Parachat Nitzavim
Inscrivez vous à la newsletter pour connaitre toutes les nouveautés de votre site!
captcha 

Mériter de l'abondance

Paracha Behar

C’est (Vayikra 26,3) « si vous marchez selon mes statuts, et si vous observez mes préceptes et les exécutez ». Étonnamment, ne sont mentionnées par la suite seulement des récompenses relatives à ce monde-ci, le revenu, l’abondance, etc. Cette interrogation est mise en évidence par plusieurs commentateurs. Aussi il convient d’expliquer, l’essentiel des assurances qui nous sont données, concerne surtout ce qui peut être mérité au moyen précisément du revenu et de l’abondance : l’éclairage de la Volonté ! Elle éclaire davantage effectivement au moment du repas. Assurément,

c’est une très grande promesse. Elle concerne surtout la finalité de ce monde-ci, mais également l’éternité du monde à venir. Ce qui se réfère à ce qui est dit (Bamidbar 23,23) à « Yaakov et Israël apprennent à point nommé ce que l’Éternel a résolu d’accomplir ». Il est précisé dans ce verset ‘que / quoi’, correspondant à (Ps. 31,20) « combien est grande Ta Bonté, que Tu tiens en réserve pour ceux qui te craignent ! » 

Ce qui se rapporte à la récompense dans le monde à venir. Lorsqu’on mérite de recevoir, depuis là-bas, un éclairage de la Volonté au moment du repas. Raison pour laquelle l’Écriture nous promet la bénédiction sur la consommation et de l’abondance comme récompense pour l’observation de la Torah et des commandements. Parce que l’essentiel de la sainteté est lié au savoir. Car précisément au moment du repas, lorsqu’on mérite un éclairage de la Volonté on bénéficie par la suite de cette connaissance permettant le maintien de la Torah et le respect des commandements.

Il ressort de cette Parachah, pour celui qui se donne la peine de l’examiner attentivement, que lorsque sont données toutes les assurances des bénédictions pour le revenu et pour la suffisance, cela est développé jusqu’à (Vayikra 26,10) « vous mangerez des provisions très vieilles, et vous ôterez le vieux à cause du nouveau ». Il s’agit en fait de la promesse de l’essence de notre rapprochement vers Hachem. Elle sera méritée (ibid. 26,11-12) « Je mettrai Ma Demeure parmi vous, etc., Je marcherai au milieu de vous, Je serai pour vous l’Éternel, et vous Me serez un peuple ». Rachi commente ‘Je cheminerai avec vous dans le Jardin d’Éden’. Ce sont toutes les jouissances dans le monde à venir. Et Rachi conclut là-bas ‘vous n’aurez pas à trembler devant Moi’. Le Zohar insiste sur ce verset ‘Je serai pour vous l’Éternel' .

Parce que l’essentiel des jouissances du monde à venir est relatif à cet éclairage de la Volonté. Il s’agit de ‘ce moment’, quand alors on mérite d’inclure ensemble ces deux notions : ‘Il remplit toute la terre, etc. !’ et ‘quoi ?’. C’est l’essentiel de notre rapprochement vers Lui. Selon le principe mentionné plus haut qu’Il marchera avec nous dans le Jardin d’Éden. Il est possible de mériter tout cela seulement grâce au principe de la crainte. C’est toute la précision apportée par Rachi dans sa conclusion, pour que nous apprenions précisément ‘vous ne tremblerez pas, etc.’. Ainsi, tout ce grand éclairage, Israël peut mériter de le recevoir, également dans ce monde-ci, au moment de la consommation de son repas. Par conséquent, nous bénissons justement lors du repas. Parce qu’alors nous méritons cet éclairage de la Volonté, il représente l’essentiel de la finalité.

Il est intéressant de s’interroger sur le sens des notions matérielles dont la Torah fait mention ! Alors qu’il semblerait que la finalité des assertions dans notre Parachah se concentre plus sur les aspects spirituels. Ils sont relatifs à la finalité de ce monde-ci et du monde à venir pour l’éternité. Comme il est expliqué dans cette Parachah (ibid.) « Je fixerai Ma Résidence au milieu de vous ». 

C’est-à-dire que Hachem met là le fondement de la compréhension de ce savoir. Et (ibid. suite) « et Mon Esprit ne se lassera point d’être avec vous », ainsi jusqu’à la fin de cette section hebdomadaire. Nous devons nous demander quel lien existe entre la bénédiction, sur le repas et le revenu, avec cette promesse qu’Il sera parmi nous ? Grâce à l’éclairage de ce savoir, qui correspond à garder la Torah et à mettre en pratique les commandements, il devient possible de mériter cet éclairage de la Volonté, précisément au moment de la consommation. Ainsi s’explique le sens profond de ces versets.

De même pour tous les endroits où nous recevons l’assurance de la bénédiction sur le repas et pour le revenu. Même là où cela nous paraît fermé et sans plus d’explication, comme c’est le cas ici. Parce que l’essentiel de l’intention de la bénédiction, pour le revenu et sur le repas, vient comme une sorte de ‘rémunération’ dispensée par la Torah. Car lors de notre consommation, on mérite grâce à la Torah, ce qui constitue le savoir. Et une telle consommation amène l’éclairage de la Volonté. Il s’agit de l’essentiel de la finalité dans ce monde-ci, mais également dans le monde à venir.

