Parachat 'Hayei Sarah
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Un escargot transformé en pile électrique

Israël Technologies

Récemment des chercheurs israéliens ont réussi à implanter un dispositif d'électrode biocatalytique dans un escargot, le transformant en une pile à combustible. Deux électrodes, revêtues de deux enzymes différentes (que l'on trouve normalement dans l'hémolymphe de l'escargot, l'équivalent du sang chez les arthropodes), ont été introduites dans le corpus des escargots. 

L'une des enzymes décompose le glucose (le carburant), perdant des électrons dans le processus, l'autre électrode recueille les électrons, et les transmet à des ions positifs dans l'hémolymphe. Cette pile à combustible à base d'escargot était en mesure de produire quelques microwatts de puissance (les calculatrices à cellules solaires fonctionnent avec une puissance de l'ordre du microwatt) et d'atteindre une tension de 0,53 volts. 

Ces dernières années de nombreux chercheurs en médecine et bio-ingénieurs ont montré un intérêt croissant pour la récolte de cette énergie bioelectrique afin d'alimenter d'autres appareils bioélectroniques implantés ou annexés à des corps vivants (humains ou non).

Il y a déjà eu quelques tentatives de "récolter" l'énergie provenant d'organismes vivants mais, selon ces chercheurs, ce résultat d'implantation et d'extraction à partir d'un petit invertébré vivant "est encore plus difficile et n'avait pas encore été atteint à ce jour.


L'abstract de l'article [1] précise que "l'escargot électrifié, en tant que dispositif biotechnologique vivant, a été en mesure de régénérer le glucose consommé par les électrodes biocatalytiques, grâce a une alimentation appropriée et de la relaxation, puis de produire une nouvelle 'portion' d'énergie électrique. 

L'escargot avec une cellule de biocarburant implantée sera en mesure de fonctionner dans un environnement naturel, produisant un micro-courant électrique durable pour l'alimentation de différents dispositifs bio-électroniques."

Cette recherche est une collaboration entre des chercheurs du Départment de Chimie et de Sciences Biomoléculaires de l'Université Clarkson, à Potsdam, New York, et le Département d'Ingénierie Biotechnologique Avram and Stella Goldstein-Goren et l'Institut de Nanotechnologie Ilse Katz, à l'Université Ben-Gourion du Néguev, Beer-Sheva, Israël.

Sources: BE