Le gage d'Alliance

Paracha Pin'has

Il est écrit (Bamidbar 25,11-13) « Pinhas, fils d’Eleazar, fils d’Aharon le pontife, a détourné Ma Colère, etc., lui et sa postérité après lui posséderont, comme gage d’alliance, le sacerdoce à perpétuité ». Grâce à la rigueur de l’engagement de Pinhas, pour défendre la pureté des ‘relations’, il a mérité les privilèges de la Kehounah / prêtrise. Ils correspondent à la notion de miséricorde, d’amour, du désir, des approches positives vers Hachem, béni soit-Il. C’est le principe de Avraham, l’homme de bonté par excellence. Il est possible de mériter l’acquisition de ces vertus grâce à cette notion de ‘réparation de l’Alliance’. Il s’ensuit que le vrai Juste est appelé ‘Cohen’. Comme il est écrit (Malahi 2,7) « car les lèvres du Cohen doivent garder la connaissance, et l’on recherchera de sa bouche la Torah ». En se basant sur ce verset, nos Sages ZL ont expliqué (Moed Katan 17.) ‘si le Maître ressemble à un ange de Hachem, etc.’, la relation du lien et de l’unification de l’étudiant avec le Juste. Ce qui correspond aux liens des consonnes avec les voyelles.

Ainsi, Pinhas a mérité d’être le Prophète Eliyahou, une vie éternelle durant son existence ! Parce qu’il est monté dans les cieux, et il vit pour toujours. Il représente effectivement le contraire des associés de Korah. Ceux qui s’opposent à Moshe Rabenou. Ceux qui sont maintenus en

vie dans les tréfonds du schéol. Ils ont coupé le lien de leur vie avec la racine de l’existence. À cause de la querelle et de la discorde qu’ils ont provoquées contre le Juste. Pinhas, quant à lui, il a entièrement réalisé la volonté de Moshe Rabenou. Il a manifesté sa jalousie en vue de protéger l’Alliance. Jusqu’à mériter de recevoir la Kehounah, ce principe de la miséricorde de façon complète. Ce que doivent être les ‘envies’ positive. Ce sont toutes les bonnes Nefashot / âmes représentant l’essentiel d’une véritable existence. Au point où il a mérité de s’attacher lui-même parfaitement à la source de la vie. 

Tellement qu’il est maintenu en vie pour toujours. Parce qu’il est parvenu à s’attacher lui-même, avec un très puissant lien, à la source de la vie. Cette relation s’est manifestée avec une telle puissance qu’il a été jaloux ‘pour la jalousie de l’Éternel des Armées’. Son engagement pour accomplir la volonté de Moshe Rabenou a atteint le point où il était disposé à donner son Nefesh et à mourir pour cela. Ainsi, chez lui a cessé toute l’influence du venin du serpent. Elle provenait de la faute contre l’arbre de la connaissance du bien et du mal. Il a été tellement intègre dans ses convictions que grâce à lui s’opérera la résurrection des morts. Comme l’ont dit nos Sages ZL (fin Sotah) ‘la résurrection des morts vient grâce à Eliyahou, que sa mention soit pour le bien’. Car l’essentiel de ce que représente cette notion de résurrection des morts se rapporte à l’idée d’une vie éternelle. Il est possible de la mériter au moyen d’inclure les voyelles dans les consonnes. Grâce au lien et à l’attachement vers les vrais Justes. Ceux qui correspondent à Moshe Rabenou, ceux qui sont parvenus à complètement réparer l’Alliance. Tout ce qu’a mérité Pinhas, il est Eliyahou vivant. Aussi, il a mérité une véritable existence.

Principalement grâce à la Tefilah / la prière Pinhas s’est renforcé. Comme il est écrit (Ps. 106,30) « alors Pinhas se leva et concilia (le mot utilisé a la racine du mot Tefilah) ». Pinhas s’est surtout opposé fortement contre Bilaam le mécréant. Toutes les mauvaises actions proposées venaient des conseils de ce dernier (Bamidbar 31,16) « ne sont-elles pas à l’instigation de Bilaam ? » Dans sa recherche de conseils Balak s’est adressé à Bilaam, dont toute la force venait de sa bouche. Comme l’ont dit nos Sages ZL (Tanhouma Balak 3) ‘comme il a considéré que la force de Moshe Rabenou venait essentiellement de sa bouche, je vais moi aussi amener contre lui quelqu’un dont la force réside dans sa bouche !’ Comme il existe cette notion mentionnée des forces découlant des attentes positives, cela est également valable pour le contraire. 

Les forces des mauvais désirs provoquent des attentes négatives. Et si toute la force de Moshe Rabenou venait surtout de sa bouche, c’est parce qu’il a plus que tout le monde mérité de former les lettres de la Torah pour le bien. Il avait atteint le plus haut niveau envisageable dans la sainteté de l’Alliance, comme l’ont dit nos Sages ZL (Shabat 87.). C’est pourquoi il avait de telles aspirations positives. Il a fait des Nefashot / âmes, il a relevé et il a inscrit de bons aspects parmi toutes les lettres de notre sainte Torah. Jusqu’à parvenir à relier et à attacher toutes les lettres de la Torah seulement pour le bien. Il a mérité de pouvoir la transmettre à tout Israël, ce qu’aucun des Justes qui l’ont précédé n’a mérité de réaliser. Lui seul a pu accomplir cela grâce à son extraordinaire niveau de sainteté. Il a formé toutes les lettres de la Torah selon leur aspect des plus positifs. Jusqu’à ce que se forme et s’attache toute cette sainteté. De sorte à l’attirer et nous la transmettre pour qu’elle se maintienne pour toujours en notre faveur et pour nous donner du mérite.

