La première voiture de Formule 1 du Technion

Israël Technologies

Alors que la Formule 1 est très en vogue en Europe, Israël brille par son absence dans ce sport. Peut-être pas pour longtemps. Des étudiants de la faculté de mécanique du Technion - Israel Institute of Technology (Haïfa) se sont lancés dans la construction d'une voiture de Formule 1.

Le résultat est un bolide rouge flamboyant, d'une vitesse maximale de 170 km/h et pouvant atteindre les 100 km/h en 4 secondes, qui a été présenté pour la première fois lors de l'exposition de la Faculté de génie mécanique. Il parcourra les pistes de Vérone (Italie) à l'occasion de la compétition F-SAE de Formule 1 étudiante en septembre 2013.

Le projet commence il y a moins de 2 ans, lorsqu'Ahmed Omri, étudiant au Technion, décide de réaliser son rêve d'enfant : construire une voiture de course.

Il prépare donc une présentation et invite ses camarades à discuter du projet. A sa grande surprise, 80 étudiants sont venu l'écouter et une équipe de 25, hommes et femmes réunis, s'est formée. Des sous-groupes ont ensuite été créés, chacun s'attaquant à une partie du projet.
Le professeur Reuven Katz, directeur du parcours de design & manufacturing de la Faculté de génie mécanique, s'est porté volontaire pour trouver un laboratoire à l'équipe, dirigée par Ahmed Omri. La conception du bolide s'est avérée être un défi de haut niveau, sur deux plans :

- le plan technique, puisqu'il a fallu coordonner différentes tâches complexes comme le design du châssis, la conception du moteur, des pédales, etc. ;
- le plan du management et de la gestion, avec notamment une importante levée de fonds nécessaire pour mener ce projet à son terme. 400.000 $ ont finalement été récoltés.

Doris Pitilon, une étudiante en charge du financement et de la répartition des tâches au sein de l'équipe, explique qu'elle souhaitait participer à un projet concret et s'échapper de la théorie. De son côté, le professeur Pinhas Bar Yossef, doyen de la Faculté de génie mécanique, voit dans ce projet une façon de nouer un lien entre les différentes générations d'étudiants : "Même si le véhicule n'en est qu'à ses débuts, nous espérons que les futures promotions d'étudiants pourront le faire évoluer et l'améliorer".