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Arriver en Terre Sainte et le transgresser ici m’est impossible !

Contes Juifs

« Papa et maman avaient embarqué le 16 août pour Erets Israël. Ils étaient censés débarquer à ’Haïfa le mercredi 30 août. Il avait été prévu qu’ils logeraient pendant quelques jours chez le Rav Alfa et son épouse à ‘Haïfa.

En cours de route, le capitaine reçut l’ordre de changer de cap dans le cas où les eaux de la Méditerranée auraient été minées, la guerre étant imminente. Au lieu d’arriver le mercredi comme prévu, le bateau atteignit ’Haïfa le vendredi 1er septembre une heure avant le coucher du soleil.

Quelques heures auparavant, la Seconde Guerre mondiale avait éclaté avec l’invasion de la Pologne par les allemands.
Des haut-parleurs ordonnèrent aux voyageurs de débarquer immédiatement. Les bagages de soute allaient être déchargés sur le quai, les passagers devaient les enlever le plus rapidement possible. C’était la panique !

Papa et maman étaient très inquiets. Comment pouvaient – ils s’occuper de leurs bagages alors qu’ils avaient tout juste le temps de quitter le port et d’arriver chez Rav Alfa pour l’entrée du Chabbath?
Papa s’empara de la valise qui contenait son « Séfer Torah », son « Talith » et ses « Téfilines » et maman emporta uniquement son sac à main.

Ils se frayèrent un chemin sur le quai et demandèrent à parler au commandant de la douane. Un fonctionnaire anglais de haute taille écouta l’explication de papa:

- « Je n’ai jamais transgressé le Chabbath de ma vie. Arriver en Terre Sainte et le transgresser ici m’est impossible ! »
Des larmes inondaient le visage de papa. Le douanier lui répondit sèchement :

- « Monsieur le Rabbin, la guerre a éclaté. Vous devez en tenir compte. »

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A Pessah, tu t'ennuies toi ? Pas moi!

Paracha Metzora

Pessah' est la fête de la liberté. Ça doit donc être joyeux, puisqu'enfin nous retrouvons notre pleine liberté. Cette liberté peut être soit de ne pas en jouir en restant à la merci de ses habitudes ou, au contraire, d'en jouir pleinement chacun à sa façon. Pour les uns, le non-faire prédominera ; pour les autres le faire absolu prendra le pas.

Que l'on choisisse la première ou la seconde proposition, c'est la joie qui devra prédominer. En effet, on fête ce moment que l'on attend tous dans notre existence, mais que l'on atteint rarement. Être joyeux peut signifier se réjouir d'un événement heureux, ou bien profiter d'un événement heureux pour être joyeux.

A Pessah' trop souvent on est serein, un peu guindé, mais pas débordant de satisfaction. Bien évidemment, cette façon de voir ne concerne pas les initiés en matière de judaïsme. Mais ces initiés sont aujourd'hui tellement peu nombreux que, pour une fois, je préfère m'adresser aux autres, à ceux qui aiment la fête, qui aiment la famille, qui aiment les réunions familiales, amicales... Ceux-là aussi doivent trouver leur bonheur, il le faut.

Sans eux, une bonne partie du monde juif risque de s'évanouir pour ne laisser place, d'une part, qu'aux juifs très pratiquants et, d'autre part, à ceux qui auront tout renié pour jouir d'une liberté totalement contraire à celle que revendique la Torah.

Avant d'aller plus avant dans la résolution de ce genre de comportement, voyons un peu pourquoi nous fêtons Pessah'.

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Ascension permanente vers l'infini

Paracha Be'houkotaï

Chaque juif, depuis sa plus tendre enfance, devrait progresser, évoluer de telle sorte que son élévation se fasse continuellement, sans relâche.Malheureusement, les épreuves de l'existence font que la persévérance se fait trop souvent fluctuante. Mais commençons dès le début.