Il est connu que la Torah existait déjà auparavant. Parce que la Torah a précédé le monde (Berechit Rabah 8,2). Mais, Hachem, béni soit-Il, n’a pas voulu la transmettre à des êtres humains, tant qu’il ne s’est pas trouvé un tel Juste qui soit capable de former et de créer, grâce à sa sainteté, des aspects positifs en faveur des inférieurs. Raison pour laquelle le monde était instable jusqu’à la venue de Moshe Rabenou, et qu’il reçoive la Torah. Il a mérité de la recevoir grâce à sa capacité de réunir et de rassembler les lettres de la Torah pour le bien, du fait de sa sainteté mentionnée.

Tout avait commencé avec notre Père Avraham. C’était un homme qui représente l’attribut de miséricorde. Il a atteint un niveau de sainteté dans l’Alliance des plus élevés. Grâce à cela, il a mérité la mansuétude, qui correspond aux attentes positives qui permettent de rapprocher des Nefashot / âmes. Ainsi, il a commencé à former et à dessiner des lettres de la Torah, et il l’a méritée. Comme il est écrit (Berechit 26,5) « en récompense de ce qu’Avraham a écouté Ma Voix et suivi Mon Observance, exécutant Mes Préceptes, Mes Lois et Mes Doctrines ». Et comme l’ont dit nos Sages ZL (Yoma 28:) ‘notre Père Avraham, qu’il soit en paix, a accompli la Torah, même Erouvei Tavchilin’. Mais, bien qu’il ait atteint ce niveau de sainteté, il n’a pas mérité de former pleinement la Torah pour pouvoir la transmettre aux inférieurs.

 Il en va de même pour Yitshak, Yaakov et les Tribus, etc. Tous ont été occupés avec ces réparations. Ils ont tous réalisé de grandes choses. Mais, ils n’ont pas accédé à la plénitude indispensable (Vayikra Rabah 2,10). Jusqu’à ce que vienne Moshe Rabenou. Il a atteint un niveau exceptionnel et extraordinaire dans la sainteté. Au point de mériter de telles positives attentes et saintes volontés. Parce que Moshe Rabenou s’est élevé jusqu’au stade de la Volonté dans les Volontés. Et il a mérité de disparaître là-bas, comme cela est écrit dans le saint Zohar. Il est parvenu à une telle plénitude qu’il a eu le privilège de nous transmettre la Torah. Elle se maintient pour toutes les générations grâce à lui. Il accomplit de grands prodiges et signes comme il n’en a jamais été vu ni entendu. Du fait qu’il mérita de former toutes les lettres de la Torah, selon l’extrême plénitude pour le bien. Assurément, il possédait la force nécessaire pour réaliser d’impressionnants miracles au moyen des expressions formulées par sa sainte bouche. Avec elle, il exprimait des paroles de sainteté. À tel point, qu’il a pu imposer sa volonté et conduire tout ce peuple, de sorte que l’eau de la mer s’est transformée en terre sèche ! Parce que le monde entier est gouverné selon les lettres de la Torah, selon notre capacité de les former. Ce qui correspond (Chaar Hakavanot) ‘dans Sa Bonté, Il renouvelle’. Et il n’y a de bien que la Torah (Avot 6,3).

Aussi, Balak a suivi le conseil de prendre contre eux Bilaam. Car lui aussi tirait sa force de sa bouche. Comme l’ont dit nos Sages ZL (Sifri fin Devarim). Il était, selon la notion des ‘écorces’ à l’opposé de Moshe Rabenou. De par sa grande impureté et sa sorcellerie, il parvenait à former des lettres selon le contraire. Parce que (Kohelet 7,14) « Il fait correspondre l’un par rapport à l’autre ». Raison pour laquelle Israël s’est trouvé effectivement en très grand danger. Comme il est écrit (Mihah 6,5) « Mon Peuple ! Rappelle-toi seulement ce que méditait contre toi Balak ». Mais Hachem, béni soit-Il, dans Sa grande Miséricorde a pris en pitié Israël. Il a donné la force, grâce aux fortes attentes positives de Moshe Rabenou et d’Israël, de se renforcer contre les vains mauvais désirs de Bilaam le mécréant. À tel point que ce dernier a dû déformer sa bouche, jusqu’à être contraint de former des lettres positives de bénédictions en faveur d’Israël. Cela se produit dans chaque génération. Ce sont tous les souffles venant exprimer de bonnes attentes ou le contraire, que nous en soyons protégés. Ce sont des notions très voilées, comme il ressort du verset (Kohelet 8,14) « il y a une vanité qui s’exerce sur la terre ». Mais, Hachem, béni soit-Il, se montre miséricordieux avec Son Peuple dans chaque génération. Et (Ps. 136,4) « Lui seul opère des merveilles, car Sa Bonté est éternelle ».

 Il nous est donné d’amplifier à chaque instant le souffle et les attentes dans la sainteté, tout ce qui se rapporte à la miséricorde. Ce qui s’oppose aux mauvais désirs, pour qu’ils ne se multiplient pas. Raison pour laquelle Hachem, béni soit-Il, nous a commandé de nous remémorer les actions de Bilaam. Comme il est mentionné (Mihah 6,5) « Mon Peuple, rappelle-toi donc ce qu’a prémédité Balak ». Pour que nous sachions que Hachem réalise pour nous, également maintenant, comme ce fut alors. Dans Sa Bonté et Son Amour plein de miséricorde, Il nous envoie chaque fois de vrais Justes qui possèdent la force, par leur sainteté, de renforcer de saints souffles. Ils forment des attentes positives à même de s’opposer aux envies des mauvaises tendances.

Chabat Chalom
Kupath Rabbi Meir Baal Haness
Elhanan