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Un professeur Israélien découvre les sources des maladies de vieillesse

Israël Technologies


Le vieillissement est un phénomène connu de tous. À l’heure où la recherche s’intéresse à de nouveaux moyens de détection et de lutte contre les maladies liées au vieillissement, une étude propose une nouvelle méthode de mesure du vieillissement, chez de jeunes adultes.

Comment définir l’âge ?
Il est bien connu que tous les 365 jours nous célébrons la date de notre naissance et avons le plaisir de nous rajouter un an de plus au compteur : c’est ce que l’on appelle l’âge. Mais le processus de vieillissement est un processus qui ne se mesure pas uniquement en fonction de notre âge à proprement parlé. Il peut aujourd’hui se quantifier en mesurant différents paramètres biologiques : la pression sanguine, le fonctionnement du foie, des poumons, des reins, du système immunitaire et métabolique, le taux de cholestérol, la respiration cardiaque, la longueur des télomères, la santé dentaire, les vaisseaux sanguins derrières les yeux.
Tous ces marqueurs biologiques ont été sélectionnés par une collaboration internationale de chercheurs résidants aux Etats-Unis (Pr. Belsky), en Angleterre (Pr. Moffitt) en Nouvelle-Zélande (Pr. Poulton) et en Israël (Pr. Israel). Les chercheurs ont sélectionné ces biomarqueurs pour établir une méthode permettant de déterminer si un homme vieilli plus ou moins vite que la moyenne, ainsi que de quantifier son âge biologique. Pour mettre en œuvre cette méthode, des mesures sont prises lorsque l’homme est âgé de 26, 32 et 38 ans ; une droite est tracée pour chaque variable et chaque droite s’ajoute déterminant ainsi le rythme de vieillissement.
Mesures chez de jeunes adultes
Dans un papier publié dans le prestigieux journal scientifique Proceedings of the National Academy of Sciences (PNAS), les chercheurs démontrent que déjà chez de jeunes adultes, l’âge chronologique d’une personne peut différer de nombreuses années de son âge biologique. Chez des sujets âgés de 38ans, l’âge biologique variait de 30 à 60 ans, indiquant que certaines personnes avaient 8 ans de moins ou 20 ans de plus que leur âge chronologique. Cette découverte indique que le déclin de certaines fonctions biologiques liées à l’âge intervient déjà chez des jeunes adultes pourtant loin de développer des maladies liées à ce qu’on associe communément à la vieillesse.

Une étude d’envergure

Pour développer cette méthode les chercheurs se sont basés sur des données provenant d’une étude néozélandaise : l’étude Dunedin. Lors de cette étude, plus d’un millier de personnes nées entre 1972 et 1973 ont été suivis de leur naissance à aujourd’hui (42ans).
En utilisant 18 de ces biomarqueurs, les chercheurs ont déterminé le rythme de vieillissement de chaque sujet par la méthode du tracé des droites décrite ci-dessus. La plupart des participants ont un taux de vieillissement biologique égal au taux de vieillissement chronologique. Cependant, certains sujets vieillissent de trois ans biologiques par an chronologique et certains, à l’inverse, vieillissent de moins d’un an biologique par an chronologique, restant plus jeunes que leur âge chronologique. 

Des tests supplémentaires ont également été effectués pour tester leur résistance à l’effort. Ces tests mesurent l’équilibre, la coordination, la résolution de problèmes non familier et sont généralement réalisés par des personnes de plus de 60 ans. Les personnes plus âgées biologiquement que leur âge chronologique ont aussi obtenu des scores de personnes plus âgées biologiquement après avoir passé ces tests. Ils ont de même montré une plus mauvaise aptitude physique perçue lors d’activités comme monter des escaliers. 

Pour compléter l’étude, des étudiants de licence de l’université de Duke ont estimé, d’après photographie des individus âgés de 38 ans, l’âge de ces individus. Il est apparu que les sujets possédant un âge biologique plus élevé que leur âge chronologique apparaissaient aussi physiquement plus âgés pour les étudiants.

Quelles applications ?

Alors que la plupart des études de vieillissement sont conduites chez des séniors, les chercheurs indiquent que pour être capable de prévenir des maladies liées à l’âge, il faudrait d’abord pouvoir être capable d’étudier l’âge de jeunes adultes. Ceci pourrait permettre le développement d’une médecine de prévention du vieillissement biologique prématuré et d’apparitions de maladies liées au vieillissement. Le but ultime serait de pouvoir intervenir sur le processus de vieillissement directement plutôt que sur une maladie déjà présente. Ainsi les personnes « biologiquement » âgées pourraient être prises en charge avant de devenir « chronologiquement » âgées, retardant probablement le processus de vieillissement. Alors à quand l’immortalité ?