Chiourim.org

L'assimilation

Paracha Bo


Pendant que les enfants d'Israël célébraient le Sédér en Egypte, le premier Sédér de l'histoire, l'Eternel envoya la dixième plaie sur l'Egypte. Le quatorzième jour du mois de Nissan, chaque famille devait abattre rituellement un agneau et asperger de son sang les deux montants et le linteau des maisons. L’agneau était consommé cette nuit même, rôti au feu, accompagné de Matzoth et d'herbes amères, la ceinture aux reins, les chaussures aux pieds, le bâton à la main.

Jusqu'à ce moment là, les enfants d'Israël étaient passifs, subissant amèrement l'esclavage et assistant en spectateurs aux plaies d'Egypte. A présent l'Eternel attend d'eux un geste de courage : affirmer leur identité face aux égyptiens en mettent le sang de l’agneau, l’une des divinités d’Egypte, sur les montants des portes de leurs maisons.

Engloutis dans les ténèbres
Pendant que les enfants d'Israël mettaient de côté les os entiers, restes de l'agneau pascal, se produisit une grande clameur en Egypte. Il était minuit. De chaque maison retentissaient des cris et des pleurs, il n'y avait point de maison qui n'abritât pas un mort. C'était la dixième plaie annoncée au Pharaon, la plus terrible : la mort des premiers nés. Le Pharaon se décida enfin à laisser partir les Hébreux.

Les étrangers vivant en Egypte furent aussi touchés par la dixième plaie. Pourquoi les étrangers ? Quel étaient leurs crimes ? Rachi nous dit qu’ils étaient témoins du malheur d'Israël et ils n'ont pas compati.

Lire la suite : L'assimilation

 

Matériel et spirituel

Paracha Tzav


Le feu de l'autel brûlera en lui... (Vaykra 6-2 Début de notre Parasha)

Le Admour Rabbi Its’hak Meïr de GOUR commente encore ce verset.
Il fait remarquer qu’il n’était apparemment pas nécessaire d’ajouter les termes « en lui ». Il était suffisant de dire « le feu de l'autel brûlera »
Il explique qu’il s’agit ici du Cohen que la Torah enjoint d’accomplir son service divin avec engouement, de façon « enflammée ».

Lire la suite : Matériel et spirituel

 

Pourquoi dans une telle contrée la Torah nous a-t-elle été donnée?

Paracha Bamidbar


Dans notre imagination, le désert évoque d’immenses étendues arides et sablonneuses, vide de tout repère à l’infini. Comme il s’agit d’un lieu inhabitable, il devient un endroit de passage seulement par nécessité. Pourquoi précisément dans une telle contrée la Torah nous a-t-elle été donnée? En quoi était-il si important de nous faire savoir, avec insistance, là où les enfants d’Israël ont reçu la Torah: dans un désert – le premier mot de notre Paracha! Nous devons comprendre que le monde tout entier, sans la Torah, doit être considéré comme étant à l’abandon, comme un désert. Lieu sans limites ni propriétaire, où chacun pourrait dominer son prochain. Car en vérité, aussi bien pour le particulier ou la collectivité, tant que leur conduite n’est pas dictée par des règles précises et convenables, toute société humaine doit être considérée comme se trouvant dans la situation d’avant l’acceptation de la Torah, et de l’accomplissement des commandements.

Lire la suite : Pourquoi dans une telle contrée la Torah nous a-t-elle été donnée?

   

La puissance incroyable de la parole

Paracha Nasso


La parole possède une puissance extraordinaire. Nous l’apprenons du commandement relatif aux vœux. Dès que nos lèvres expriment quelque chose, il nous incombe de réaliser ce qui est sorti de notre bouche. Ce sujet des vœux renferme des notions prodigieuses.

Nous lisons dans notre Paracha: «si un homme ou une femme fait expressément vœu d'être abstème (qui ne boit pas de vin), voulant s'abstenir en l'honneur de l'Éternel». De là nous constatons la grandeur de l’homme. Il possède le libre arbitre et la liberté de penser. Il peut avec la force de sa bouche s’imposer à lui-même de nouveaux commandements, qui ne lui avaient pas été ordonnés. Par exemple, lorsqu’il s’interdit par sa parole une chose autorisée. Alors immédiatement, cette chose devient pour lui un interdit de la Torah! Cela doit être considéré comme prodigieux. Car en vérité, à sa racine, cette chose ne renferme aucun interdit. Malgré tout, dès que sa bouche formule un interdit, même sans mentionner le Nom de Hachem, cela devient pour lui aussitôt un grave interdit selon la Torah.

Lire la suite : La puissance incroyable de la parole

 

Pourquoi l’homme a l’entière liberté de se tromper lui-même?

Paracha Shla'h lekha


En quoi suis-je aujourd’hui personnellement concerné par le récit d’un événement qui s’est déroulé il y a plus de trois millénaires? Notre Paracha interroge: pourquoi est-il donné à l’homme l’entière liberté de se tromper lui-même? Cela concerne aussi bien nos actes, les plus importants ou les plus insignifiants, ou nos pensées. Voilà encore un exemple de la sublime pédagogie de notre Torah. Celle-ci s’adresse à chacun en particulier. Le comportement de la société ne peut lui servir d’excuse ou de justification pour l’absoudre de sa propre responsabilité. L’homme peut être induit en erreur, mais en dernier ressort il restera toujours responsable. Car il est impossible de supprimer ses capacités d’opposition ou de résistance, sans son consentement. La meilleure des bonnes intentions ne pourra jamais justifier le manque de préparation et d’examen en vue d’accomplir ce qui est attendu de nous. L’énigme insoluble du libre arbitre!

Lire la suite : Pourquoi l’homme a l’entière liberté de se tromper lui-même?

   

Page 30 de 222