Parachat 'Hayei Sarah
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Le cheminement vers le Pays d’Israël

Paracha Devarim

Nous lisons la Parachah Devarim avant le Neuf de Av. Elle est entièrement consacrée au cheminement vers le Pays d’Israël. Toutes les remontrances exprimées là-bas par Moshe Rabenou se concentrent sur le fait qu’Israël a fauté lors durant sa progression en vue d’atteindre le Pays d’Israël. Ils n’ont pas été assez forts dans leur Emounah / croyance, comme cela est expliqué au commencement de ce cinquième Livre (Devarim 1,2) « il y a onze journées depuis le Horeb ». Rachi nous explique ‘il n’est pas de plus court chemin… le temps qu’il faut pour le parcourir, soit onze jours, vous l’avez réduit à trois !…

 La Shehina était très impatiente d’accélérer votre venue dans le pays. Mais parce que vous avez péché, elle vous a fait faire le tour du mont Séïr quarante années durant’. Il en va ainsi pour toutes les remontrances dans tous ces paragraphes. Il leur reproche d’avoir provoqué ces retards sur leur route menant au pays d’Israël. Tellement, qu’ils ont été obligés d’attendre durant ces quarante années. Tout a été provoqué par la faute du veau d’or et par les explorateurs. Ils ont porté atteinte contre la Emounah. Comme il est écrit (Ramban et Klei Yakar – Devarim 1) ‘en cela vous n’avez pas mis

votre confiance en Hachem’. Parce que l’essentiel du parcours vers le pays d’Israël dépend de la Emounah. Ce qui se rapporte à (Ps. 111,6) « la puissance de Ses Œuvres ». C’est-à-dire de placer toute sa confiance en Hachem, béni soit-Il, le Créateur de tout. Comme il est écrit (Berechit 1,1) « au commencement, l’Éternel créa ». Et selon Sa Volonté Il leur a donné, et selon Sa Volonté, etc. Mais, ils ont porté atteinte contre ce principe. Cela a provoqué pour eux un tel retard et toutes les destructions, du premier et du deuxième Sanctuaire, etc. À cause de cela, l’autre tendance utilise chaque fois sa force pour intervenir dans les expulsions d’Israël de son pays. Ils prétendent que nous sommes des usurpateurs qui occupons le pays d’Israël. Parce que nous-mêmes avons porté atteintes contre la Emounah. Et comme conséquence, ils se sont élevés contre ce principe mentionné dans la suite de ce Psaume (111,6) « Il l’a révélé à Son Peuple, en lui donnant l’héritage des nations ». C’est pourquoi nous faisons la lecture de ces évènements avant Ticha BeAv. Car il s’agit de l’essentiel de ce qui a provoqué les exils et les destructions.

Ensuite, nous lisons lors de Shabat Nehamou / consolation la section de Vaethanan / supplication. Pour attirer depuis le trésor des ‘cadeaux gratuits’. Ce que Moshe Rabenou a sollicité par la multiplication de ses prières pour pouvoir venir dans le pays d’Israël. Tout prenait sa source à partir de la force située dans ce trésor des ‘cadeaux gratuits’. Grâce à cela, bien que lui-même ne soit pas arrivé dans le pays d’Israël, malgré tout comme il a attiré sur nous ce trésor des ‘cadeaux gratuits’, cela constitue l’essentiel de notre consolation durant ces moments d’exil en dehors de notre pays. Parce que maintenant, l’essentiel de notre existence est possible grâce à la miséricorde gratuite qui est attirée sur nous à partir de ce trésor par Moshe Rabenou et tous les vrais Justes. Ainsi nous est constamment donnée la vie lors de toutes sortes de ‘chutes’ durant toute la prolongation de cet amer exil. Aussi bien en général que pour chacun en particulier. Grâce à cette miséricorde gratuite, nous avons la possibilité d’établir une voie pavée pour revenir vers le pays d’Israël. Pour mériter de nous établir à nouveau dans notre pays, rapidement et de nos jours, Amen !