A l'état de fœtus, et même avant la conception de l'enfant, les parents devraient se préparer non seulement spirituellement, mais également psychologiquement, à donner naissance à un nourrisson pour que son inconscient ne soit pas dores et déjà empli de mauvaises informations.

Nous savons tous que la période de gestation est particulièrement importante pour le fœtus qui enregistre toutes les informations du vécu des parents dans leurs différentes phases de vie commune.

Aussi, si l'on prend soin dès ce moment du bien être de l'enfant, il pourra effectivement évoluer paisiblement et dans de bonnes conditions. C'est pourquoi la loi prévoit qu'avant de s'unir à son épouse le futur papa a pour devoir de se livrer à une étude intensive pour sanctifier sa relation avec la future maman.

Auquel cas, l'union conjugale devient saine et sainte. Sachons tout de même que, selon Ha Rambam, tout ce qui peut permettre au couple de se livrer au bonheur mutuel est autorisé, sans se comporter de façon bestiale.

Ainsi, ce fœtus commence déjà à percevoir le lien indélébile qui unit ses parents qu'il ne connaîtra qu'à partir de la naissance. Ce patrimoine génétique va permettre au fœtus de faire grandir son futur inconscient, en sorte qu'il ne soit sujet à aucune épreuve psychologique à venir.

Permettez-moi d'insister sur ce point majeur, car trop d'enfants pré-adolescents voient plutôt de façon incompréhensible, sont agités, belliqueux, nerveux et non maîtrisables.

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Chavouoth: Cette fête aux règles si mal connues

Chavouot

Rappelons-nous que sept semaines séparent Pessah' de Chavouoth. Nous savons que cet espace temps entre ces deux fêtes est appelé Omer car les jours et les semaines sont comptés
journellement jusqu'à l'aboutissement : Chavouoth.

La date hébraïque de cette fête est : le 6 et le 7 sivan en diaspora. Cette fête porte différents

1 – H'ag hachavouoth se référant au mot « semaines »

2 – puis H'ag Matantorah : promulgation de la Torah par D ieu

3 – H'ag hakatsir : la fête de la moisson

4 – H'ag habikourim : la fête des prémices.

Bien évidemment, à l 'occasion de cette fête, l'étude de la Torah va occuper la place principale durant ces deux jours. Selon un principe religieux, on dira moitié pour D ieu – moitié pour nous.Qu'est-ce que ce principe ?

Exactement ce qu'il signifie au mot près. De quelle moitié parle-t-on ?Il s'agit encore du temps. La moitié du temps sera pour D ieu et l'autre sera pour nous : toujours incompréhensible !

Ce qu'il faut comprendre c'est que l'on doit être capable de diviser son temps en deux. Comment ? Si l'on compte le temps que l'on passe à table pendant cette fête, on peut dire qu'on y est largement pour moitié. Le reste étant pour D ieu, donc pour l'étude de la Torah.

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Le Veau d’Or, jusqu'à quand ?!

Paracha Ki Tissa


Notre Parasha a pour sujet central, l’épisode peu glorieux de la faute du Veau d’Or.

Cette faute représente pour le peuple d’Israël, la raison première pour laquelle il traverse toutes sortes de malheurs au fil des siècles.

En effet, lorsqu’ Hashem finit par accorder Son pardon à Israël, grâce à toutes les prières de Moshé Rabbenou, Il précise qu’à chaque fois qu’Il aura à infliger un châtiment à Israël pour ses fautes, il y aura dans ce châtiment, une part supplémentaire pour la faute du Veau d’Or.

Selon un principe, les enfants ne subissent de châtiment à cause de la faute des parents, que lorsqu’ils récidivent les fautes des parents.

Or, si nous subissons encore le châtiment pour la faute du Veau d’Or que nos ancêtres ont commis, c’est certainement que nous imitons leur comportement.

Pourtant, il s’agit ici de la faute de l’idolâtrie ! En quoi sommes nous restés idolâtres ?

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