C’est le principe (ibid. 26,5) « vous mangerez votre pain à satiété ». Il est écrit dans Parachat Eikev (Devarim 7,12) « il arrivera, après que vous aurez obéi », et (ibid. 8,10) « tu mangeras et tu seras rassasié ». Ce qui se rapporte à cet éclairage de la Volonté. Ainsi, le principe même d’être rassasié correspond à (Ps. 145,16) « et Tu rassasies à souhait tout vivant », en référence à (Michlei 13,25) « le Juste mange pour apaiser son Nefesh / âme ». Parce que l’essentiel du sentiment d’être rassasié est procuré grâce à l’éclairage de la Volonté. Comme il ressort du saint Zohar (Thoumah 153:) ‘le désir d’être rassasié lui est accordé’.

La conclusion est (Vayikra 26,13) « Je vous fais marcher la tête haute ». Rachi explique ‘avec une fière allure’. Pour mériter cet éclairage de la Volonté au moment de la consommation, on nous impose d’être une personne engagée. Nous devons prendre une part dans la sainteté de la direction et de la royauté. Raison pour laquelle Hachem leur rappelle qu’Il nous a prodigué beaucoup de miséricorde en nous faisant sortir d’Égypte. Pour que nous ne restions pas un peuple d’esclave. Il nous a tirés en dehors de cet exil, pour que ‘la mauvaise royauté’ ne puisse pas avoir d’emprise sur nous. C’est l’explication de ‘la fière allure’. En effet, nous sommes destinés à devenir des ‘êtres valeureux’, le contraire de la servitude, de la vulgarité. Ainsi, tout un chacun parmi Israël possédera une part de la royauté dans la sainteté. Précisément grâce à cela nous mériterons l’éclairage de la Volonté.

C’est (ibid. 26,7-8) « vous poursuivrez vos ennemis, et ils succomberont sous votre glaive. Cinq d’entre vous en poursuivront une centaine, etc. ». Il faut se renforcer constamment pour devenir un ‘être valeureux’. Pour saisir (Ps. 145,13) « Ta Royauté remplit tous les mondes ». Car l’essentiel de la Royauté est destiné à gouverner selon la sainteté. Lorsqu’on parvient à démontrer et à éclairer le Savoir chez son prochain. Ce qui se rapporte à (Vayikra 26,7-8) « vous poursuivrez vos ennemis ». À première vue cela apparaît étonnant ! En quoi consiste cette promesse de cette bénédiction que vous atteindrez vos ennemis ? Et qu’ils tomberont sous l’épée, etc., de se venger d’eux en versant du sang ! N’est-ce pas une évidence que Hachem recherche la paix ! Et Il bénit Son Peuple pour la paix. N’aurait-il pas suffi de cette bénédiction (ibid. 26,6) « Je ferai régner la paix dans ce pays ». Pourquoi devons-nous également poursuivre les ennemis ?

En vérité, il est connu que tous les mondes ont été créés seulement pour nous permettre de Le connaître et atteindre un savoir Le concernant. Comme il ressort du saint Zohar (Bo 42:) ‘pour que vous Le connaissiez et ayez un savoir à Son Sujet’. Raison pour laquelle tout a été créé pour qu’Israël reçoive Sa Torah. Il s’agit du saint savoir grâce auquel on Le connaît et il nous est donné d’acquérir un savoir à Son Sujet. C’est la raison pour laquelle tout ce qui se réfère à la royauté et à la grandeur concerne seulement Israël lorsqu’ils accomplissent Sa Volonté. Ce qui peut se mériter au moyen du savoir et qui donne le sens à tout ce qui est créé. Seuls ceux qui recherchent cette connaissance sont dignes d’être appelés des ‘hommes’. Parce que celui qui n’aspire pas à ce savoir peut être considéré comme un animal à l’apparence d’un homme. D’où l’obligation pour chacun d’être occupé dans l’établissement du monde. C’est-à-dire, faire pénétrer le véritable savoir chez les autres. Ce qui doit être l’essentiel de l’engagement en vue du maintien du monde. Et lorsqu’Israël mérite d’accomplir Sa Volonté, ils sont obligés de s’efforcer, par tous les moyens à leur disposition, de diffuser et de faire pénétrer ce savoir également parmi les nations du monde. Comme il est écrit (Chronique I, 16,24) « racontez parmi les nations Sa Gloire ». Il est aussi écrit (Yeshiayahou 12,4) « célébrez Ses Œuvres parmi les peuples ». C’est tout le combat que doit engager Israël pour la réalisation des commandements. Tout est pour les ramener vers la vérité. Pour leur faire savoir que Hachem est l’Éternel, ce qui constitue la véritable finalité.

Ainsi l’essentiel de la promesse (Vayikra 26,7) « vous poursuivrez vos ennemis » correspond (Ps. 34,15) « recherche la paix et poursuis-la ». Ce qui est ramené dans le saint Zohar (Troumah 125:) ‘heureux celui qui ramène au repentir les fauteurs, il convient également de se mettre à leur recherche’. Parce que cette poursuite représente effectivement la véritable paix. Parce que tout le temps qu’ils ne méritent pas encore ce savoir, et qu’ils n’accomplissent pas Sa Volonté, comment est-il possible de penser qu’ils ont atteint une paix véritable. Alors qu’au fond d’eux-mêmes n’existe aucun réel apaisement. Comme il est écrit (Ps. 38,4) « mes péchés ont banni la paix de mes membres ». Lorsqu’on veut accomplir Sa Volonté, il nous est commandé de poursuivre nos différents ennemis. Grâce à nos Tefilot / prières et nos supplications, nos vraies armes dans la sainteté. Nous devons vouloir devenir un ‘homme valeureux’, être fort avec un esprit de vérité !

Chabat Chalom