Chiourim.org

Les situations les plus anodines de la vie quotidienne

Paracha Pin'has


Que devons-nous apprendre, aujourd'hui, de l’acte exceptionnel de Pinhas? Comment traduire cela depuis les situations les plus anodines de la vie quotidienne, jusqu’aux actions les plus héroïques lors d’événements extraordinaires? L’être humain s’inscrit à la fin d’une longue et prodigieuse liste de créations. Le commencement se situe dans le néant. Puis s’enchaînent le minéral, le végétal et l’animal. L’homme bénéficie des attributs spécifiques de chacun de ces états. Mais avec un élément supplémentaire qui le rend unique! Sa conscience d’exister lui permet de s’extraire du carcan qui le constitue. Les lettres du mot «homme/Adam» permettent de former le mot «beaucoup/Meod». Il se trouve l’idée des possibilités de dépassement de sa propre condition.

Tout au long de l’histoire de l’humanité certains courants de pensée ont poussé ces possibilités d’aller toujours plus de l’avant jusqu’à des formes exagérées d’ascèse. D’autres, au contraire, ont favorisé toutes les formes de luxures et de licences. Sur le long terme, cela a provoqué des réactions allant à l’extrême opposé des idéaux initiaux.

Lire la suite : Les situations les plus anodines de la vie quotidienne

 

L'aspect voilé et caché du monde

Paracha Matot


La plupart des éléments constitutifs du monde renferment un aspect dévoilé et un autre caché. Cela correspond à la Torah écrite et à la Torah orale. En apparence, la Torah écrite semble compréhensible par tout le monde. La Torah orale, par définition, est transmise de bouche à oreille. Elle est constituée de secrets qu’il n’est pas donné de diffuser. (Bien qu’en vérité tant la Torah écrite qu’orale contiennent des notions dévoilées ou cachées.) 

Ces deux aspects sont relatifs à l’accomplissement de la Torah et au principe du repentir. Ce sont deux formes de compréhension, l’une plus élevée que l’autre. C’est ce que nous disons (Chemot 34,6) «Hachem, Hachem, tout puissant, clément, miséricordieux, tardif à la colère, plein de bienveillance et d'équité, etc.». Nos Sages ZL nous expliquent (R.H. 17:) «Je suis Hachem, avant la faute, et Je suis Hachem après la faute». Hachem représente l’attribut de bonté et de compassion. 

Lire la suite : L'aspect voilé et caché du monde

 

Notre barrière de protection

Paracha Devarim


La propension à la critique favorise l’élévation d’une barricade derrière laquelle l’individu veut se protéger. Elle maintient une distance face à l’autre. Si celui-ci se rapproche davantage, monter sur la barricade constitue un moyen de défense supplémentaire. Cela transformera la critique en reproche. Dans le but de maintenir une distance, pour protéger son intégrité, l’accent sera mis sur les défauts de l’autre. Ainsi sera évitée une remise en cause personnelle. L’étape suivante de protection sera le passage du reproche à la réprimande, puis de celle-ci à la remontrance.

S’adonner à la critique représente un phénomène des plus répandus dans nos sociétés. (La plupart des médias s’en servent comme leur «fonds de commerce».) Elle touche tous les domaines. Elle s’immisce dans nos pensées, où tout finit par passer au travers du prisme de la critique. On s’en prend, au-delà des actes, également insidieusement à la personne elle-même. 

L’avantage principal consiste à nous dégager de nos propres responsabilités. Tout repose en dernier ressort sur l’autre, personne ou objet. Eux se trompent, ils ne sont pas conformes aux attentes, ils sortent de l’acceptable et des conventions, etc. Cela permet de maintenir un espace dissimulé pour ne pas être trop impliqué. Et surtout continuer à vaquer comme bon lui semble. 

Lire la suite : Notre barrière de protection

   

« Dès le début du mois de Av, nous diminuons la joie »

Halakhot du 9 av


La destiné d’Israël pendant le mois de Av
Même si quelques règles de deuil sont déjà en vigueur pendant la période de Ben Ha-Métsarim (les 3 semaines entre le 17 Tamouz et le 9 Av), comme nous l’avons expliqué dans des précédentes Halachot, malgré tout, dès le début du mois de Av - et cela, jusqu’au 10 Av - des règles supplémentaire entrent en vigueur, puisque c’est le mois dans lequel est survenue la destruction des 2 Baté Mikdach (les 2 Temples de Jérusalem à 2 époques différentes).

Nos maîtres nous enseignent que ces jours-là sont des jours de malheur pour Israël, et leur destin ne leur est pas favorable. Ces jours sont voués au malheur.
Voici les termes de la Guémara Ta’anit (26b) à ce sujet :

Lire la suite : « Dès le début du mois de Av, nous diminuons la joie »

 

Éternelles Supplications

Paracha Va'et'hanan


Moshe Rabenou a beaucoup insisté pour pouvoir venir dans le pays d’Israël. Il voulait attirer le principe de la mémoire sur tout Israël. Car l’essentiel du concept de mémoire se situe dans le pays d’Israël, là où se trouve le Saint Sanctuaire. Pour cela «il a supplié/Vaethanan» (Devarim 3,23). Il a invoqué, en les associant, les Noms: Hachem et l’Éternel. L’un représente l’attribut de miséricorde et l’autre celui de rigueur. Cela correspond à la plénitude de la mémoire dans le monde à venir. Ces notions opposées et contradictoires, dans le monde où nous sommes, le monde de la séparation, avec toutes les limites le caractérisant, nous rend impossibles de les concevoir dans leur Unicité. Comme elles existent dans les mondes supérieurs. Cela est possible seulement au moyen de la Emounah/croyance. En poursuivant sa plaidoirie, il précise qu’en tant que Son serviteur fidèle, Il l’a rendu témoin, pour faire connaître «Sa grandeur et la force de Son bras», présents dans toutes les choses dans ce monde.

Lire la suite : Éternelles Supplications

   

Page 19 de 190