Parachat Vayetse
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La joie de Sim’hatt Torah

Halakhot de Yom Tov

Nous sommes aujourd’hui la veille de la fête de Chémini ‘Atsérett qui est appelée en Erets Israël « Sim’hatt Torah ». En dehors d’Israël, c’est le 2ème jour de Chémini ‘Atsérett qui est appelé « Sim’hatt Torah », et nous allons expliquer quelques règles concernant ces jours.

Si l’on se trompe dans la ‘Amida de la fête, et qu’au lieu de dire « Yom Chémini ‘Hag ‘Atsérett » on a dit « Yom ‘Hag Ha-Soukkot Ha-Zé », on doit revenir au début de la bénédiction de « Ata Bé’hartanou ». Si l’on a terminé la ‘Amida, on devra la recommencée depuis le début.

Le jour de Sim’hatt Torah est un jour de grande joie pour Israël, car c’est ce jour où l’on achève la lecture de la Torah par la Paracha de Vé-Zott Ha-Béra’ha.


Par conséquent, on prie l’office de ‘Arvit du soir de la fête avec une belle mélodie, et après l’office de ‘Arvit, nous avons la tradition d’entourer 7 fois la Téva (les « 7 Hakafott ») où l’on aura posé un Séfer Torah. Nous renouvelons cet usage le jour de Sim’hatt Torah après les offices. On se réjouit par des chants et des louanges pour la joie de la Torah, par des danses et en « tapant dans les mains ». Même si l’on a apprit qu’il est interdit de danser ou de taper dans les mains les jours de fêtes et de Chabbat, malgré tout, nos maitres l’ont autorisé le jour de Sim’hatt Torah en l’honneur de la Torah. Mais il est strictement interdit d’utiliser de véritables instruments de musique comme un violon ou un tambourin. De même, il est interdit de remuer les « Rimonim » des Sifré Torah sur lesquels sont accrochés des clochettes.

Avant de procéder aux Hakafot (7 tours), on place un Séfer Torah sur la Téva, et une personne craignant Hachem restera à ses côtés et attrapera le Séfer Torah avec sa main durant tout le temps des Hakafot.

Pendant les danses autour de la Téva, où des gens saisissent des Sifré Torah dans les mains en dansant, il est interdit à quiconque (qui n’est ni malade, ni une personne âgée) de s’assoir, par respect pour le Séfer Torah.

Celui qui augmente sa réjouissance pour la joie de la Torah, en dansant et en tapant des mains, est digne de louanges. Lorsqu’il était jeune, notre maitre le Rav Ovadia YOSSEF z.ts. allait même jusqu’à retirer son « Frak » (longue redingote noire des Rabbanim) et dansait de toutes ses forces. Même lors de sa vieillesse, notre maitre le Rav z.ts.l chantait, se réjouissait et réjouissait l’assemblée présente par la joie de la Torah.
Le RAMBAM écrit (chap.8 des règles relatives au Loulav) que « la joie éprouvée lors de la réalisation d’une Mitsva, ainsi que l’amour envers Hachem, constituent un grand culte, toute personne qui se prive de cette joie mérite le châtiment. Celui qui s’honore lui-même et se prive volontairement de la joie d’une Mitsva, n’est qu’un fauteur et un fou. Tel est le sens du verset écrit par la Roi Salomon : « ne te couvre pas de gloire devant le Roi ». Celui qui rabaisse sa personne et son corps dans ces situations, est le plus grand et le plus respectable, il sert Hachem par amour. »

Le Midrach nous enseigne :
« Lorsque les porteurs de l’Arche d’Hachem marchaient … David dansait avec toute la force devant Hachem … » (Chémouel II 6-14)
Que signifie « avec toute la force » ? De toutes ses forces.
Que signifie « dansait » (en hébreu dans le texte « Mé’harker ») ? Il tapait des mains, la main droite tapait la main gauche et il disait : « Kiri Ram « (« mon maitre est haut »), en ayant la pensée de fortifier la droite qui symbolise la bonté d’Hachem, sur la gauche qui symbolise la rigueur d’Hachem, afin de fortifier la miséricorde sur la rigueur. C’est enseignement constitue une source à la joie de la Torah. (Ben Ich ‘Haï Paracha de Vézott Ha-Béra’ha).

Source: Halakha Yomit