Parachat 'Hayei Sarah
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Le dénombrement des noms

Paracha Bamidbar

Hachem a ordonné de compter tout un chacun selon l’expression (Bamidbar 1,3) « tous ceux parmi Israël aptes au service ». Et comme il est écrit (ibid. 1,26) pour chaque Tribu « selon le dénombrement des noms…, tout partant pour l’armée ». Parce que chaque individu doit se considérer effectivement comme « prêt à l’affrontement ». Ce qui correspond à la notion de « réaliser », à devenir un expert dans ce combat. Il s’agit du recensement exigé après la faute du veau d’or. Comme l’explique là-bas Rachi ‘lorsqu’ils ont fauté avec le veau d’or, Il les a dénombrés’. Car toutes ces réparations, le Tabernacle, les camps d’après les étendards, le nombre des

enfants d’Israël, tout cela a été ordonné après les évènements du veau d’or. Alors Israël a commis de très graves infractions. Aussi, Moshe Rabenou a été contraint de fournir de très grands efforts. Jusqu’à ce qu’il mérite, après les quarante derniers jours, d’attirer dans le monde les voies vers le repentir. Cela s’est passé depuis le mois de Eloul jusqu’au jour de Kipour. Il s’agit des secrets contenus dans les intentions du mois de Eloul, ce qui se rapporte à la réparation de l’Alliance. Cette notion (Yeshiyahou 43,16) « Il trace un chemin dans la mer ». 


Il s’agit du chemin de la Techouvah / du repentir. Une fois que ce chemin a été attiré dans le monde, alors Hachem leur a ordonné la construction du Tabernacle, le recensement des enfants d’Israël et la formation du campement d’après les étendards autour de la Tente d’Assignation. Tout cela se réfère à ce chemin du repentir, dont l’essentiel repose sur l’acquisition de l’expertise dans la Halahah / la Loi. Ce qui est attiré grâce au Tabernacle, à la Tente d’Assignation. Par ces voies éclaire le principe de Moshe et de Yehoshoua, le point supérieur et le point inférieur. Grâce à eux est attirée cette notion d’expertise dans la Halahah. Jusqu’à ce que ces points parviennent à éclairer vers l’ultime extrémité la plus basse envisageable. Elle éclaire en eux également là-bas pour les renforcer, pour que tous s’incluent dans (Cant. 3,8) « les experts dans les combats ». Jusqu’à ce qu’ils parviennent à se renforcer eux-mêmes pour toujours sortir vainqueurs de ces combats. Pour qu’ils fassent partie (ibid. 3,7) des « soixante vaillants autour de lui ». Ce qui correspond aux soixante myriades des Nefashot / âmes d’Israël. Elles forment les soixante myriades lettres de la Torah.

À première vue, le sens de cet ordre de les recenser apparaît étonnant ! N’est-il pas expliqué dans la Torah, combien il est dangereux de procéder à un quelconque recensement ? Comme il est écrit (Chemot 30,12) « quand tu feras le dénombrement général des enfants d’Israël…, afin qu’il n’y ait point de mortalité parmi eux à cause de ces agissements », et comme l’explique là-bas Rachi. Alors, ils ont dû réparer au moyen des Shekalim. Quel sens donner à toutes ces notions ? N’aurait-il pas été préférable de ne pas du tout les compter, et ainsi ne pas avoir besoin d’utiliser les Shekalim pour cette réparation ? Mais, en vérité, Israël se situe au-dessus du nombre, aussi il ne convient pas de les dénombrer ! Comme il est écrit (Berechit 13,16) « si quelqu’un peut compter la poussière de la terre, il pourra aussi compter ta postérité ! » Mais, après qu’ils ont fauté avec le veau d’or, il était obligatoire de procéder à leur décompte. Parce que toutes les transgressions se rapportent à la notion de perte. À cause d’elles se perd ce qui correspond à (Ps. 11,10) « le désir des méchants s’évanouit ». Et là où s’impose ce principe de perte, il devient nécessaire de procéder à un décompte. Ce qui permet de se protéger, lorsqu’on amène toutes les choses à être inventoriées selon leur nombre. On les garde pour qu’aucune ne se perde et ne vienne à manquer.

Ainsi, lorsqu’à l’avenir Israël accomplira pleinement, selon sa finalité absolue, Sa Volonté, alors toutes les pertes seront retrouvées et ramenées. Comme il est écrit (Yechouyah 27,13) « et reviendront les perdus ». Et il n’y aura plus du tout de perte ou de dommage. À l’évidence, elles n’existeront plus et se réalisera (Berechit 13,16) « tellement, comme si l’on pouvait compter la poussière de la terre ». Mais, si domine sur eux le principe de ‘la perte’, alors le fait de dénombrer représente une importante réparation. En effet, le fait de compter représente une réparation relative aux pertes. Mais, comme conséquence de l’existence même du nombre, s’incluent alors des éléments perturbateurs. Car précisément là où le multiple est présent, là ils peuvent se manifester. Parce qu’ils ne peuvent pas avoir d’influence là où il n’existe pas du tout des différences. Par contre, ils parviennent à beaucoup se renforcer et à déranger dès que se présentent des différences ou de nombreuses possibilités. Raison pour laquelle il leur a été indiqué de donner les Shekalim, des pièces d’argent, comme des dons volontaires pour l’édification du Tabernacle et pour les sacrifices. Ainsi il devient possible de s’élever à partir du principe de l’animalité vers celui de l’humain. Il est donné l’occasion de relier tous les points inférieurs vers ceux qui sont supérieurs. Ce qui représente la plénitude du sens des sacrifices qui étaient consacrés dans le Tabernacle et le Sanctuaire. D’où le sens même du mot ‘Korban / sacrifice’, la racine de ce mot signifie ‘rapprochement’. Car les sacrifices ont pour fonction de tout élever vers sa racine. Ce qui représente le point supérieur. 

