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Un mystère vieux de 3.000 ans résolu par des israéliens

Israël Technologies

Les archéologues de l'Université de Tel-Aviv ont creusé sous le lac de Tibériade et la Mer Morte. Leurs trouvailles permettent d'expliquer la chute des Empires du Levant à l'Age de Bronze.

Un brusque changement climatique

Il y a 3 200 ans, les civilisations florissantes présentes dans et autour d'Israël se sont soudainement effondrées pour des raisons mystérieuses. Le professeur Israel Finkelstein, le docteur Dafna Langgut du Dr Sonia and Marco Nadler Institute of Archeology de l'Université de Tel-Aviv et le professeur Thomas Litt de l'Université de Bonn en Allemagne ont trouvé une réponse à ce mystère dans le pollen retrouvé au fond des étendues d'eau israéliennes.

Dans une étude publiée dans le Journal of The Institute of Archaeology of Tel Aviv University et rapportée dans le New York Times, les chercheurs expliquent qu'une sécheresse a conduit à la chute de l'Ancien Levant du Sud. Suite à ce brusque changement climatique, en peu de temps, tout un monde de l'Age de Bronze s'est effondré.

Le pollen : un témoin fiable des temps passés

Des grains de pollen ont été prélevés dans les sédiments du fond du lac de Tibériade et de la rive ouest de la Mer Morte et analysés grâce à une technologie de très haute résolution. Ces éléments on également pu être situés dans le temps (entre 1250 et 1100 avant J.) grâce a une datation au carbone 14.

L'étude menée a rassemblé une combinaison unique d'analyses technologique, archéologique et historique afin d'obtenir la vision la plus complète jusqu'à ce jour de ce désastre environnemental.


Afin de déterminer les changements climatiques de cette période, les chercheurs ont extrait plus de 18 mètres de sédiment boueux du centre du Lac de Tibériade dans le nord d'Israël.

Les foreuses sont passées au travers de plus de 300 mètres de fond et près de 20 mètres de sédiments, retrouvant des traces datant des derniers 9.000 ans. A Wadi Zeelim, dans le sud du désert de Judée, sur les rivages ouest de la Mer Morte, les chercheurs ont extrait manuellement 8 blocs de sédiments, chacun faisant 50 cm de long. Dans chacun de ces prélèvements, le pollen conservé au cours des années dans la terre a pu être retrouvé et analysé.

"Le pollen est le matériel organique le plus résistant dans la nature, explique Dafna Langgut, qui a réalisé l'échantillonnage. Ses particules nous parlent de la végétation qui croissait près des lacs dans le passé et donc témoignent des conditions climatiques qui y régnaient."

Les résultats ont montré une diminution sévère de la population de chênes, pins et caroubiers dans la fin de l'Age de Bronze en Méditerranée et un déclin similaire dans la culture locale d'oliviers, ce que les experts interprètent comme une conséquence de périodes de sécheresses répétées. Celles-ci étaient souvent suivies d'hivers particulièrement froids, causant famine et déplacement de populations du nord vers le sud.

Les études récentes des grains de pollen conduits par des experts en Anatolie du Sud, à Chypre, le long de la côte nord de la Syrie et dans le delta du Nil ont donné des résultats similaires, indiquant que la crise a été régionale. Après la dévastation est venue une période de rétablissement, donnant naissance aux royaumes des temps bibliques, incluant la Judée et l'Ancien Israël.

Source: Bulletins-Electroniques