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Aimer son prochain de tout coeur

Paracha Kedoshim

« Tu aimeras ton prochain comme toi-même » (Vayikra 19 : 18).

Pour Rabbi Akiva, il s’agit là de la règle la plus importante de la Torah. Et chacun se doit de se préoccuper du bien-être et des biens de son prochain comme de ses propres biens. Il est recommandé à tout un chacun d’honorer ses amis de même qu’il souhaite être respecté (Rambam Hilkhot Déot 6 : 3).

Dans le Sefer Hamitsvot, Rambam écrit notamment : « le 206éme commandement de la Torah est « d’aimer son prochain comme soi-même » et l’amour et la compassion pour les autres doit s’appliquer à tous les niveaux et dans toutes les circonstances. Nous nous devons de préparer à assurer pour l’autre ce que nous souhaitons pour nous-même.

Si tu n’aimes pas quelque chose, assure-toi que ton ami ne risque pas d’en souffrir… C’est cela que veut dire la Torah au travers du verset "Aime ton prochain…" ».

Une question se pose : Pourquoi la Torah ajoute-t-elle deux mots « Ani Hachem » « Je suis Dieu » à ce verset ?
Les commentateurs expliquent que, au travers de ces mots, la Torah implique que les deux commandements sont liés, car le Peuple Juif a pour mission particulière d’aimer Dieu et son prochain.

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La double expression

Paracha Haazinou


בס"ד

לרפואה שלמה של יוסף בן דוד

ושל חביבה בת גדה

LE PARDESS DU CHABAT # 106: HA'AZINOU


כי לא אלמן ישראל ויהודה מא.ל.ה.י.ו, Certes, Israel non plus que Yeouda n'est veuf de son Dieu (Yirm. 51:5).
PCHAT - REMEZ - DRACH - SOD - LA DOUBLE EXPRESSION
Commentaire du verset de la paracha selon le Pardess:
האזינו השמים ואדברה ותשמע הארץ אמרי פי, Ecoutez cieux, Je vais parler, et que la terre entende les paroles de Ma bouche (Dev. 32:1).
PCHAT

Moché s'est addressé symboliquement au ciel et à la terre afin d'écouter ses paroles et d'agir comme témoins (ci-dessus 31:28). Quel est le sens de cette métaphore? Ramban explique:
Selon le sens simple de l'interpretation, les paroles de Rabbi Avraham Even Ezra sont correctes1, car souvent, des versets scripturaux désignent métaphoriquement comme témoins toute chose qui existe et dure d'une manière permanente. Et similairement, il remarque, nous trouvons le verset (Micah 6:2): Écoutez, vous montagnes, le grief d'Hachem; Et nous trouvons ceci également concernant le rocher de Yeochoua, lequel il a désigné comme un témoin, comme il est écrit là-bas: Voici, cette pierre sera un témoin pour nous, car elle a entendue toutes les paroles d'Hachem qu'Il nous a parlé (Yeo. 24:27)2.

Élucidation: 1. Even Ezra cite (comme Rachi) plusieurs interpretations expliquant le sens du ciel et de la terre agissant comme témoins, mais déclare sa préférence pour cette explication: que le ciel et la terre sont éternels, et sont donc spécialement aptes de servir comme témoins loin dans le futur.
2. Even Ezra cite ces deux exemples pour contester apparement l'opinion du rav Saadia Gaon (lequel il cite), que Ecoutez cieux est adressé aux anges et et que la terre entende se réfère à l'humanité, dont les deux (par contraste au ciel et à la terre eux-mêmes) sont capables d'entendre litéralement quelque chose. Even Ezra, donc, montre qu'ailleurs ces expressions sont utilisées métamphoriquement pour désigner aussi des objets pleinement inanimés.

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Mettre des limites

Paracha Beha'alot'kha


Aaron, le grand prêtre n’a pas eu l’honneur de représenter la tribu des Lévi au cours de l’inauguration du Tabernacle.

Il en était blessé moralement, supposant être le seul responsable et liant cette mise à l’écart à son comportement pendant l’événement du veau d’or.

Certes D. a pardonné au peuple d’Israël mais peut être a-t-Il gardé contre Aaron un grief sans rémission. Le début du texte de cette sidra nous rassure.

Aaron a bien été pardonné puisque il est appelé à allumer le candélabre tous les jours et non une fois comme ses collègues, les chefs des tribus, qui n’ont eu ce privilège juste pour l’inauguration.

La fin de cette sidra semble très dure avec Myriam, la soeur de Moché et Aaron. Elle est frappée de lèpre parce qu’elle s’est permise de parler de Tsipora l’épouse de Moché, devant son frère Aaron.