Jusqu’à ce que tout finisse par s’inclure dans le principe de l’homme. Cela correspond à (Vayikra 1,2) « si quelqu’un d’entre vous veut présenter, etc., c’est dans le gros ou le menu bétail que vous pourrez choisir votre offrande ». Ce qui se rapporte à élever la bestialité, ‘du gros ou du menu bétail’, précisément comme ‘votre sacrifice’. C’est-à-dire le sacrifice de vous-mêmes, vous qui êtes des êtres humains. Selon le principe d’élever la bestialité vers le principe de l’humain. C’est l’essentiel de tout ce que représente le sacrifice. Il en va de même pour les sacrifices qui élèvent les éléments minéraux vers le végétal, du végétal vers le vivant, et du vivant vers le parlant, ce qu’est l’homme. Ainsi, on parvient à retrouver toutes les pertes. Ainsi, précisément grâce aux sacrifices, s’obtient le pardon pour toutes les transgressions.

Grâce aux Shekalim, qui sont apportés afin de réparer les multiples dénombrements, il devient possible d’empêcher le renforcement des oppositions. Parce que ce sont elles qui entraînent les pertes. Comme il est écrit (Chemot 33,12) « et il n’y aura pas parmi vous de mortalité ». Parce que les Shekalim destinés au Tabernacle, aux sacrifices, permettent toutes les réparations. Raison pour laquelle nous lisons ces Parachiot / chapitres concernant le nombre des enfants d’Israël, leurs camps et leurs étendards avant la fête de Shavouot. Comme l’ont dit nos Sages ZL (R.H. 5.) ‘compter et arrêter le décompte’. Car grâce à cela est reçu l’essentiel de la Torah, ce que sont toutes les Lois, tous les commandements. D’où l’impérieuse nécessité d’aspirer à devenir un expert dans la connaissance des Lois. Parce que maintenant, à cause de nos nombreuses fautes, nous n’avons plus ni le Tabernacle, ni le Sanctuaire, ni les camps avec leurs étendards. Et Israël se trouve dispersé dans l’exil. Nous n’avons pas de réelle existence, mais seulement grâce à la Torah. Aussi, avant Shavouot, nous lisons ces chapitres dans la Torah. 

Ainsi, nous attirons sur nous la sainteté des soixante myriades de toutes les Nefashot d’Israël. Elles représentent l’ensemble de ceux qui sont sortis combattre selon ce principe (Berahot 21:) ‘l’action du Chariot’. Grâce à cela, nous attirons sur nous leur sainteté et nous méritons ainsi également d’être inclus parmi eux. Jusqu’à mériter de recevoir la Torah à Shavouot. Par conséquent, il s’avère très important de bien connaître nos Lois. Car cela représente l’essentiel de la réception de la Torah. Ainsi, nous nous engageons vraiment sur les chemins du repentir, pour dorénavant mettre en application toutes les paroles de cette Torah.

Ce qui représente (Cant. 7,1) « reviens, reviens, ô la Schoulamite, reviens, reviens ! » Rachi explique que c’est ce que les nations du monde, et l’autre tendance, incitent Israël à suivre leurs conduites. Mais Israël leur répond (ibid. suite) « comment considérez-vous donc dans la Schoulamite ? Comme la danse de deux camps ! » Ce qui constitue les camps avec leurs étendards. Pour dire que nous avons déjà mérité la sainteté de ces camps. Grâce à cette sainteté, nous recevons et nous attirons sur nous ce principe d’expertise dans la Loi. Nous parvenons à nous renforcer même lors de toutes les chutes et de tous les abaissements possibles. Dorénavant, ils ne pourront plus nous inciter et nous éloigner de Son Service. Rien ne pourra plus nous empêcher d’emprunter ces chemins. Parce que l’essentiel de la mise en garde, exprimée sur l’ordonnancement des camps selon les étendards, c’est (Bamidbar 1,52) « les enfants d’Israël se fixeront chacun dans son camp ». 

Et il est écrit (ibid. 2,2) « rangés chacun sous une bannière distincte, d’après leurs tribus paternelles, ainsi camperont les enfants d’Israël ; c’est en face et autour de la tente d’assignation qu’ils camperont ». Il s’agit de l’essentiel de ce que chacun doit être particulièrement attentif à se maintenir sur sa place. Et ne pas en venir à briser les limites et pénétrer dans le domaine de son prochain. Cela se rapporte précisément à cette expertise mentionnée concernant la connaissance de la Loi. L’importance de ne pas en venir à dépasser les frontières, les limites.

Chabat Chalom
Kupath Rabbi Meir Baal Haness
Elhanan