours de la Supputation doivent être intègres et totalement pour le service divin. Ainsi, aucun moment ne doit être perdu. Ces sept Shabatot font allusion aux jours de l’homme, ce sont tous les sept jours de la semaine, ce sont les sept jours du Commencement. C’est un commandement de compter chacun des quarante-neuf jours de la Supputation. Pour avoir conscience et se souvenir de chacun de tous les jours de son existence sur cette terre. Ils sont tous comptés. Comme il est écrit (Yov 16,22) « car ce peu d’années vont s’écouler, et je prendrai un chemin où je ne repasserai pas ». 

Également, (Kohelet 6,12) « ses quelques jours de sa vaine existence ». Ou (Ps. 90,12) « apprends-nous donc à compter nos jours ». Il s’ensuit l’interdit pour chacun d’entre nous de repousser un jour sur l’autre. Il importe de bien saisir, ce jour qui passe ne reviendra jamais durant son existence. En effet, ce

jour représente quelque chose d’absolument différent et de spécifique. Il exige de réaliser maintenant ce qui lui incombe, et demain il devra s’acquitter de ses obligations du présent jour. Surtout, il faut s’appliquer à ne pas repousser au lendemain, et ainsi de jour en jour. D’où (Ps. 95,7) « si aujourd’hui tu entends Sa Voix ». Car l’essentiel du Service, pour celui qui tient à entendre Sa Voix, béni soit-Il, et s’attacher à l’essentiel, réside fondamentalement dans cette conscience de toute l’importance de ce présent jour, de précisément ce moment-là.

Ce commandement de la Supputation de l’Omer constitue le début et la préparation pour recevoir la Torah. Cela nous démontre l’impossibilité de la recevoir si l’on ne sait pas que l’essentiel pour l’homme réside précisément dans ce présent jour où il se trouve, sans rien repousser d’un jour sur l’autre. Car chaque jour de l’homme est décompté et supputé. Aussi, à cet instant précis, il doit entendre Sa Voix. C’est la volonté d’écouter, d’entendre et d’accepter la Torah. Cela s’avère impossible à recevoir, mais seulement en fonction de ce principe ‘d’aujourd’hui’. Comme il est écrit (Devarim 26,16) « en ce jour, Je t’ordonne », précisément ‘en ce jour’. Quand l’on procède au décompte et à la supputation de chaque jour de ces sept semaines, avant la réception de la Torah, grâce à cela on s’extrait des impuretés et l’on se dirige vers la pureté. On attire la vérité et la sainteté vers soi. Pour savoir constamment, durant chaque jour et jour de son existence, que l’essentiel concerne précisément ce présent jour. Le principe de recevoir la Torah, elle inclut tous les jours, tous les attributs, toutes les mesures, etc. Comme il est écrit (Ps. 39,8) « quelle est la mesure de mes jours ? » Parce qu’avant de recevoir la Torah, au moment où nous devons nous purifier nous-mêmes des impuretés de l’Égypte, nous devons compter les jours, en l’exprimant parfaitement avec notre boucher. Pour bien nous souvenir que les jours de l’homme sont comptés et décomptés. 

À cause du venin de l’Égypte, il est donné à ‘l’autre tendance’ la possibilité de perturber l’esprit de l’homme. Il peut ainsi en venir à se tromper lui-même. Comme si ce jour n’était pas propice et favorable pour servir le Créateur, béni soit-Il. Alors, il va repousser au lendemain. Raison pour laquelle nous devons formuler clairement, avec notre bouche, le compte du jour. En effet, la parole possède une très grande force. Elle peut rappeler à l’homme, même durant les moments où il ne se trouve pas propre et il est dans son impureté. Comme il est écrit (Yermiah 31,19) « plus j’en parle, plus je veux me souvenir de Lui ». Grâce au décompte de ces quarante-neuf jours de la Supputation, nous méritons de sortir de l’impureté de l’Égypte, et nous pouvons recevoir la Torah à Shavouot. Alors, par la suite, il n’est plus nécessaire de procéder au décompte des jours durant chacun des jours de l’année, avec cette parfaite expression de notre bouche. Car dorénavant, nous avons mérité de nous souvenir chaque jour que nous avons déjà attiré sur nous cette sainteté, grâce à la réception de la sainte Torah. Il s’agit de l’essentiel de la sainteté, lorsque nous nous souvenons chaque jour que celui-ci est recensé. Et en ce même jour, nous devons nous acquitter de nos obligations contenues précisément dans ce jour.

Ainsi nous procédons au décompte des jours de l’Omer. Parce que celui-ci se rapporte au principe de la réparation et de l’adoucissement de toutes les contractions et des limitations de l’esprit. De la sorte, nous pouvons recevoir dans notre esprit par mesure et progressivement. Pour ne pas donner d’emprise à l’autre tendance, pour que celle-ci ne parvienne pas à transformer la vérité. Raison pour laquelle nous procédons au décompte des jours de l’Omer. Car dans chacun des jours se trouve de la vérité. Elle représente une intelligence et une compréhension particulière. Elle constitue l’essentiel de la lumière diffusée en ce jour. Cela est symbolisé par la lumière du soleil, le principe de l’intelligence. Chaque jour est ainsi caractérisé par un chant unique, dans lequel se situe une intelligence particulière à ce jour. C’est (Kohelet 2,13) « il y a un avantage de la sagesse sur l’imbécillité, comme la lumière sur les ténèbres ». Pourtant, chaque jour commence avec l’obscurité, elle précède la lumière. C’est la nuit avant le jour, selon l’ordre de la Création. Comme il est écrit (Berechit 1,5) « et ce fut le soir et ce fut le matin, un jour ». 