Dans le livre de Dévarim ch.24 v.9 On nous recommande de nous « rappeler » cet épisode. Nahmanide fait compter cette Mitsva comme faisant partie des 613, au même titre d’autres souvenirs comme celui dans le décalogue au sujet du Chabbat ou celui qui est lié à la horde des amalécites. Il ne peut y avoir d’oubli.

On peut considérer que l’affaire de Myriam ressemble à une médisance donc un problème grave qu’il faut combattre. La Thora a déjà interdit de médire ou seulement de garder rancune.

Quelle faute a-t-elle pu commettre pour mériter la lèpre. Moché a dû prier pour elle pour qu’elle retrouve son état initial après sept jours d’isolement.

Pourtant Maimonide n’a pas voulu inclure cette Mitsva dans le compte des 613. Il en parlera longuement pour bien situer le discours de Myriam et la raison de la lèpre qu’elle a subie.

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Faire ce que l'on peut est ce qu'il y a de mieux à faire

Paracha Peqoudei

On peut constater que quatre lectures hebdomadaires traitent, sous tous ses angles, de la construction du Tabernacle avec tous les objets qui s'y rapportent, autant matériel qu'aux humains.

Dans cette péricope, il est principalement question de l'édification du Tabernacle par Moché Rabbénou et de tout ce qui l'accompagne pour cette œuvre gigantesque.

Le midrach rapporte que D ieu avait préalablement montré à Moché Rabbénou le Tabernacle Divin tout en haut dans les cieux et HaChem lui demandait de reproduire exactement le même sur terre.

Cette demande rendit -si l'on peut dire- Moché perplexe, disant à HaChem : « comment lui pouvait-il être possible d'imiter une œuvre divine ? »

HaChem lui répondit : « Fais de ton mieux et je parferai ton ouvrage ». C'est ainsi qu'après cette construction, HaChem s'installa dans cette résidence pour y demeurer.

A notre échelle, aujourd'hui, maintenant privés du Temple, nous n'avons que mitsvoth et lieux saints. Concernant les mitsvoth, pour une bonne part d'entre elles, on dit le plus souvent : « qui nous a sanctifiés par Ses commandements et nous a prescrit.... ».

C'est ainsi que nous remercions D ieu de nous avoir sanctifiés pour telle ou telle mitsvah. L'expression « par ses mitsvoth » permet une réflexion. En première lecture, qui s'avérera exacte, l'adjectif possessif « Ses » se rapporte à D ieu », ce qui permet d'admettre, aussi étonnant que cela puisse paraître, qu'HaChem aussi a des mitsvoth à accomplir.

Aussi, comment pouvons-nous nous référer à HaChem pour les mitsvoth que nous devons accomplir ? Serions-nous égaux à HaChem en accomplissant ces mitsvoth ?

En vérité, nous ne nous comparons bien évidemment pas à HaChem. Nous lui demandons seulement de parfaire ce que nous n'avons pas été capables, humainement parlant, de mettre en pratique à cause de nos faiblesses.

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Arriver en Terre Sainte et le transgresser ici m’est impossible !

Contes Juifs

« Papa et maman avaient embarqué le 16 août pour Erets Israël. Ils étaient censés débarquer à ’Haïfa le mercredi 30 août. Il avait été prévu qu’ils logeraient pendant quelques jours chez le Rav Alfa et son épouse à ‘Haïfa.

En cours de route, le capitaine reçut l’ordre de changer de cap dans le cas où les eaux de la Méditerranée auraient été minées, la guerre étant imminente. Au lieu d’arriver le mercredi comme prévu, le bateau atteignit ’Haïfa le vendredi 1er septembre une heure avant le coucher du soleil.

Quelques heures auparavant, la Seconde Guerre mondiale avait éclaté avec l’invasion de la Pologne par les allemands.
Des haut-parleurs ordonnèrent aux voyageurs de débarquer immédiatement. Les bagages de soute allaient être déchargés sur le quai, les passagers devaient les enlever le plus rapidement possible. C’était la panique !

Papa et maman étaient très inquiets. Comment pouvaient – ils s’occuper de leurs bagages alors qu’ils avaient tout juste le temps de quitter le port et d’arriver chez Rav Alfa pour l’entrée du Chabbath?
Papa s’empara de la valise qui contenait son « Séfer Torah », son « Talith » et ses « Téfilines » et maman emporta uniquement son sac à main.

Ils se frayèrent un chemin sur le quai et demandèrent à parler au commandant de la douane. Un fonctionnaire anglais de haute taille écouta l’explication de papa:

- « Je n’ai jamais transgressé le Chabbath de ma vie. Arriver en Terre Sainte et le transgresser ici m’est impossible ! »
Des larmes inondaient le visage de papa. Le douanier lui répondit sèchement :

- « Monsieur le Rabbin, la guerre a éclaté. Vous devez en tenir compte. »

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