Chacun devrait ressentir une responsabilité vis-à-vis de son prochain. Mais également cela, il ne nous est pas donné la possibilité de le réaliser et de l’assumer selon nos obligations de garant, mais seulement grâce à la Volonté. Ainsi l’essentiel de ce que chacun devrait être garant pour son prochain, dépend de l’obligation de lui exprimer des remontrances. Mais vraiment, qui est capable d’exprimer correctement des reproches à son prochain ? En fait, il ne connaît pas, comme il convient, ses manques. Également, qui sait si celui-ci va l’écouter. Et s’il entend, qui sait s’il parviendra à se renforcer sur les points où il devrait le renforcer pour revenir vers Hachem. Assurément, il s’avère particulièrement difficile de réaliser ce commandement de réprimander ! Et ainsi de s’acquitter de ses obligations d’être son garant. Comme devrait être notre obligation de nous porter garant pour tout Israël.

 Mais nos Sages ZL nous ont fait savoir que tout le monde n’est pas à même de pouvoir exprimer correctement des remontrances. Étant donné qu’il nous est tellement difficile d’assumer nos obligations de garant, alors au moins, nous devons avoir un très fort désir de prendre en considération tout ce qui peut procurer du bien à notre prochain et pour tout Israël. C’est-à-dire qu’ils méritent tous d’atteindre un bien véritable et éternel, en revenant vraiment vers Hachem, en se rapprochant vers Lui, béni soit-Il. Il s’agit du seul et unique bien et de la véritable réussite. À part cela, tout n’est que vanité ! Et même les commandements qu’il nous est donné d’accomplir, ils ne peuvent exister seulement grâce à la Volonté. Par exemple, le commandement des Tsitsit et des Tefilin, ou les occupations dans la Torah ou la Tsedakah / charité, etc. Évidemment, celui qui croit et qui connaît un peu l’importance de chacun des commandements, il sait que nous sommes encore très éloignés de leur essence. C’est pourquoi en vérité, nous sommes confrontés à nombre d’empêchements et d’obstacles avant de mériter de réaliser comme il convient quelques commandements.

 Car au début, nous sommes face à de nombreuses difficultés avant de mettre le Talith ou les Tefilin. Par la suite, après les avoir mis, il est fort possible que notre esprit soit encore embourbé dans des pensées étrangères. Jusqu’à ce que nous prenions conscience que nous revêtons des habits royaux avec les coins du commandement du Talith, avec les impressionnantes sanctifications venant des Tsitsit. Nous sommes couronnés comme un roi avec la splendeur et l’éclat des saints Tefilin. Pourtant, notre cœur se trouve encore très éloigné pour ressentir profondément toutes ces saintetés. Il s’ensuit que subsiste encore une grande distance pour parvenir à accomplir pleinement ces commandements. Même quand il s’agit de commandements habituels. Donc, à bien plus forte raison lors de l’accomplissement de certains exceptionnels, qui sortent des habitudes quotidiennes. Assurément, pour ceux-ci nous rencontrons d’innombrables difficultés avant de les accomplir correctement. Et même alors, ils exigent de grands efforts.