Dans sa sainte racine, cela représente une grande réparation le fait que l’obscurité vienne avant la lumière. L’obscurité correspond à l’absence de savoir, cette notion mentionnée de la contraction de l’esprit. Ce que représente la lune. Elle gouverne durant la nuit, par rapport à une notion de ‘royauté’. L’essentiel de la réparation et de la réception de l’esprit s’effectue précisément grâce à elle. Mais, à cause des actions de l’homme, correspondant à la diminution de la lune, l’autre tendance est attirée. Elle s’alimente à ce principe des contractions. De là découle l’essentiel de l’emprise de la mauvaise royauté. Cela est représenté par l’impureté de l’Égypte. Ainsi s’opère l’atteinte contre la royauté dans la sainteté, contre les contractions provoquant la diminution de la lune. De là proviennent toutes les fautes dans le monde. Ainsi se renforce l’obscurité. Elle tend à absorber totalement la lumière du jour. 

C’est-à-dire, elle veut perturber l’esprit et voiler la lumière de la vérité. Tout ce que représentent l’intelligence et la compréhension véritable qui éclairent durant chaque jour. Ce qu’est l’essentiel de la lumière du jour. De là découlent tous les troubles, tous les empêchements et tous les obstacles présents jour après jour. Cela provoque toutes les erreurs, lorsqu’une personne tente de repousser ce qui lui est imparti de réaliser et d’accomplir durant ce présent jour. Jusqu’à ce que pour finir, en général, il lui apparaît comme si aucun jour dans sa vie n’était décompté. Comme si ce présent jour, il ne lui était pas possible de servir comme il convient Hachem, béni soit-Il.

Mais en vérité à l’évidence, en fonction du déploiement et de l’implication de l’autre tendance et des écorces durant chaque jour, il s’avère extrêmement difficile d’être effectivement occupé dans le service de Hachem, béni soit-Il. Et plus particulièrement dans la Tefilah. Là s’immiscent toutes les perturbations du monde. Malgré tout, il importe de savoir que ce présent jour se trouve décompté parmi tous ses jours. Assurément, il existe en lui du bien, c’est seulement l’obscurité qui le cache. Ce qui correspond à ce principe de l’écorce précède le fruit. D’où l’impérieuse nécessité de se renforcer et des efforts à fournir pour briser les écorces. Ce sont tous ces empêchements, ces perturbations ou ces erreurs. Il faut savoir et croire que précisément durant ce jour, à ce moment, il est possible de se rapprocher vers Hachem, béni soit-Il. Et (Chronique I 28,9) « si tu Le recherches, Il te sera accessible, mais, si tu L’abandonnes, Il te délaissera ». 

Tu mériteras de trouver le bien dans ce jour. Car il n’existe pas de jour où le bien serait absent. Comme il est écrit (Zohar 84) ‘viens et observe, tous les six jours du Commencement, etc., tu n’y trouveras pas un jour sans bien en lui, etc. Et chacun des jours possède ses limites extérieures, de sorte qu’aucun ne puisse pénétrer dans ce bien. Il est comme obscurci, sa lumière est voilée’. Raison pour laquelle chacun doit savoir, s’il lui semble qu’en ce jour il ne peut pas prier avec intention, ou étudier, ou être occupé dans le service divin, cela provient uniquement de l’obscurité précédant la lumière. Ce qui est provoqué par les atteintes des contractions mentionnées. C’est la source de toutes les erreurs, quand il a l’impression qu’aujourd’hui ou ce moment ne peut pas être décompté parmi les jours ou les instants de son existence. Comme s’il lui était impossible de se rapprocher vers Hachem, béni soit-Il. Cela se produit quand il s’avère difficile de bien examiner sa conduite. Et plus particulièrement en se trouvant des prétextes ou des excuses dans ces moments où l’on se sent perturbé ou dérangé. À tel point qu’on peut passer ses jours enfermé dans des vanités. 

Comme évidemment durant les jours ou les moments où l’on se trouve investit dans ses affaires ou en voyage, ou en dispute, ou lors d’un repas, etc. Toutes sortes d’évènements durant ses jours qui sont consacrés à des vanités et qui provoquent en définitive de grandes perturbations. Et même lorsqu’il n’est pas affairé dans toutes ces différentes occupations, il peut également lui sembler que ce jour n’est rien. Tout cela provient essentiellement de ce principe de l’obscurité précédant la lumière. C’est-à-dire l’atteinte contre les contractions, ce qui se rapporte à la réparation de la diminution de la lune. Par conséquent, précisément nous décomptons les jours de l’Omer, avec l’intention de réparer cette diminution de la lune. Ainsi s’annule l’emprise de l’obscurité et les nuisances provenant de l’autre tendance. Tout ce qui constitue les limitations propres à chaque jour. Alors, il devient possible d’appréhender la vérité manifeste à l’intérieur de chaque jour, dans lequel existe du bien. Il faut se renforcer et avec cela précisément se rapprocher vers Hachem, béni soit-Il, en fonction de ce jour. Car tous les jours sont comptés et décomptés. Tout ce qui se rapporte à la Supputation de l’Omer.

Chabat Chalom
Elhanan