Donc assurément, il nous est donné d’accomplir ce que nous demande la Torah et les commandements seulement en investissant toute notre volonté. Et l’essentiel de la volonté doit se manifester en désirant fortement et constamment. Cela exige d’étudier et de prier comme si alors on réalisait ces commandements. Car, même pour les commandements habituels qu’il nous est donné d’accomplir, également pour ceux-ci l’essentiel réside dans la Volonté. Par exemple, le commandement de formuler des remontrances, il n’est pas donné l’accomplir autrement qu’avec l’engagement de la Volonté. Car chacun se trouve obligé d’aimer son prochain, et effectivement tout Israël, comme son propre Nefesh / âme. Comme il est écrit (Vayikra 19,18) « aime ton prochain comme toi-même ». En réfléchissant profondément sur cette notion, certainement il ne recherchera pas d’autres ‘volonté ou désir’. Il voudra seulement mériter de se rapprocher vers Lui, béni soit-Il. Car à part cela, il n’existe aucun autre bien véritable dans le monde. Aussi, s’il se présente une opportunité de s’entretenir avec son prochain au sujet du service divin, assurément cela représente un grand bien et cela est fortement apprécié. Parce que tout un chacun dans Israël a l’obligation de parler avec son prochain à propos de la ‘crainte des cieux’. Pour Moshe Rabenou, l’essentiel du commandement de la remontrance prenait sa force dans sa volonté. Car il désirait constamment ramener tout le monde vers le bien. C’est grâce à cette disposition qu’il a mérité ce qu’il a mérité.

Seulement vers l’approche de son décès, nos Sages (Sifri Devarim 2) ont recommandé qu’il exprime des remontrances à une personne ! Ainsi, Moshe Rabenou a formulé ses remontrances seulement au moment où il a senti son heure venir. De même pour notre Père Yaakov. Pour nous apprendre que l’essentiel des remontrances réside dans la réalisation du commandement de se porter ‘garant’, ce qui est possible grâce à la Volonté. Parce que cette notion de garant s’inclut dans la réalisation de la Volonté. C’est pourquoi la remontrance doit être exprimée seulement à l’approche de la mort. Parce qu’alors la personne commence à s’inclure effectivement dans la Volonté. À ce moment s’éclaire en lui plus particulièrement la Volonté, parce que le moment de sa disparition est proche. Et celle du Juste consiste à ce qu’il soit inclus dans la Volonté, comme ce fut le cas pour Moshe Rabenou, qu’il soit en paix. Alors, il a atteint la Volonté des volontés. Et proche du principe de la Volonté, il lui est précisément donné la possibilité d’exprimer des remontrances. Celles-ci sont essentiellement relatives à cette notion de garant, ce qu’est la Volonté.

Durant Minha de Shabat nous disons à trois reprises ‘Tsidkateha’, en rapport avec les trois Justes qui alors ont disparu : Yossef, Moshe et David. C’était au moment où éclairait la Volonté des volontés. Cet éclairage est précisément possible grâce à la Tsedakah / charité. Elle permet de dominer le ‘front du serpent’. Parce qu’alors éclaire le ‘front de la Volonté’. Et grâce à ces trois Justes s’entend la voix des trois fêtes de pèlerinage. Elles attirent et elles dévoilent la Volonté. Grâce à celle-ci, durant les jours de fête, se forme la Crainte. Mais alors se manifestent aussi les ‘animaux sauvages’, ceux qui déchirent et écrasent. Ce sont les hérétiques qui portent atteintes contre la Volonté. À cause de cela, la Voix qui appelle lors des jours de fête n’est pas entendue. D’où la nécessité d’attacher toutes les volontés vers le principe (Zohar) ’qui éclaire durant Minha de Shabat'. D’où la nécessité d’attacher toutes les volontés vers le principe de ‘la Volonté des volontés’ qui éclaire durant Minha de Shabat. Mais comme il existe ce principe du ‘front du serpent’, qui veut instiller de l’hérésie, même dans la racine de la volonté, par conséquent il s’impose de multiplier la Tsedakah. Grâce à cela, il est possible de dominer le ‘front du serpent’. Alors se dévoile le ‘front de la Volonté’, cette notion de ‘la Volonté des volontés’, et ainsi s’entend la voix qui appelle durant les jours de fête. Elle dévoile la Volonté. Grâce à la Volonté se forment les craintes. Et grâce à elles se forment des récipients pour recevoir la Bonté.

Chabat Chalom
Kupath Rabbi Meir Baal Haness
Elhanan